Vie de Marie 1

Publié le par maybruce

 

Nous étions le 26 Avril 1949, j’étais serveuse et j’habitais une petite chambre  cours Berriat, les tramways existaient à l’époque pour disparaître puis réapparaître à la fin du XX ème siècle. Je tenais une lettre dans ma main et j’étais intriguée, Bruce m’avait écrit , je ne l’avais pas revu depuis 1944 et il venait me rendre visite, comment avait-il  mon adresse, que voulait-il, je ne le connaissait  pas vraiment  et à l’époque je l’avais presque violé, je n’étais pas fière et je l’avais pas connu vraiment qui était-il ?. Soudain je sursautais il était derrière moi.

« je suis venue en voiture. Finalement j’étais consentant en 1944, vous n’avez rien à regretter »

« Mais comment ? »

« Oui je lis les pensées enfin quand je veux et si la personne est d’accord »

« Mais, je ne... »

« Si votre plus cher désir est que je vous pardonnes ou du moins je comprennes ce comportement inhabituel, sauter sur le premier venu à 17 ans »

« Et alors »

« Cela devait se faire ainsi et je devais vous rencontrer à nouveau et nous allons renouveler l’expérience avant le 1 er mai »

« Si je suis »

« Vous savez  très bien que vous êtes d’accord et  même que cela fait partie de vos plus chers désirs, de plus votre mari est mort ce n’était pas un accident mais un suicide »

« Mais »

« Vous n’y êtes pour rien, c’est à cause de l’inceste de votre père et »

« Le fait que »

« Le fait que vous avez eu du plaisir en  1944 indique que c’est à moi de vous délivrer et vous sortir de cette mauvaise passe »

« Mais je ne voudrais pas »

« En perdre un encore une fois mais faites moi confiance, je ne crois pas avoir peur du fusil de votre père. »

« Vous ne croyez pas mais vous avez un doute ?. »

« Bien vous faites des progrès, je ne sais pas si cela va marcher, je ne sais pas du tout;  au fait je vous ai apporté du café »

« Mais »

« Mais la concierge elle ne me verra pas, je serais transparent. »

Etrange homme en effet la concierge ne le remarqua pas et il montait en même temps que moi, il n’y avait ainsi qu’un seul bruit de pas.

Je ne savais pas si je devais me lancer dans l’aventure, j’étais méfiante il ne dit rien, apparemment il avait « débranché » par contre moi je captais, il fallait le  suivre.

Il me présenta son plan d’action.

« Nous allons aller en Bretagne  près de Carnac, puis nous allons fêter Beltaine le  1er Mai ; cette fête celtique consiste à faire passer des amoureux entre deux feux puis la nuit nous ferons l’amour et cette nuit nous éclairera pour le reste de notre vie, je te promets de grandes joies et des épreuves mais une progressions spirituelle certaine. »

« Je ne sais »

« Je reviendrais le 29 et nous partirons »

« Mais nous ne serons »

« Si nous serons en Bretagne le 30 au soir j ai prévu pour l’essence  et le moteur est un peu bricolé »

« Je ne sais pas quoi dire »

« Et bien ne dites rien, mais une fois dans la voiture me permettrez vous de vous tutoyer »

« Bien sûr je ne suis pas contre »

« Et le fait de me sauter dessus mais le trente c’est vous, toi, qui aura l’initiative puis il m’offrit quelques cadeaux ; une robe, des soutiens gorges, des chaussures »

« Dites on peut dire que vous avez l’œil »

« Si l’on veut, vous aviez légèrement moins de formes à l’époque »

« Mais c’est magique comment faites vous ? »

Pas de réponse nous avions conclu de nous revoir le 29 après midi.

Bruce avait acheté une traction 11 chevaux de 1938, il avait  enlevé le gazogène pour remettre de l’essence.

« J’espère que tu as pris  des jerricans, c’est loin la Bretagne et as-tu assez de bons de rationnement »

« Les tickets vont disparaître bientôt mais allons voir ton père »

« Non »

« Si tu auras un poids en moins »

Je lui tendis le revolver Beretta que j’avais dans la résistance.

« Tues le s’il te menace je te trouverais une planque dans le Vercors »

« Très touché, tu préfères l’amant à ton père »

« L’amant est mon libérateur »

Il me fit un premier baiser furtif mais je frissonnais de tous mes membres.

« Nous allons passer de bons moments ensemble, tu seras ma maîtresse et je serais ton maître spirituel »

« Si tu survis, je te suivrais où tu voudras »

« Tope la »

« Tu auras une vie mouvementée quoique passionnante »

Je détestais mon père, en plus d’avoir abusé de moi durant des années, c’était un des plus actifs agent de la Gestapo française ; le parfait collaborateur et tortionnaire zélé, je regrettais qu’il soit encore en vie »

Il captait de nouveau.

« Oh toi tu ne passeras pas directement par l’amour inconditionnel, tu devras te contenter de l’indifférence vis-à-vis de ton père »  

Je rentrais dans la maison suivit de Bruce.

« Bonjour Monsieur je vous demande la main de votre fille, enfin nous ne passerons pas devant Monsieur le curé mais ce sera tout comme, je précise que vous n’avez rien à dire, je demande juste votre bénédiction »

L’affreux, mon père devint tout rouge, il se précipita vers le fusil dans son atelier sur la cheminée, d’un geste Bruce me pris la main.

« Ne te retrouve pas en prison puis il dit en direction de mon père.

« Pas la peine c’est moi qui ai les cartouches, il ouvrit la main, tiens tire sur moi »

Il ramassa les cartouches mais elles tombèrent en poussière.

« Je n’ai jamais vu un sorcier pareil dit mon père. »

« Donc je suis inattaquable et je te demande ton autorisation. »

« Non »

« Je m’en passerais mais il peut t’arriver des ennuis. »

« Bon vous avez ma bénédiction mais partez avec votre sorcière, partez le plus loin possible »

Nous partîmes mais des questions brûlaient mes lèvres.

« Oh Marie, je ne suis pas fier de moi, je suis absolument incapable de faire de la magie noire. »

« Mais qui es-tu ?; »

« Avant j’étais un peu ton ange gardien mais j’ai été possédé par tes charmes. Soit totalement rassurée si tu m’as sautée dessus en 1944 c’était voulu. »

« Mais je croyais »

« Que c’était ton libre arbitre, tu ne l’as pas tout le temps. »    

 

Publié dans Vie de Marie

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