Le livre de Bruce 2

Publié le par maybruce

 

 

L’enfance de Bruce

NB De Sita

J’emploierais le Je bien que Bruce ne l’ai pas employé de son vivant. Mais c’est plus facile ainsi.

Mes parents

Ma mère, c’était tout un poème, elle était une immigrée Russe venue en Amérique dans les années vingt son regard était spécial, un peu un regard de folle ou de mystique genre Mme Blavasky, ma mère était une psychanalyste Reichienne elle  parlait fort, se déplaçait, courrait, elle était électrique. Elle fréquenta Yogananda quand il fît son séjour aux Etats Unis, par la suite elle devint rosicrucienne elle fût deux fois maître de loge, elle n’était pas souvent à la maison mais la qualité de sa présence remplaçait la quantité.

Mon père :

Plus réfléchi, plus posé il paraissait éteint mais ce n’était qu’une apparence, si ma mère était le feu mon père était l’eau. Son métier était aussi sa vocation, il était  médecin psychiatre et psychanalyste Jungien. C’était un Américain descendant de la première heure et franc maçon du 33 ème degré. Il était ami de Spencer Lewis Imperator de l’AMORC, il l’aida même dans l’élaboration de la constitution administrative. J’étais bien placé pour mes recherches mystiques, dans ce milieu  favorable. Je ne vous parlerais pas de moi, sinon pour vous dire qu’à quinze ans j’entrais dans un centre important de la grande fraternité blanche se situant dans les montagnes rocheuses. Ce centre existe encore et pour des raisons de stabilité et de facilité de communication il n’y plus rien au Tibet. Les études sont évidemment secrètes, j’avais certains pouvoirs spécialement étudiés pour ma mission, mais je ne connaissais pas ma mission.

La mission

 Le soleil se levait sur les montagnes rocheuses, il déchirait la brume comme la puissance de l’être suprême déchirait le monde de l’illusion, j’étais dans un bonheur sans partage ce jour du onze juillet 1943, pour la première fois j’étais entré en contact avec le Soi.

Le Soi est un rayon, si le soleil est l’être suprême, le Soi est un rayon et le Soi parlait dans mes pensées. D’ailleurs, je trouvais qu’il avait un caractère féminin et je l'appelais « La soie », les initiés taoïstes parlent de « fil de soie ». Les trois mondes devenaient réels pour moi, ils s’imbriquaient l’un dans l’autre c’était la félicité complète, j’aurais pu rester ainsi le reste de ma vie à contempler, mais je n’avais que trois heures. J’avais l’impression que l’être suprême, la soie suprême, celle qui tissait ses fils d’or dans le monde me parlait.

« Je suis dans l’écume des taureaux, sur les fleurs des roseaux, dans le cœur des amants séparés, dans le cœur des amants réunis. Je suis c’est tout et ce n’est rien qu’un souffle d’esprit qui vagabonde au gré du vent. »

Je pouvais rester ainsi que rien ne vienne me déranger, mais cela n’allait durer, je le savais.

« Et le Bodhisattva, tu ne vas pas rester à ne rien faire. »  

« C’est à moi que tu parles. »

« Oui Bruce »

Le maître Khutumi  avait parlé et il continua.

Voilà que je t’explique ta mission.

Dans ta mission, dans ta vie précédente tu étais autrichien et vécu en Allemagne, donc dans un premier temps tu iras en Allemagne puis en Pologne, tu comprendras toutes les langues mais ce sera un peu plus dur pour les parler. Dans ta précédente vie tu avais la connaissance directe et tu étais enseignant. Dans cette vie tu seras  informateur  et témoin, ta première mission consistera à visiter le ghetto de Varsovie et divers camps, mais attention tu ne pourras intervenir sauf exception. Ensuite il faudra secouer la hiérarchie catholique car c’est la seule puissance qui peut s’opposer à l’extermination des juifs mais pour l’instant c’est une mission délicate étant donné que l’armée allemande campe devant le Vatican, de plus le pape est complètement traumatisé par l’invasion de la Pologne et les massacres de religieux. Hitler de son coté sait qu’il  ne doit pas bousculer les catholiques . Ce  qui t’habite (La soie)  t’expliqueras au fur et à mesure.

Puis vinrent d’autres explications plus pratiques, sur les monnaies, les us et coutumes des différents peuples Européens.

J’appris aussi à multiplier  les billets comme des petits pains, à paraître invisible  ou sous un autre aspect en changeant la perception de l’entourage.

« Voilà fils, tu es au point, tu partiras demain. » nous étions le 1 er Août 1943.

Le ghetto

L’avion ronronnait, nous étions au dessus de l’Angleterre. La soie et moi étions en grande conversation.

« Mais quel sera l’avenir ? »

« Ne sois pas trop pressé, je peux te dire que tu ne pourras fonder une famille car tu seras un grand voyageur, tu iras dans tous les continents, tu sera l’informateur privilégié de la fraternité.

« Mais pourquoi ne pas utiliser d’autres moyens ? »

Je voulais du voyage dit astral.

« Mystère. »

« Toujours des mystères. »

« Tu connais déjà pas mal de choses, je te rappelle que tu es dans un corps physique avec des moyens limités et si toute la connaissance arrivait trop vite et bien tu auras un énorme cours-circuit dans ton cerveau  du dix mille volt dans un circuit de cent dix volts, imagine la catastrophe. »

Nous passions en France puis en Allemagne, le voyage se passa bien. Je changeais d’identité à chaque fois, je regardais la carte d’identité : elle était différente. J’apprenais mon nom en changeant de pays. J’entrais dans le ghetto je savais que j’avais l’aspect d’un soldat allemand. Puis plus tard l’aspect d’un juif nommé Elie Cohen. Il ne se sont pas foulé me disais-je c’est comme Jean Dupont en France. Ils pourraient faire des efforts tout de même.

En visitant le ghetto, j’étais dans le même état qu’une personne regardant un vieux film « la soie » disait.

« C’est une illusion comme tout ce qui se passe dans le monde. ».  

Et un peu plus loin.

« C’est une illusion seule la non-dualité existe, mais malheureusement tu es dans la dualité. »

J’aurais pu distribuer des pains, soigner les gens, mais je ne devais qu’observer et prendre des photos, pour témoigner. Je ne pouvais rien faire malgré « les pouvoirs » d’ailleurs je les perdrais si j’essayais d’intervenir. Pour effectuer cette mission  il est nécessaire de vivre sur deux plans simultanément. Le plan de la non dualité, du monde avant le monde, tout en sachant que le monde n’est que de la lumière condensée, c’est à dire du quasi vide. Mais j’éprouvais de la compassion pour tous ces êtres.

« Pourquoi la soie, pourquoi ? »

« Parce qu’ils sont libres par rapport à l’être suprême, beaucoup plus libre que ne l’imaginent les religions et beaucoup plus libres qu’ils ne le croient, toi tu es moins libre que les autres, par contre ils sont beaucoup moins libres qu’ils ne le croient par rapport aux illusions et ce qu’il est convenu d’appeler le karma, toi tu es beaucoup plus libre à ce sujet, enfin presque libre. »

Je ne comprenais pas la dernière remarque de « la soie »  mais l’explication vint assez vite. Sur le trottoir était une jeune fille en haillon.

« Tu vas la faire sortir. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu’elle est ton dernier Karma ? »

Remarques :

Ce chapitre traite de l’illumination cosmique, c’est un état qu’a connu Bouddha, Jésus, Pythagore et beaucoup d’autres, c’est un éclair de connaissance et de révélation, l’Ame de l’homme est relié à l’univers physique  et aussi à l’univers Divin que certains nomment « le cosmique » , l’illumination va relier ces trois Etats ou ces trois mondes, Physique, Psychique, Spirituel. Dans notre compréhension la petite voix intérieure va guider l’initié, certains l’appèlent « la force » , Mais nous croyons au libre arbitre il est possible néanmoins qu’une fois la force installée elle guide l’homme mais s’il a pas d’actions ni de réalisations elle est bien pratique pour être tranquille. 

Publié dans Le livre de Bruce

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