VOYAGE A MARSEILLE 2

Publié le par maybruce

« Inutile alors de citer son nom, nous en inventerons bien un. »

« Bonne idée, allons répéter dehors pendant qu’il fait encore jour. »

Ils revinrent une demi-heure plus tard

« Mais enfin ma fille où étiez-vous, vous devez vous marier ne l’oubliez pas. »

« J’ai bien le temps. »

Gui de Beaulieu au bord de l’apoplexie ne dit rien.

« Simon et moi nous allons vous interpréter une chanson d’un troubadour inconnu. »

Le succés vint car le jeu d’un grande dextérité de la jeune fille mettait en valeur la voix de Simon.

« Alors Simon vous avez trouvé votre dame. » Plaisanta le Vicomte.

Gui de Beaulieu ne riait pas. Les fils du Vicomte trouvaient la donzelle bien délurée. Il se faisait tard, ils rejoignirent leurs chambres, Juetta ne pensait plus qu’a Simon.  

« Quand nous reverrons-nous Simon?; »

« Dans deux jours à Treignac, il y a aussi des garçons à marier. »

Le Vicomte s’entremit avec Gui de beaulieu.

« Voyez-vous votre fille nous pourrions la marier à un troubadour que nous pourrions évidemment anoblir. »

« Non mille fois non plutôt la mettre dans un couvent. »

Ils partirent des le lendemain, Juetta était contente de retrouver bientôt Simon, Gui de Beaulieu était très renfrogné. Ils arrivèrent bientôt en vue des importantes fortifications de Treignac et ils se rendirent au Château au centre de la ville.

« Ma fille, soit vous sortez mariée de cette ville, soit vous sortez religieuse. »

Elle ne répondit pas. Ils furent invités à la table du baron de Treignac. Le repas encore plus modeste qu’à ventadour et les fils n’étaient pas là. Ils n’eurent droit qu’à du cidre, de la soupe et des truites. Simon, et Jueta chantèrent et eurent un grand succès.

« Messire Gui, sachez que je le regrette » Dit le baron de Treignac mais aucun de mes fils ne s’y entend en musique. Simon possède des terres nous pourrions le former au métier des armes et le nommer chevalier ainsi il deviendrait mon vassal, je ne serais pas fâché de cette solution. »

Gui avala son cidre de travers, et Jueta vint lui porter l’estocade.

« J’ai trouvé mon mari. »

« Mais ou est-il?. »

« C’est Simon. »

« Mais il n’est pas noble. »

« Ne peut-il pas le devenir?. »

« Non, mille fois non vous êtes enfermé en attendant que le fils du baron de Treignac reviennent , mes deux sergents seront devant la porte."

Jueta avait prévu la réaction de son père et avait décidé de s’enfuir par la fenêtre à l’aide d’une corde placée sous le lit.  Vers minuit elle entendit le signal, le cri de la chouette et une petite pierre frappant la fenêtre, comme convenu Simon l’attendait avec deux chevaux.

Publié dans Recits

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