Le livre de Bruce 15

Publié le par maybruce

 

 

RECIT D’ELENA

Je suis ici depuis quelques années de votre temps, je me nomme Elena, durant la terrible guerre nous étions fermiers mon mari Andreï et moi, nous ne voulions pas intégrer le Kolkhoze ce qui nous valu la condamnation dans un camp en Sibérie, j’étais presque mourante quand je rencontrais Bruce, un ange tombé du ciel, un saint suivant l’église orthodoxe. Andrei était dans un camp à quelques centaines de mètres. Je ne pouvais  plus travailler et j’étais dans mon lit atteinte de leucémie d’après ce qu’avait dit le médecin du camp. Les gardes me laissaient tranquilles et j’avais une petite pièce particulière. Contrairement aux camps nazis, ce n’était pas un camp d’extermination mais un camp de redressement idéologique

Je haïssais le petit père Staline qui m’avait brisé. Les camarades savait qu’un homme venait me voir en secret.

« Mais ce n’est pas possible. »

« Si, je ne sais pas comment il est venu. »

L’homme entra, il me dit qu’il s’appelait Bruce et qu’il avait prit la place d’Andreï qui lui était reparti en Ukraine avec le titre de lieutenant et qu’il allait travailler au Kolkhoze qui avait pris ses terres, par contre le secrétaire du parti avait conservé notre petite maison quand nous reviendrons. Bruce était un nom Américain, je croyais que c’était un espion, il resta évasif  sur sa manière de rentrer dans le camp des femmes. Il est vrai qu’il ressemblait à Andreï. J’étais mécontente à l’époque de l’envie que j’avais de lui, c’était de l’infidélité, mais après tout je savais que je n’avais que deux ou trois mois à vivre, aussi je lui dis.

« Je voudrais faire l’amour avec un homme une dernière fois, mais il faut que je te plaise. »

Il me répondit beaucoup, mais il ne me cacha pas que je n’avais qu’un mois pour plaire, il me dit que j’étais pâle, émaciée, mais que je gardais encore ma beauté.

Je m’habillais chaudement car l’hiver était déjà là en ce mois de Novembre. Il me dit que nous allions aller à la mine ou y il avait quelques amis à lui et que nous serions tranquille. Je le suivis tant bien que mal. Je ne sais comment les gardes nous laissèrent passer ils semblaient ne pas nous voir.

« Tu leur a donné de la vodka. »

« Non, ils ne peuvent nous voir. »

Il faisait chaud au fond de la mine, il avait déjà préparé des peaux de bêtes et quelques bougies. Pour la derniére fois que je faisais l’amour, je ne fût pas déçue, mais cela est notre secret. Il faut que je vous informe d’un fait pour le moins bizarre. A l’instant suprême ou le temps s’étire et tout le corps se tord comme un bouleau un jour de tempête, je fût envahie d’une chaleur surnaturelle, je perdis le respiration et appelais l’air dans un long râle, je ne savais ce que c’étais, plus tard je vis que c’étais un miracle.

« Conduis moi chez moi. »

Je ne ressenti aucune faiblesse, la fatigue avait totalement disparue, je me sentais capable de faire une centaine de kilomètres dans la neige.  

« Plus tard ma jolie, nous partirons demain, il me faudra un déguisement. »

Il me dit qu’il allait voir les amis au fond de la mine. Il me présenta, ses amis étaient presque en aussi mauvais état que moi, ils avaient des yeux brillants et de longues barbes, ils me disaient qu’ils faisaient parti d’un groupe spirituel et qu’ils travaillaient sur les sept rayons cosmique à la base de la création.. Bruce leur indiqua la manière de faire venir les rayons et s’en nourrir, il leur appris à sortir de leur corps et à se régénérer de cette manière. Je sais que par la suite qu’ils ne sortirent de la mine qu’en 1962 bien après que le camp est été supprimé. Ils fournissaient chaque jour plusieurs wagonnets de sel en plus de leurs travaux mystérieux. Bruce me semblait un peu fatigué après cette nuit blanche mais j’insistais pour partir. J’étais dans un complet état d’exaltation et en apparence infatigable. Bruce me dit que cet état durerait  de deux à trois semaines.

« Sert toi de ce que tu leurs a appris. »

« Oui, mais je ne peux pas, je suis seul. »

« Mais, je suis là moi. »

Bruce m’obligeait à m’arrêter.

« Sens-tu tes mains ?. »

« Oui. »

« Remue l’index. »

« Je ne peux pas. »

« Essaye de remuer le gros orteil. »

« Je ne peux pas. »

Il m’expliqua que mes mains et mes pieds étaient en train de geler, il m’obligea à enlever mes gants et les chaussures et les chaussettes puis il frictionna vigoureusement les mains et les pieds vigoureusement à la vodka. Il me dit aussi que j’étais en danger avec mon apport d’énergie exceptionnel. Il me dit aussi qu’il prenait de la force en massant les doigts de mains et de pieds et que je devais m’arrêter toute les demie heure. Je m’y prêtais de bonne grâce. Je trouvais qu’il lambinait. Je remarquais qu’il avait un bel uniforme moi qui n’aimait pas les uniformes.

« Je l’enlèverais en Ukraine. »

Nous marchâmes un jour entier la nuit et encore un jour, il tirait la langue. Nous nous arrêtâmes dans une maison avec un poêle en brique qui servait aussi de lit.

« Bruce, j’ai trompé mon mari. »

« Je sais, mais alors tu n’espérais pas le revoir, ce n’est pas important. »

« Si, il est jaloux et il faudra que je lui dise. »

« Non, c’est notre secret. »

Je réalisais alors le miracle, j’étais ébranlée dans mes convictions religieuses, les saints étaient chastes et les anges n’avaient pas de sexe.

Il insistait

« Je te jure Elena, mieux vaut ne rien dire. »

Je n’étais pas convaincue mais il m’avait soigné après tout. Le train ne passait plus, il y avait trop de neige, il fallait marcher ce qui ne me gênait pas. Je lui proposais ainsi de masser ses mains et ses pieds il accepta et miraculeusement il repartait d’un bon pas.

« Tu vois Elena, toi aussi tu ne peux faire des miracles. »

« Mais tu n’est pas malade. »

« Les miracles ne sont pas là où l’on croit. »

Publié dans Le livre de Bruce

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