Voyage 3

Publié le par maybruce

Rosalla catastrophée vint voir Jean en ce joli mois de mai.

« Jean, je ne sais que faire, les parents de Peyre ne veulent pas entendre parler du mariage, pour eux ma tante est une sorcière, il ne doit plus me revoir, alors Peyre est partit faire la guerre dans le comté de Foix, ils l’ont menacé de le mettre à la porte s’il me revoyait. »

 « Et toi que souhaites-tu ? »

« Je veux le revoir. »

« Et lui que va-t-il faire? »

« Je ne sais pas, je ne sais pas où il se trouve. »

« Pars, va le rejoindre et pose lui la question. »

« Mais je vous ai dit que.. »

« Oui je sais, mais je pars avec toi et je sais comment le retrouver veux-tu venir?»

« Oh oui. »

« Nous partons demain au premier chant du coq, mais ne me demandes pas de quelle manière je vais le retrouver. »

Ils partirent le surlendemain, car Godefroy voulait aussi être du voyage et il voulait s’entraîner à l’épée avec Jean, Guillemette voulait aussi être du voyage ainsi que Mateo de passage à Marseille et en partance pour Montpellier.

« Prenez le bateau n’hésitez pas, il sera bien temps de prendre les chevaux quand nous ne pourrons pas faire autrement. »

« Voila dit Jean Peyre est en réserve de l’armée de Raimon VII, il est en mission prés du château de Montségur, nous allons le chercher puis nous repasserons par Toulouse, pour des affaires privées."

Ils empruntèrent le bateau, en longeant la côte de Marseille à Montpellier où ils achetèrent des chevaux, grâce à Mateo qui tenait à les accompagner. Il faisait chaud sur la route des corbières. Jean avait amené son épée qu’il avait caché, Godefroy avait insisté pour qu’ils prennent une arbalète.   

«  je ne dois plus combattre, alors pourquoi prendre des armes, mes armes sont maintenant la prémonition et l’intuition. »

« On ne sait jamais et si elles ne sont pas suffisantes. »

« Oui, un changement de destin n’est pas à exclure, puisque c’est toi le chef de l’expédition, nous ferons selon tes voeux. »

Jean retrouvait des cathares encore libres, mais ce n’était pas pour longtemps. Les gens semblaient inconscients.

 La route montait et ils apercevaient le château de Montségur au loin sur son impressionnant pic rocheux. ils aperçurent Peyre attablé à une table de taverne. Rosalla se précipita en courant à perdre haleine. 

Un homme grand et fort, riait fort en lançant des plaisanteries, il siffla quand il vit Rosala.

« Et dit donc petit gars pourquoi tu n’as pas amené ta femme, c’est pour cela que tu as l’air triste. »

A l’époque souvent les soldats se déplaçaient souvent avec leur famille, et ceci était surtout valable dans le sud.

« Venez prendre un pichet de vin, petit gars tu es dispensé d’entraînement aujourd’hui, vas rejoindre ta belle, je te prête ma maison. »

Puis se tournant vers Godefroy, Jean, Guillemette et Mateo.

« Quel bon vent vous amène. »

« Nous venons nous reprendre un de vos homme. »

« Quoi dit le chevalier Guimard de Montbris en avalant de travers. »

Puis il reprit

« A vous êtes des bouffons vous, la fille peut rester, bien sur, je ne peux redonner mes soldats, et qui va défendre les bonhommes ? »

Ils réfléchissaient.

« Et si nous restions à sa place? » Dit Godefroy 

Guillemette le fusilla du regard.

« Quel est ton nom? »

« Godefroy de Cee. »

« A le fameux Godefroy, un rude combattant, mais si c’était vrai ce que tu disais je t’occirais sur l’heure, il a tué beaucoup des nôtres. »  

« Oui, jamais de femmes, ni d’enfants. »

« Certes un vrai Chevalier honnête et courageux mais aussi très dangereux, mais ignores tu qu’il est mort en terre sainte? »

« Mais je peux vous donner, une grosse somme d’argent. » Dit Mateo

« Je la donne à l’église cathares l’heure, le vin, les filles quelques combats, je ne souhaite rien d’autre. » Dit Guimard.

« Et la rencontre avec Dieu qu’en fais-tu? »

« Qui es-tu? »

« Jean de Villebeaune. »

« Le templier, il se roula par terre de rire, mais vous êtes très drôle vous savez, jean le Templier est mort lui aussi en terre sainte, il y a longtemps, et il aurait plus de soixante dix ans. »

« Oui j’en ai bientôt soixante treize. »

« Toujours aussi drôle tu en parais à peine cinquante. »

« Si nous faisons un petit duel pour nous départager, si tu perds tu as la bourse de Mateo et nous ramenons Peyre, si tu gagnes tu as la bourse de Mateo et tu gardes Peyre. »

« Je serais toujours gagnant vous êtes de plus en plus en plus drôle, quelles sont tes armes? »

Publié dans Recits

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