Le livre de Bruce 4

Publié le par maybruce

 

Décembre 1943

Je revenais d’Allemagne où j’avais fait quelques remplacements de prêtres malades. J’avais la Gestapo à mes trousses, comment vous raconter ?

En regardant mes papiers je m’aperçu que je me nommais Adolf Schmit, les maîtres avaient décidément beaucoup d’humour.

Le premier jour dans la petite église de Cologne il n’y avait presque personne, le deuxième jour la moitié de l’église était emplie et le troisième jour il n’y avait plus de place. Le quatrième, je devais partir très vite.

Il faut dire que c’était la « soie » qui parlait enfin elle ne s’appelait plus « la soie », elle se nommait désormais « Amanda », elle m’expliqua que j’étais comme une amande, ma personnalité incarnée était la coque et elle l’amande, de plus il y avait le germe. Amanda était l’interlocutrice principale et en réalité il y en avait deux autres qui en fait n’étaient que les faces d’une même réalité. « Sophie » la rigoriste faisait toujours la morale et « Clémence » la grand mère gâteau me donnait toujours raison.

Ceci n’est pas sans rapport avec la Cabale et les Sefirots psychologiques et spirituelles mais nous verrons cela plus tard.

J’étais ainsi déguisé en prêtre pour rencontrer les autorités du Vatican. Il était temps pour le Pape de dénoncer l’extermination des juifs. Contrairement à ce que disent certains ce n’était pas possible avant fin 1943 surtout que l’armée allemande était à deux pas du Vatican.

Les Allemands étaient partis maintenant.

J’avais trouvé un moyen d’enregistrer le « Sermon » qui était celui d’Amanda », j’avais mon disque soixante dix huit tours sous le bras. J’allais partir en Italie.

Le tueur était devant moi à cinquante mètres environ, agent discipliné des services secrets Allemand. Je lu dans son esprit que ma tête avait été mise à prix. Je m’aperçu que je connaissais  une partie de la vie des personnes, c’était nouveau. De plus, en cas de danger je vivais une sorte d’état second, comme si le temps c’était fortement ralenti, je voyais la balle avancer lentement vers moi. Ce qui me laissait le temps de partir, lentement aussi, mais un peu vite. J’avais lu que certains combattants de la  première guerre avaient eu cette expérience, mais je ne savais pas si c’était véridique. Cela l’était. Quand je sortais de cet état j’étais épuisé. Amanda me dit que c’était à cause de la vitesse de déplacement qu’elle imprimait à mon corps. Je lui dis que j’étais heureux qu’elle soit venue. Elle me dit que chaque homme avait son Amanda car sans cela qui s’occuperait des battements de cœur, de la digestion, des cellules enfin des centaines d’opérations dites non volontaires et ceci jour et nuit. Elle me dit d’aller rapidement sous le porche, bien lui en pris car une voiture me frôla.

« Ils ne vont pas te lâcher de sitôt » Dit Amanda

Mais que comportait ce sermon, je l’écoutais sur le tourne-disque ? Ce sermon parlait de l’Allemagne nazie, comme « la bête immonde » et d’autres noms, et à la fin il présentait l’église comme une sorte de « complice » 

« Mais je ne pourrais présenter cela au Vatican. »

« Si, si tu verras bien. » dit Amanda

J’achetais une traction d’occasion pour me rendre en Italie; bien entendu la clef de contact déclenchait une bombe de trois kilos de dynamite, heureusement Amanda était là.

« Regarde le niveau d’huile. »

Bon c’était cela, chose habituelle car la Gestapo avait aussi l’enregistrement. Il faut dire que c’était dans les locaux de la Gestapo que je l’avais volé. Le don d’invisibilité ou pour être plus exact le « Don de ne pas se faire voir » servait bien.

Enfin je me présentais au Vatican j’avais une nouvelle fois changé d’identité Benito Goldini .Très drôle.

Le cardinal failli avoir une crise d’apoplexie en entendant le message.

« Mais c’est inadmissible d’avoir traité l’église complice des nazis. »

« Mais mon père, je ne pouvais mettre la hiérarchie de l’église en cause, il faillait que j’apparaisse contre, pour ne pas vous mettre en danger, je critique  les nazis mais en émettant en apparence un message personnel, bien que beaucoup de catholiques pensent comme moi, il fallait que j’apparaisse comme un fou ou un marginal. »

« Oui je comprends mais je ne ferais pas écouter la fin au saint père. »

Contrairement à son prédécesseur Pie XI fit changer d’avis le clergé Autrichien qui avait opté pour le nazisme, de plus ce pape peu diplomate condamna clairement le Nazisme et même le Fascisme de Benito Mussolini. Il meurt en 1939, des bruits courent sur un éventuel assassinat. Pie XII ne condamne pas l’invasion de la Pologne. Il est vrai qu’en 1943 les allemands sont aux portes du Vatican. Le silence de 1944 est curieux, il a même condamné la France car les prêtres collabos sont arrêtés. Il a quand même fait plusieurs exorcisme à distance a Adolf Hitler qu’il croyait possédé par un démon ? Pieux, Pitoyable, Politique sont les trois P de Charles de Gaulle après une visite au Vatican  en parlant du pape Pie XII.

Publié dans Le livre de Bruce

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