BEZIERS

Publié le par maybruce

En ce mois de Juillet 1209, Juetta et Simon se trouvaient depuis presque deux ans dans la ville de Toulouse, la petite Rosalla avait maintenant neuf mois. Mateo et  Raïcha étaient repartis depuis quelques mois à Gênes et la petite Rosaria se portait bien.

« Mes enfants dit le comte Raimon, il faut faudra sûrement partir dans peu de temps, pour combattre l’hérésie, une immense armée va envahir bientôt la région, partez pour Montpellier et rejoigniez Marseille par la mer sinon je crains que vous ne puissiez effectuer le voyage avant longtemps. »

Juetta avait du mal à se décider à partir de cette ville rose qu’elle aimait bien aussi elle traîna plusieurs jours ayant une course à faire pour sa belle soeur guillemette de Marseille qui était pauvre, soit elle désirait rendre visite à un couple d’ami. Un jour elle rencontra le triste Guilhem.

« Pourquoi n’allez-vous pas à Montségur ainsi votre foi en ressortirait renforcée. »

« Mais de quelle foi parlez vous triste personnage, allez vous cesser un jour de vous mêler des affaires des autres, surtout de ce qui se passe entre les deux draps. »

« Méfiez-vous Satan est placé dans votre lit, et il vous enchaîne dans ses maléfices infâmes. »

« Et moi je le trouve bien ce monde, j’aime les fleurs, j’aime les montagnes, les rivières et de quel droit me poursuivez-vous? »

« Oh femme impie, servante de Satan n’empêche pas Simon d’atteindre  la lumière. »

« Vous n’êtes qu’un feu follet errant dans les cimetières voila votre lumière, vous êtes un pantin, vous êtes la voie menant à la falaise, je ne veux plus vous voir triste sir. »

« Et vous me reverrez pourtant, dans un an dans un siècle ou dans mille ans, votre colère vous arrache à moi, que vous êtes belle Juetta. »

« Tout ceci n’est que jalousie, n’aimeriez vous pas plutôt être à la place de Simon, ce que je ne peux avoir j’empêche les autres d’en profiter, adieu Guilhem. »

« Au revoir Juetta."

Il regardait d’un oeil torve s’éloigner la jeune femme furieuse, qui rentra comme une trombe dans la maison que leur avait prêté le Comte dans le centre ville de Toulouse.

 « Comment Simon, tu n’es pas encore prêt. »      

« Mais je croyais que nous devions partir demain. »

« Non cet après midi. »

« Mais que se passe-t-il je croyais que tu partais à regrets. »

« Je suis pressée, j’aime bien Toulouse mais pas tous ses habitants. »

Publié dans Recits

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