PETIT CŒUR 2

Publié le par maybruce

 

Le septième jour de notre mariage nous avons trouvé un peu de farine et une chèvre encore vivante car Jean nous indiquait la voie à chaque croix de chemin, heureusement car le petit Raimon aurait passé de vie à trépas. Le neuvième jour je le mis au sein et mon ventre s’était arrondi. J’étais épuisée et je terminais le chemin vers Castres dans une civière improvisée faite de deux branches et d’une couverture et tirée par le mulet. Peu avant Castres nous fûmes attaqués par une petite troupe armée de bâtons, ils furent mis en déroute par le plat de l’épée de Godefroy et le bâton ferré de Mateo quand à Peyre mon grand benêt il reçu un mauvais coup, je vins à sa rescousse.    

« Je me souviens, Jean me parle aussi dans mes rêves. »

« Pas trop tôt. » Dit Guillemette en riant

Un seul des hommes avait une épée, Godefroy le désarma promptement.

 « Mais qui t’a donné cette épée car visiblement tu ne sais pas t’en servir. »

« Ne me tue pas je vous dirais tout, et bien je l’ai trouvé à terre à coté il y avait un homme sans tête, puis un autre aux cheveux blancs avec un carreau d’arbalète dans le coeur. »

Quel horrible voyage, mais nous n’étions pas au bout de nos peines pour l’heure nous arrivâmes au pied des murailles de Castres, très contents, Mateo décida de nous reposer dans l’une des meilleures auberges de la ville. C’était une auberge pour des riches marchands. Si Jean n’était pas mort j’aurais sautée de joie, il y avait même des draps de lin et non quatre planches avec de la paille. De plus il se trouvait même une Balnea .  

L’aubergiste nous regardait avec un drôle d’air car nous faisions vraiment mendiants, Mateo sortit quelques Ducats en or ainsi que des sous melagoniens il se garda de montrer toute sa bourse de peur d'être victime d’un détrousseur. Nous mangeâmes de bon appétit, du filet de perche avec des poireaux ainsi que du vin blanc de cassis.   

Publié dans Recits

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article