Le livre de Bruce 5

Publié le par maybruce

 

 

Janvier 1944

Le Pape avait entendu une partie du message, mais les vœux du premier de l’an 1944 avaient été décevant alors je me dirigeais vers la Hongrie où j’allais parler directement aux évêques. La Hongrie l’un des derniers pays à avoir organisé les déportations massives de juifs et beaucoup furent sauvés en « changeant de religion » le comportement des religieux Hongrois fût exemplaire, les italiens aussi, les français dans une certaine mesure aussi, enfin c’était mélangé.

Avant tout chose j’avais l’intention de rendre visite à Nina pour lui trouver une cachette. Il faisait nuit, je roulais tranquillement quand brusquement la voiture tourna à droite sur une petite route.

« Que ferais- tu sans moi, il y a deux voitures derrière toi et devant toi à cinq cent mètres un camion avec deux mitrailleuses et un bazooka. »

« Mais »

«  Ne t’occupes de rien, je conduis » dit Amanda

Les voitures se rapprochaient. La région était montagneuse au nord de l’Italie.

« Mais nous allons aller dans le ravin. »

« Ne t’inquiètes pas, c’est le modèle automobile qui « tient le mieux la route » en Europe. 

« Mais l’essence »

« J’y veille, parfois je peux intervenir sur l’univers matériel, ceci grâce à toi d’ailleurs. »

Nous étions dans une légère ligne droite.

« Mais le compteur n’est pas assez gradué. »

« Un petit coup de pouce, la « Quinze » est rapide, mais quand même. »

« Nous allons aussi vite que la voiture des bandits. »

« Un peu plus. »

Actuellement encore, les bandits ont toujours des voitures plus rapides que les policiers.

J’arrivais rapidement devant la petite maison de Nina, elle était isolée dans la forêt, on voyait poindre une petite lumière dans la maison. Je fis le tour trois fois.

« Non, tu n’es plus suivi. » me dit Amanda, tu pourras dormir tranquille. 

Dans la maison ou plutôt la cabane de Nina il faisait très froid. Je lui avais ramené trois paires de chaussures italienne, une pour l’été, une pour l’hiver et une dernière pour l’automne. En ouvrant le coffre j’eu la surprise de trouver du bois.

« Tu en auras besoin, le poêle est vide, la valise de vêtements est au fond. »

Amanda pensait à tout.

Nina se jeta sur moi, comme sur une bouée de sauvetage.

« Attends faisons d’abord du feu et mangeons. »

J’avais ramené également quelques bouteilles d’Asti. Rapidement, il fit chaud dans la pièce

« Déshabillons nous Bruce j’ai chaud. ».

« Tu n’as pas assez connu de femmes dans tes vies. » Sophie la rigueur parlait.

Je ne l’écoutais pas.

« Tu sais tu vas perdre beaucoup  d’énergie. » elle continuait

« Et alors pourquoi vivre dans le monde, si ce n’est pour vivre comme tout le monde. »

« Ah ça tu n’avais qu’à pas prononcer les vœux de Bottitsava au XVI siècle. »

Je ne m’en souvenais pas.

« Que faisais Bouddha  à mon âge, la même chose que moi, hein. »

Sophie ne savait que répondre

« Et même il avait plusieurs femmes dit. »Dit Clémence. ».

« Ne t’inquiètes pas je prends le contrôle dit Amanda, Nina sera contente, mais tu ne feras pas comme tout le monde, tes expériences en Tantra, amour taoïste et Varyagana sont grandes, bien que dans cette dernière pratique  il s’agisse de l’amour avec la femme intérieure c’est à dire moi-même. »

Amanda au fur et à mesure se transformait en Amandier c’est à dire que sa voix devenait de plus en plus grave.

« J’avais des gestes de femmes au début, puis une polarité d’homme et toi comment ça va»

« Je ne sens rien »

« Cela va venir. »

Il (elle) m’expliqua que Nina allait avoir sept orgasmes de suite , et que chaque orgasme correspondait aux cakras et aux anneaux de Reich, les sons émis par Nina correspondaient à la nature de la zone, gémissements pour le centre de la poitrine, cris pour le centre de la gorge.

« Heureusement qu’il n’y a pas de voisins. » Dit Sophie.

Le septième orgasme fût silencieux. Elle perdit conscience peu à peu, puis une vague de plaisir m’envahit à mon tour, montant par la colonne vertébrale, jusqu’au sommet de la, tête.

« Voilà elle en a pour douze heures au moins. »

Elle se réveilla contente, mais cette « ouverture de cakras » exacerbe aussi les sentiments négatifs, elle n’en avait pas mais quand même.

Je l’invitais à se cacher, je lui proposais un couvent en Italie ou en France.

« Mais tu n’es pas fou, moi dans un couvent, comment peux-tu croire cela, pars, prends tes bagages et ne reviens jamais. »

« Victime de la chasse aux sorcières au XVII ème siècle. » me dit Amanda

« Laisse cette pimbêche. » Dit Sophie

« Jette toi à ses pieds et demande lui de te pardonner. » Dit Clémence

Je n’avais rien à me faire pardonner mais je me jetais à ses pieds, j’enfonçais les doigts dans ses chevilles, je ne sais pourquoi. »

« Ces méridiens pincés vont la ramener sur terre et à de meilleurs sentiments. »

En effet, elle éclata de rire, puis elle pleura, puis elle fût triste.

« Je ne pensais pas ce que je disais. » Dit-elle

« Ce n’est pas grave dans peu de temps, je te ramènerais en Amérique. »

« Non ne prends pas de risques, tu as déjà fait beaucoup, je sais que tu es un espion américain. »

« Mais comment le sais-tu. »

« Intuition et clairvoyance. »

Elle passait par tous les états.

« Je ne sais pourquoi je te raconte cela. »

« Mais c’est presque cela. » Dit Bruce

« Bon, il nous reste une heure seulement avant que tu ne partes, je vais prendre soin de toi, tu t’allonges et tu ne bouges plus. »

« Non pars. » Dit Sophie

« Ne déçoit pas la petite. » Dit Clémence

Silence radio d’Amanda, Nina remplit le vide de son mieux,, c’était très agréable, le temps passait trop vite.

« Reviens Bruce mais ne prends pas de risque, je t’aime. »

Cela faisait du bien d’être presque normal quoique à cette époque les hommes laissaient peu les femmes prendre des initiatives, mais cela arrivait.

Les mois qui suivirent furent fructueux, je revis deux fois Nina qui ne voulait toujours pas partir.

« Je ne veux pas quitter cette maison où nous avons connus des moments si extraordinaires. »

« Bon, je vais en France je trouverais une petite maison pour toi. »

Les « voix intérieures»  sont soit une illusion soit le travail de l’âme mise en contact avec les forces divines. L’éveil permet ce contact. Clémence évoque la Clémence  de la Kabbale  Sophie elle représente  la rigueur.    

Publié dans Le livre de Bruce

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