BEZIERS 7

Publié le par maybruce

Les fortifications de Collioures étaient en vue . Mateo sauta sur un cheval disponible et parti rejoindre Raïcha. Les templiers éclatèrent de rire.

« Cette fois, il ne dédaigne pas les chevaux. » Remarqua Jean

Juetta, Simon et la petite Rosalla gouttaient un repas bien mérité dans un auberge, il faisait chaud, Juetta et Simon confièrent Rosalla à Raïcha et partirent le soir en amoureux sur les plages, puis ils firent l’amour sur la plage après s’être baignés.

« A je t’aime tellement dit Juetta que cet amour ne peux être inspiré par Satan, l’amour est une vertu maîtresse. »

« Mais c’est sans doute une ruse du diable. »

« C’est un bon diable alors. »

le lendemain ils embarquèrent, Mateo chantait heureux d’avoir retrouvé sa femme, sa fille et son bateau.

« En voyage pour Marseille. »

« Je me demande comment nous allons retrouver Guillemette. » Répétait soucieuse Juetta.

« Mais ou habite-elle ta belle soeur ? »

« Dans des espèces de lacs enfin des lacs de mer. »

« Je vois. » Dit Mateo il pensait au calanques. «  et que fait-elle? »

«  C’est une sorte de barbier, elle soigne les gens, les mauvaises langues de la famille disent qu’elle a appris cela avec les juifs, des infidèles en somme. »

Ils suivirent la côte à quelques centaines de mètres, en suivant les vents, ils dormaient tous les soirs dans des auberges, Mateo le capitaine du bateau revivait.

« A ne me parlez pas de marches à  pied et encore moins de chevaux, rien au monde ne vaut les bateaux. »  

« Certes mais ne craignez vous pas pour toutes ces pièces d’or que nous laissons chaque soir sans surveillance. » Dit Juetta.

« Oh ma chère, pour cacher quelque chose de précieux, il convient de le mettre en évidence mais pas trop, les sacs sont mis au milieu d’autres sacs contenant de la morue séchée au soleil et salée, qui va voler des morues, notre bateau est une simple embarcation de pécheur, et nos habits sont simples, pour voyager sans risque il ne faut pas faire envie et s’habiller le plus simplement possible surtout si vous transportez beaucoup d’argent. » 

Juetta et Raïcha portaient pour tout vêtement une simple robe bleue foncé en chanvre, les hommes portaient une grande chemise grossière de couleur marron ainsi que des braies blanches. Ils marchaient pieds-nus. Après deux semaines de navigation le port de Marseille avec sa circulation intense apparu, des gros navires remplis de croisés ou d’épices arrivaient ou repartaient.  Juetta regardait, quel contraste avec son Limousin natal, Marseille était une des villes les plus riches d’Europe, elle remarquait qu’il y avait peu de fortifications, hormis un chateau-fort..    

« Pas de siège possible ici dit Mateo devinant ses pensées, la ville est trop étendue, on peut fuir ou recevoir des vivres facilement par la mer, allons aux calanques. »

La recherche de Guillemette dura une demi journée.

Publié dans Recits

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