Le livre de Bruce 3

Publié le par maybruce

 

Nina ou le dernier Karma.

La jeune fille était abattue, je lui offris en cachette un petit pain que je trouvais par « hasard » dans ma poche.

« Venez Nina, je vais vous faire sortir. »

« Vous avez un fort accent allemand, vous venez de la part de mes cousins de Hongrie. »

« Oui »

Je ne connaissais pas les cousins de Hongrie, mais je devais justement aller en Hongrie remettre mon rapport. »

« Allons y Nina. »

« Mais vous connaissez mon petit nom. »

« Tes cousins me l’on dit. »

« C’est vrai, je suis un peu perturbée. » 

Je choisis la technique du  mur d’invisibilité pour passer les contrôles. Nina ne se posa pas trop de questions, elle croyait que les soldats regardaient ailleurs.

« Ça alors, je ne savais pas que c’étais si facile de sortir. »

« Vous êtes si menue c’est normal. »

Elle rit, nous achetâmes de quoi nous restaurer. Nous nous reposâmes dans un petit bois. »

« Reposez-vous Nina vous avez l’air d’une mendiante, je vais vous chercher des vêtements. »

« Mais comment allez vous faire, je vais vous donner les mesures, la pointure, je ne sais pas, je vais être comme un sac, enfin se sera toujours mieux ? »

Je revins avec les vêtements, j’avais tout changé. Dans ma poche je regardais la carte, nous étions russes car Nina en avais une aussi. M et Me Roumanov, ce n’étais toujours pas original.

« Mais vous êtes un gamin, j’ai vingt deux ans cela passe mais vous avez dix sept ans, c’est bien jeune pour être marié. »

«  J’ai une trousse de maquillage et des fausses moustaches. »

Elle s’habilla et revint transformée.

« Mais comment vous avez fait, les chaussures à talons ne me font même pas mal aux pieds, c’est la bonne pointure du 35 , c’est la même chose pour le chapeau, le soutien gorge et les bas, vous êtes magicien »

« Non, observateur. »

Le soir nous trouvâmes un bon restaurant et un hôtel

« Je vais dormir à côté du lit. »

Nina sourit.

«  Non pas question, tu vas me déshabiller, toi qui sais si bien choisir les vêtements enlève les maintenant. » 

Mouvement de panique, je me tournais vers « la soie »

« Je te suggère de commencer par les chaussures ou bien par le chapeau, lentement s’il te plait. »  

Je m’exécutais, « la soie » parlait doucement.

« Et bien, la veste maintenant ou les bas. »

Nina était petite, 1.52 mètre, mais elle était très jolie et sensuelle, un quart d’heure plus tard elle était intégralement nue. Mais malheureusement de ma part rien ne bougeait
 « La soie que dois-je faire. »

« Déshabille toi. »

« Mais je ne devais pas fonder une famille »

« Ne t’inquiètes pas, tu sauras ce qu’il faudra  faire et imagine que Nina c’est moi, d’ailleurs c’est un peu moi car il n'y a pas de séparation dans la non dualité. »

Je constatais avec plaisir que les conseils de « la soie »étaient judicieux. Nina plus experte me conduisait.

« Tu es très doué pour un puceau. »

Je n’éprouvais pas le plaisir dit dans les livres, au contraire devant mes yeux se déroulait des scènes d’un autre temps, le temps de l’Atlantide, il y a deux cent mille ans. J’étais soldat et nous avions violé une jeune fille. Je compris que c’était Nina. Et le fait de la faire sortir abolissait le Karma. 

« C’est ton dernier Karma disait « La soie ». Les images suivantes avaient de quoi faire débander, passez moi l’expression, n’importe quel homme. Mais cela ne se produisait pas.

En fait « les sauvages » avaient découpés le soldat en petit morceaux, « Nina » assistait.

Je me demandais pourquoi le Karma n’étais pas fini à ce moment là.

« Il a été réduit me dit « la soie » Nina a été plus traumatisée par la scène du supplice que par le viol, elle voulait seulement te voir tuer, mais rapidement. Inconsciemment elle veut te donner du plaisir pour compenser, aussi ne boude pas ton plaisir. »

Le plaisir fût intense, aussi intense que bref. « La soie » me comblait si je le voulais, mais je savais que je pouvais fréquenter des femmes si je le voulais, Nina sombra dans une sorte de demi-coma. Je réfléchissais…

« Je viens de créer des liens, comment vais-je faire ma mission ? »

« Tu fais l’amour comme un Dieu. »

« Tiens tu es croyante. »

« Non, c’est une façon de parler, avant la guerre, je connaissais bien Wilheim Reich, je suis résolument matérialiste et ancienne communiste. » 

« Wilhem Reich n’est pas ce que tu crois, c’est un excellent observateur, mais un mauvais théoricien. Il ne suffit pas d’avoir de beaux orgasmes pour être bien psychiquement, les aliénés peuvent en avoir de beaux. Les femmes maladivement jalouses en ont pourtant de beaux pourtant Par contre les cuirasses caractérielles correspondent aux charkras indiens, ces cuirasses sont la somme des énergies négatives de la vie présente et des vies passées, l’orgasme permet de desserrer les cuirasses, rien que  cela  et c’est déjà bien. « La soie » avait quelque peu inspirée mes paroles, ma mère aussi. Nina me regardait effarée.

« Mais tu es fou mon pauvre ami, j’espèrais avoir des relations plus sérieuses avec toi, mais ce n’est pas possible, nos routes vont se séparer, mais tu as toute ma reconnaissance et je suis prête à te rencontrer si tu viens en Hongrie. Oui pour le lit, non pour vie. »

J’étais content, pas de nouveau Karma merci « La soie »

Epilogue

Je revis deux fois Nina et nous finissions au lit sans presque se parler.

 

Le karma a plusieurs formes, c'est la loi de cause a effet ou d'action réaction et contrairement à l'exemple au dessus il n'est pas toujours "moral", une déception amoureuse peut provoquer un cancer par exemple.

Publié dans Le livre de Bruce

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article