Le livre de Bruce 14

Publié le par maybruce

 

 

Janvier 1947 

Bruce sortait du concert d’Edith Piaf durant sa tournée Américaine, il avait observé un nouveau phénomène, il remarquait que durant la prononciation de certaines voyelles une lumière bleue violette autour des gens et autour de la salle, il ne s’en étonna pas car il savait depuis peu qu’il allait travailler sur les couleurs avec un groupe en U.R.S.S. Il sentait le voyage impossible, mais la « Grande Loge Blanche » lui disait que cela serait possible et que de plus il allait épurer totalement son Karma et qu’à son retour il serait totalement libre.

Il alla voir Edith Piaf  et lui dit dans un français parfait.

« Vous êtes une magicienne madame. »

« Merci mon petit gars répondit-elle. » Puis elle l’embrassa sur les deux joues. Puis elle rajouta.

« Tu est français ?. »

« Non. »

« Dommage, le pays me manque, heureusement »

« Heureusement que vous avez rencontré  quelques beaux américains. »

« Te voila bien impertinent mon petit gars. »

« Je ne voulais pas vous vexer et tant mieux si cela vous est nécessaire pour bien chanter, si cela vous donne de l’énergie. »

« Exact, et il faut bien que je m’en serve mon petit. »

Il partit avec un  grand sourire.

Au cours du voyage en avion Bruce tira un mot de sa poche. Il faudra que tu délivrent deux personnes détenues dans un camp en Sibérie, Elena et Andreï son mari. Elena est vieille connaissance à qui tu as manqué de compassion au moyen âge, elle t’a sauvée de l’empoisonnement et tu ne l’as pas délivrée des griffes d’Imbert le boucher, sa mort fût terrible. Il va te falloir réparer. Tu ne connais pas Andreï, mais il te ressemble c’est son mari et elle en est amoureuse.

Deuxième mission, le camp de prisonnier recèle une mine de sel ou des hommes travaillent sur des énergies supérieures de l’univers. Ta mission sera de les relancer. Ces groupes sont indispensables à la survie de l’humanité, il y a quelques groupes dans le monde, mais ils sont au bout du rouleau et tu devras leur donner quelques techniques. »  

« Mais lesquelles?. »

« Mais saurais-je faire?. »

« Bien sûr mon petit gars. » Dit Amanda dans sa tête

Le papier s’effaça

Bruce acheta une traction d’occasion, mais il savait qu’il ne pourrait pas aller plus loin que l’Allemagne et la Sibérie était encore loin.

Il rendit visite à Micheline dans l’Est qui était très contente de le revoir.

« Où vas-tu maintenant. »

« En  U.R.S.S. »

« Tu me ramèneras des photos, il parait que c’est le plus beau pays du monde, la patrie du socialisme. »

Il ne répondit pas à ce fervent communiste, il savait que « le plus beau pays du monde » était une prison. Il  resta quelques jours et amena Micheline au marché à Vesoul.

« Elle est ordinaire ta voiture. »

« Oui, cette fois-ci elle est comme toutes les autres. »

« C’est normal, tu n’as pas de moteur d’avion. »

« Mais je vais m’en séparer bientôt, je vais la vendre, dommage je voulais te la donner. »

« Non, une traction ordinaire c’est bien aussi, je vais la garder jusqu'à ton retour, tu as déjà beaucoup fait. »

« Bien entendu. »

En fait Bruce ne revint dans l’est de la France qu’en 1962. 

En ce jour il pris le train pour Berlin, le pays se remettait et dans quelques années allait largement dépasser la France,il faut dire que pour punir l’Allemagne les alliés leur avait interdit d’avoir une armée tandis que la France se lançait dans de coûteuses guerres.

Berlin, Bruce se demandait comment il allait passer à l’Est. Il tira un papier de sa poche, il s’appelait Pavel Borodine  sergent de l’armée rouge, il était dans l’armée façon la plus astucieuse pour passer inaperçu en U.R.S.S. Il trouva dans sa chambre d’hôtel son uniforme  et la célèbre Kalachnikov arme la plus redoutable à l’époque et aussi la plus solide. Si toute la production Russe était d’aussi bonne qualité mais c’était de la « Camelote » comme aurait dit Micheline. Bruce était content à chaque fois il trouvait son ordre de mission dans sa poche et de plus pour lui les trains étaient gratuits. Personne ne s’offusquait de ce soldait sans unité particulière ils s’attristaient plutôt qu’il doive garder un camp près de Vladivostok.

« Tu verras, moins quarante en hiver. »

Et ils lui donnèrent des conseils pour ne pas perdre les doigts de pieds et de mains durant les gardes  de nuit. 

« Pas de bordel non plus il fait trop froid. » et ils lui donnèrent encore des conseils

« Je te le dis mon petit gars, ils n’ont rien à manger les femmes prisonnières, amène beaucoup de chocolats et de la vodka. » lui dit un soldat plus âgé.

« Tu as un drôle d’accent, d’où vient tu ?. »  

« D’Ukraine. »

« Sale pays dit un autre soldat, ils ont collaborés avec les allemands. »

« Pas moi, sinon je ne serais pas adjudant. »

« Il s’aperçu qu’il avait monté de grade, c’était plus facile pour le voyage.

Je suis un héros de guerre, c’est pour cela que j’ai ces gallons à mon âge. »

« Toutes mes excuses mon adjudant. »

« Ce n’est pas grave camarade. »

Le voyage en train fût très long, la Sibérie était très belle en été. Les prisonniers étaient moins mécontents, leur travail consistait à couper des bouleaux à la hache, puis à les couper en morceaux de plus en plus petits qu’ils abandonnaient dans la forêt.

« Camarade chef de camp, mais à quoi sert se travail ?. »

« A rien, c’est pour que les prisonniers soient occupés, seul sert la mine de sel, dans les profondeurs du camp. »

« Mais pourquoi ne pas mettre les prisonniers à construire ? »

« Ceux qui construisent sont des travailleurs, mais tu as de drôles de questions. »

Bruce sentit qu’il allait se faire repérer, alors il se tu.

Il repéra de suite le prisonnier Andreï qui lui ressemblait  beaucoup, il avait les mêmes cheveux blonds et les mêmes yeux.

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