Le livre de Bruce 6

Publié le par maybruce

Le livre de Bruce 6

 

Provence Août 1944

Ma mission consistait à trouver des « points de chute » pour les juifs étrangers. J’assistais à un étrange spectacle sur la place du marché de Salon de Provence. Des hommes voulaient tondre une femme. Mais il fallait que je la sauve.

En me plaçant sur un plan duel ces tontes me semblaient injustes s’il n’y avait qu’une histoire de désir et d’amour  inadapté;  s’il s’agissait d’histoires de trahison (dénonciations de juifs ou de résistants)  dans ce cas la prison était mieux.


« Non arrêtez vous faites erreur, Micheline n’est pas coupable, son amant Gilbert est alsacien et se retrouve dans le maquis en Limousin. »


La jeune fille me regardait effarée car elle ne me connaissait pas. Je voyais deux destins pour elle. Son patron le gros pharmacien du village l’avait dénoncé lui qui avait trahit bon nombre de juifs et de résistants. 

La fille serait tondue, puis licenciée avant qu’elle ne s’empoisonne car elle était préparatrice en pharmacie.

Le deuxième destin passait par moi,  je décidais d’intervenir.

« Attention, tu peux être empoisonnée toi aussi un jour » me dit Amanda

« Mais je serais empoisonné quand ?. »

« Pas avant quarante ans. »

« Alors je vais la sauver, je serais un vieux croûton alors. » 

La vie de Micheline se déroula alors sous mes yeux, elle retrouverai Gilbert, ils se marièrent, ils auraient deux enfants, un garçon et une fille et une petite maison en brique à Mulhouse. Gilbert serait agent dans les chemins de fer et Micheline lingère avant la prolifération des machines à laver. Vie affectivement et sexuellement satisfaisante pour les deux. Ils vivent encore.

Mais n’anticipons pas, il m’arrivait parfois de voir la vie des gens comme un cinéma intérieur.

Là il y avait deux destins possibles, cela arrive parfois.

« Mais qui es-tu toi » dit l’un des maquis.

« Je suis agent américain je me nomme, je sortis les papiers. Voilà Bruce Wallace. »

« Tiens je ne savais pas qu’il existait. » Dit l’un des maquisards

« Suivez-nous. »

« Vous allez me conduire à la gare. »

« C’est cela, ils entrèrent dans la forêt après dix kilomètres en voiture ils descendirent. »

« Mais Micheline veut rejoindre Gilbert. »

« Plus tard nous la conduirons à la gare. »

Ils arrivèrent près d’un mas et entrèrent. Une jeune fille blonde était là, ainsi qu’un autre homme.

Elle poussa un cri et parti, attention c’est Bruce Wallace.

« Mais je ne la connaît pas. » Dit Bruce

« Elle si, Renate c’est son nom est une prisonnière allemande faisant partie des services secrets, Hans va lui dire que Bruce ne veut pas la tuer. »   

« Je ne comprends pas. »

« Et si tous les espions américains et tous les services de renseignements du même pays nous les appelons « Bruce Wallace » alors nous «étions bien étonnés et nous croyions que tu étais un espion allemand.

Pour que Renate ne s’enfuit pas nous lui avons dit que si elle partait « Bruce Wallace » la tuerais. »

Hans l’autre prisonnier la tenait elle était terrorisée.

« Mais qui es-tu Bruce wallace. » dit Marcel le chef des maquisards

La jeune fille répondit  « Bruce wallace échappe à tous les pièges, comme un caméléon il change d’apparence et il parle toutes les langues c’est la bête noire des services secrets, il sauve les juifs avant que nous n’arrivions, il est terrible. »   

« Ne vous inquiétez pas dit Bruce, je ne vous tuerez pas mais vos anciens collègues si, au fait vous êtes bien traités ici ? »

 

Il savait la réponse, car la vie de la jeune fille déroulait sous ses yeux, mais nous y reviendrons plus tard.

«Cela va, mais j’ai peur du juif alcoolique. »

« C’est quoi cette histoire ?. »

« Hans ramène la, dis lui bien qu’elle ne craint rien. »

«  Et bien voilà dit Marcel, un jour elle s’est présentée comme un agent Russe mais nous savions par Constantin  qu’elle était un agent allemand, mais nous voulions savoir, les autres voulaient la faire passer à la « dame trente six » gégène trente six volts, mais j’avais une autre idée car j’avais remarqué qu’elle détestait les juifs et la saleté. »

« Alors »

« Alors, j’ai trouvé une cave, très sale, et je l’ai mise à poil. »

« Tu lui as enlevé les bas et les chaussures. »

« Oui, « je traduisais de Marseillais en Français » il y avait des rats, je te racontes pas au moins deux kilos. »

« Trois cents grammes. » Dit Bruce.

« Oui et tandis que ses orteils se recroquevillait sur les dix centimètres de poussière, je lui dis que c’était le repaire du juif alcoolique, il va venir demain il va te toucher et même plus, parle sinon..... »

«  Et alors. »

« Le juif était l’un d’entre nous, le nez passé au rouge à lèvre, une bouteille dans la poche avec un pardessus troué. »

« Quand il rentra, elle se jeta dans mes bras. »

« Non. »

« Petite, je veux bien te protéger mais tu vas tout me dire, bien entendu tu resteras avec nous. »

Amanda parlait

« Renate Wagner née en 1922 ses parents furent assassinés en 1935 par les nazis qu’ils lui firent croire que c’était des juifs. »

Bruce parlait tout haut.

« Elle fût fortement poussée à entrer dans les jeunesses hitlériennes et agent de renseignement de la Gestapo, il faut dire que Renate blonde aux yeux bleus correspondait aux canons raciaux, Renate  n’a  jamais aimé, elle est.fri  »

Amanda le coupa

« Frigide cela ne se dit pas. »

Puis elle continua pour Bruce.

« Elle va être libérée en 1945 et retournera chez sa tante, elle va alors suivre une évolution complètement différente, elle eût une grave dépression et fût envoyée en 1946 en maison de repos dans le midi de la France, elle retrouva Marcel qui lui « remonta les bretelles » quand elle lui dit qu ‘elle ne voulait plus vivre. »

« Fais moi confiance, je vais t’apprendre le plaisir. »

la confiance marcha, elle se transforma radicalement et eût des amants en plus de son mari Marcel.  

Marcel devint inspecteur de Police mais il fût mis à la circulation car il avait abusé de la gégène sur les prévenus, il conserva néanmoins son grade grâce à ses appuis dans la résistance. Il  mourut en 1980 et Renate cinq ans plus tard. Elle s’était mise à boire après la mort de son mari « le seul à qui elle avait pu faire confiance » mais il n’était plus là. 

Marcel rentra.

« J’ai appelé le Limousin, tu as dit vrai à propos de Gilbert. »

« Bon je vais conduire Micheline à la gare si tu n’y vois pas d’inconvénient. »

« Non, mais je n’ai plus beaucoup d’essence. »

« J’irais en chercher chez les américains. »

« Mais qui es tu dit Micheline, un ange ?. »

« Si tu veux, mais pas exactement. »

Le jeune Bruce était perplexe, il se demandait pourquoi se déroulait dans sa conscience l’avenir et le passé de certaines personnes ?. Alors que pour lui il ne connaissait pas son propre avenir, même pas dans les cinq minutes, même pas dans la minute qui allait suivre. Pouvait-il programmer faire en sorte que les événements se passent bien. Il se rendait compte qu’il avait certains pouvoirs mais que son libre arbitre était limité entouré et dirigé par trois forces. Il conduisait Micheline à la gare quand soudain la traction cahota et s’arrêta

« Je vais manquer le train. »

« Non ne t’inquiètes pas. »

« Attends une voiture arrive, je vais l’arrêter. »

« Non surtout pas. » Il entraîna la jeune fille rapidement

« Attention, couche toi vite. »

La rafale de mitraillette passa au dessus d’eux.

« Que se passe-t-il ?. »

« La Gestapo fuyons. »

« Ils vont revenir, fuyons. »

« Non, ils ne vont pas revenir. »

En effet quelques instants plus tard, ils entendirent un grand bruit.

« Il était seul et a lâché le volant pour tirer. »

« Ils veulent vraiment te tuer. »

« Ils veulent vraiment me tuer, mais s’il avait vu la ligne droite, il n’avait pas vu la trou dans la route »

Le conducteur de la voiture était tombé dans le ravin. Bruce s’approcha l’homme sorti un revolver.

« Attention n’y vas pas » Dit Micheline 

« Ne t’inquiètes pas. »

L’homme presque mourant lâcha son revolver qui commençait à chauffer, il était presque rouge quand il tomba à terre.

« Vas je ne hais point. » dit Bruce en Allemand. L’homme mourut

« Mais comment as tu fais ?. Dit Micheline

« Quoi »

« Mais le revolver ;»

« Le revolver, ah oui, je l’ai regardé tout simplement. »

« Tu peux faire cela, mais que peux-tu faire en regardant. »

« Et bien je ne sais pas trop. »

« Essaye, je suis curieuse de voir cela essaye de me toucher à distance. »

« Tu n’a pas peur ?. »

« Je te le dirais essaye, mais ne me brûle pas. »

« Non je vais. »

Micheline rit

« Pas les chatouilles non plus. »

Bruce s’amusait comme un fou, une tape sur l’épaule, une caresse, une pression plus ferme.

Micheline indiquait l’endroit et la manière .Bruce réussissait toujours. Il s’arrêta.

« Tiens, je vois que tu as de l’asthme. »

« Oui, c’est pour cela que je vis dans le sud de la France. »

Bruce fit pénétrer le regard en profondeur. 

« Mais que fais-tu ?, les poumons me brûlent. »

« Deux minutes reste tranquille. »

« Mais. »

« Voilà c’est fini. »

« Mais, je respire, mais qui es-tu ?. »

Bruce dirigea son regard, sur la bouche de la jeune femme.

« Mais. »

« Un ange n’embrasse pas. »

« Mais si. »

Bruce était content comme un enfant avec un nouveau jouet. Il se promettait d’utiliser le regard avec Nina quand il la reverrait.

« N’abuse pas de cela et suis mes instructions. » Dit Sophie la rigueur.

« Le pauvre petit. Il faut bien qu’il s’amuse. » Dit Clémence.

« Les pouvoirs sont uniquement au service d’une mission. »  Rajouta Amanda.

« Bon essaye de réparer la voiture rien qu’en les regardant. » Dit Micheline.

La traction démarra.

« Bizarre la voiture, mais j’ai manqué mon train. » 

« Ce n’est pas grave, je te conduis à Valence. »

« Mais le train est parti depuis une demie heure. »

« Allons y. »

« Que veux-tu comme musique. »

« Comment tu as un électrophone dans la voiture. »

« Non. »

« Mais, c’est quoi qui fait la musique. » Pensa Bruce.

« Un auto- radio » Répondit Amanda.

« C’est quoi. »

« Ce n’est pas encore inventé. » tourne le bouton.

« Tien j’attendrais ton retour, cela te conviens. »

« Je pensais à cela justement. »

Ils roulèrent rapidement.

« Dis donc, tu as mis un moteur d’avion. »

« Parfois. »

« Bizarre ta voiture, comme toi, si tu me l’avais demandé tu aurais pu faire de moi ce que tu voulais. »

« Mais tu aurais du remords et tu aurais moins de plaisir avec Gilbert. »

« Tu n’est pas très catholique pour un ange. » 

« Ce sont les catholiques qui ne sont pas des anges, quel mal y a t-il à se faire du bien, si ce n’est que pour le plaisir, pour des histoires de domination, du chantage, ou d’autres choses, le plaisir c’est tout. »

« Je retiendrais tes leçons mais tu n’arriveras pas à temps à Valence. »

« On tient le pari. »

« Que peut-on parier ? »

« Une nuit à l’hôtel, si tu n’arrives pas à temps, un baiser sinon. » 

Ils arrivèrent un quart d’heure en avance 

« Zut, mais je n’ai pas d’argent. » Dit micheline  

 « Mais moi j’en ai tiens. »

« Mais c’est beaucoup trop, combien y a t-il ? »

« Je ne sais pas un million au moins. »

« Mais comment vais je faire pour te le rendre ?. »

« Ce n’est pas la peine cela fait parti du plan Marshall. »

« Bon si ce n’est pas toi, j’accepte. »

Il l’embrassa à distance, puis lui caressa la jambe. »

 Micheline encore maintenant raconte sa rencontre avec l’ange au grand désespoir de Gilbert.

 « Et la Mémé, cela fait mille fois que tu la racontes, tu sais bien que ce n’est pas vrai ; les revolvers qui tournent au rouge rien qu’en les regardant. » 

« Mais si c’est vrai. »

« Mais, je te l’ai dit le million, tu l’as piqué au type de la Gestapo, l’Américain il t’a fait boire après. »

« Non »

« Mais ce n’est pas vrai, une traction qui va à plus de deux cent, surtout une onze chevaux. »

« Mais il avait mis un moteur d’avion. »

« Tu t’es envoyée en l’air tu veux dire, mais c’est pardonné car il t’a sauvée la vie quand même, et il t’a envoyée chez moi. C’était un grand résistant ce Bruce. »

« Mais tu l’as bien vu il y a dix ans. »

« C’était un homme ordinaire. »


Bruce retourna en ville et s’amusa de ses nouveaux pouvoirs

« Tiens le poliomyélite, il ira mieux dans un mois. »

Il remarqua une femme aigrie qui portait une bassine suivi de son mari. »

« Espèce d’imbécile. »

  Elle lâcha la lessive

« Espèce d’imbécile pourquoi tu m’as chatouillé. »

« Mais ce n’est pas moi. ».

Elle se retourna pour le gifler.

« Mais, tu boudes cela faisait cinq ans que cela n’était pas arrivé.

Impuissance et sciatique guérie. Bruce était content.

« Attention dit Sophie ces pouvoirs peuvent disparaître du jour au lendemain. »

« Non c’est drôle. Et cela aide les gens »

« Tu ne connais pas leur karma et de plus s’ils s’aperçoivent que c’est toi se sera grave pour toi. » Dit Sophie la rigueur.

« On peut toujours effacer un  karma  dit Amanda, mais si les leçons ne sont pas comprises, il reviendra. »

« Laissez donc ce petit tranquille, il n’a que dix huit ans après tout. » Dit Clémence.

Encore trop jeune pour devenir instructeur, mais sa mission l‘attendait c’était de sauver les juifs.

Publié dans Le livre de Bruce

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