VIETNAM 1

Publié le par maybruce

          

 

 

Liu Puang : Le père  ( Thomas le fils de jean P )

Si Tuan Ken : La mère (Juanita )

Liu Kan li : Le fis aîné : le Terrible ( Bernardo )

Liu Fu Luan : La fille aînée : L’impossible, la terrible ( Catherine )

Liu Kin : La fille cadette : La paresseuse (Martine )

Liu Fang : Le fils cadet : Le fourbe ( Emmanuel)

Song li : Le moine ( Jean )

Tuan Luin : le sage ( Raymond six de Toulouse )

Fen Huan thuang : Le tyran (Simon de montfort )

 

            La mère (Juanita) s’arrachait les cheveux

            « Qu’ai je fais pour avoir des enfants pareils. » . Elle ne disait pas « Qu’ai je fais au bon Dieu. » mais « Que mon Karma est mauvais. ». Son mari ne croyait pas au Karma car il n’était pas bouddhiste. Nous étions en 847 au nord du Vietnam, tout prés de la frontière actuelle du Yunnan, les frontières n’étaient pas les mêmes et la province était chinoise enfin de temps en temps au gré des guerres. La famille avait pourtant tout pour être heureux c’était de riches fermiers possédant cinquante buffles.

            Comme dans la chanson il y avait le fils aîné    Kan Li  ce qui voulait dire approximativement  trajet ou mouvement du feu, il  était violent querelleur et avait déjà passé plusieurs années de prison. Et puis il y avait la fille aînée et ce n’était pas mieux, absolument immariable malgré ses vingt trois printemps, irascible, mégère et ne supportant pas que quiconque la touche, les amants avaient fuis en moins de quinze jours. Le cadet ne relevait pas le niveau si l’on peut dire, il était voleur et menteur et lui aussi avait passé plusieurs années en prison. La cadette était douce en apparence  Kin : mouvement de l’eau, mais elle ne faisait rien, absolument rien malgré ses dix huit printemps.

            « Tiens dit le père j’ai une idée j’ai dix buffles a vendre pourquoi ne pas leur confier. »

            « Tu n’y pense pas, ils vont boire l’argent. » Répondit la mère

            « Il faudra bien qu’ils partent un jour, tu as vu leur âge. »

            « Oh mais quel Karma. »

Ravis de l’aventure  les enfants partirent pour la ville tout guillerets, les trois aînés marchaient en tête, la petite s’était aménagé une selle sur l’un des buffles le mot petite était impropre étant donnée qu’elle était aussi grande que ses trois aînés, de plus son teint pale aurait pu faire penser à une chinoise du Nord, la taille aussi. les mauvaises langues disaient que la mere avait eu un amant.

            A mi chemin ils firent une rencontre, un moine tout frêle était assis au bord du chemin, sa robe jaune était toute élimée. 

            «  Puis-je monter sur le dos d’un buffle? »

            « Tiens il faudra payer dit Kan Li . »

            « Débrouille toi «  Dit le deuxième garçon.

            Curieusement l’aînée des filles le pris immédiatement en sympathie

            « Bien sur viens avec nous. » et pour la première fois depuis des mois elle sourit.

            « A celui la il ne te fera pas grand mal, hein garçon manqué. » Dit l’aîné

            «  Je dirais plutôt une fausse couche répliqua le cadet

            « Taisez vous tous les deux ou je vous mets une gifle. »

            Il es vrai que Fang le moine faisait efféminé. Il est vrai également qu’il n’avait pas le goût physique des femmes mais il s’entendit d’emblée avec la Terrible , elle se sentait à l’aise avec lui.

            « Tiens voila qu’elle fait du charme à un homme elle qui n’aime pas les femmes, quelle calebasse ( Peut se traduire par quelle gourde)  »

            « Kan Li tais toi, je parle à qui je veux et lui connaît beaucoup de choses  et d’ailleurs d’où viens-tu ? »

            «  Je suis resté dix ans dans le monastère de Shaolin. »

            « Nous ne le  connaissons pas » Répliquèrent  ensemble les garçons.

Fang marchait et conversait avec plaisir avec la terrible, la cadette dormait sur le dos d’un buffle

            « Alors l’avorton, elle te plait notre soeur, tu seras bien le premier garçon. »

            En effet Fui Luan aimait bien ce drôle de moine tout dégingandé, pour la première fois elle pouvait parler d’elle, elle était aussi beaucoup plus calme  souriante et elle se laissait toucher, Fan remettait en place les méridiens. Sur le bord de la route se tenait un groupe de trois personnes. A leur stature longiligne ils reconnurent des chinois du Nord qui maîtrisaient bien le cantonais.

            « Et toi, tu veux jouer aux dés les buffles. »

            « Non les garçons ne l’écoutez pas, vous aller vous faire plumer. » C’était la cadette qui venait de se réveiller.

            « Toi la grande bouche ouverte comme pour gober les mouches (Actuellement  veux dire la grande gueule) viens te battre, si tu gagnes tu auras dix pièces, si tu perds tu donnes un buffles. »

            « N’acceptes pas dit Fan le moine ces animaux ne t’appartiennent pas. »

            « Vous êtes incapables de vous battre les fermiers rajouta l’agresseur. »

            « C’est un piège. » Dit fang

            Kan li connaissait un peu la boxe il se précipita sur l’agresseur qui s’appelait.  Chou.. »

            Chou se deplaçait comme un chat.

            « Boxe du chat typique des écoles de boxes du Nord ressemble à la boxe du tigre. » Dit Fang.                    

          «  Tu en connais des choses. »

            « Un peu »

            En tout le chat ne fit qu’un bouchée de sa proie, aînée appela son frère, sa soeur mais tien n’y fit, ils se retrouvèrent tous trois à terre.

            « J’ai le troupeau de buffles. » Dit chou en levant les bras au ciel. 

            « Tiens, si tu le jouais avec moi. » Dit Fang.

            « Mais je ne te connais pas. » Le « chat » se méfiait car si l’ »avorton » le provoquait c’est qu’il savait à quoi s’en tenir.

            « Ne te mêle pas de cela »  dit aîné cela doit rester entre hommes.

            «  Non cela doit rester entre guerriers » Répliqua sèchement Fang.

            « Celui-ci profite de son savoir pour dépouiller des abrutis comme vous, il doit trouver son maître. »

            Le combat s’engagea, fang expert en Kung fu wushu n’atteignait pas le chat, mais celui-ci ne l’atteignait pas non plus c’était le match nul. le combat n’était pas caractérisé par le violence , mais par la fluidité cela ressemblai au tai chi chuan actuel mais en accéléré.

            « Vas y  Fang , frappe le . » Dirent les garçons.

            «  Vas y Fang. »  Dirent les filles en écho.

Mais le match nul intégral se poursuivait entre deux experts en arts martiaux. mais plus qu’un expert Fang était un maître, durant une minute, il ne chercha plus atteindre  « le chat »  mais il bougeait comme s’il voulait l’hypnotiser durant encore de longues minutes, puis il poussa un cri en pointant  l’index et le majeur de la main droite vers le chat, celui-ci chuta et tomba endormi sur le sol.

Publié dans Recits

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