ANTOINE LE VICTORIEUX 8

Publié le par maybruce

 

 

LE TROISIEME JOUR

RECIT D’ANTOINE LE VICTORIEUX

 

            Ce jour funeste fût connu jusqu’au moyen age comme la journée des quatre mille tués, puis il tomba dans l’oubli peu a peu. Le jour commença par l’incendie de la ville que nous voyons brûler au loin, elle se situait a trois mille coudées ( entre 1200 et 1500 mètres ) .Puis vint une attaque généralisée.  Il était visible que les vandales avaient bu, beaucoup d’entre eux périrent sous les flèches. Quintus le gouverneur restait toujours sur mes talons car la population lui jetait des pierres étant donné qu’il avait oublié une quinzaine de barriques de vin dans le ville.

            « Mais bientôt ils me remercierons tu verras. »

            « Oui le jour ou la Gaule redeviendra Gauloise. »

            « J’ai un plan disait-il?. »

            Mais je n’avais pas le temps de discuter, les vandales déjà creusaient et pendraient dans l’oppidum par le même occasion ils avaient fait une cinquantaine de prisonniers surtout parmi les origenistes. Puis vers midi tout cessa.

            « Ils vont bientôt être murs. » Dit Quintus

            Leur nouveau plan était diabolique, ils s’installèrent du moins une cinquantaine d’entre eux en face de l’entrée principale abrités par des abris de planches, puis ils tuèrent les prisonniers un à un. On entendait les cris. Puis les découpèrent en morceaux qu’ils lancèrent a l’intérieur de l’oppidum. Les Origénistes voulaient sortir pour délivrer les survivants. Je savais que c’était un piège.  Le terrain ou les vandales commettaient leurs forfaits consistaient en un mince plateau et sur les cotés des épaisses forêts et je ne doutaient pas qu’elles contenaient plusieurs milliers de combattants.

            J’installais rapidement une tortue devant le pont mobile, mais des jets de pierre et des flèches pleuvaient sur nous.

            « C’est leur destin disait Romaric, tu ne pourras longtemps les empêcher de sortir et peux-tu tuer ceux que tu es chargé de défendre. »

            « Si ils peuvent sortir car ils sont hors d’état de combattre disait Quintus , j’ai mis des champignons dans le vin les blancs avec des points rouges (Amanite tue mouches) . Je n’avais pas une confiance absolue en Quintus et le dosage ne serait peut-être pas suffisant pour les endormir ou les faire voyager dans le pays des rêves, mais la situation était intenable, Valérius électrisait les foules.

            « Assassins, vous laissez tuer nos frères. »

            J’allais être obligé de tirer alors je séparais le groupe en deux tortues et les origénistes mirent le pont et se ruèrent sur les vandales. Quintus avait vu juste (Pour une fois) la cinquantaine de vandales ne se défendaient guère, puis ils se ruèrent dans les bois délivrant au passage une vingtaine de prisonniers survivants. Les vandales fuyaient autant que leur permettait la drogue contenue dans le vin, beaucoup périrent bien plus que durant les deux jours précédents.

            Les légionnaires et moi avions la lourde tâche de faire prisonniers les blessés moyen et léger de ramasser les armes que les origenistes avaient oublié. Les Orogénistes rendus fous par trop de privations étaient les plus acharnés, et nous intervenions pour éviter le supplice et les atrocités, j’étais aidé par Romaric et ses francs.

            Ils décidèrent de s’attaquer au camp de base malgré mes interdictions. J’ai essayé de les dissuader car tous les vandales n’avaient pas bu, mais ils n’en avaient  cure, ils courraient vers le camp situé à moins de sept cents coudées.

            La suite me donna hélas raison. Les femmes n’avaient pas bues, et elles savaient se servir des armes car elles chassaient beaucoup chez les vandales étant donné que les hommes étaient souvent en guerre, de plus elles étaient habituées a protéger les camps en cas d’attaque. Le camp était en rond avec des chariots (C’était un peu comme dans les westerns.). Une véritable pluie de flèches tombe sur les origénistes et les habitants ceux-ci n’avaient ni cuirasses ni boucliers contrairement a nous et les Francs, en quelques minutes plusieurs centaines de personnes jonchèrent le sol. Ils voulaient faire demi tour, mais quelques centaines de vandales sobres les encerclaient, ils étaient lourdement armés.

            « Il faut les dégager dit Romaric, de plus je sais ou est le chariot du chef, c’est le jour ou il faut tout tenter. »

            J’hésitais à engager les légionnaires  contre des cavaliers car je savais que nous n’avions très peu de chance. Les francs se mirent en branle et sans eux pas un seul habitant ne serait revenu. Le plan de Romaric était astucieux, il prenait l’aile droite des vandales par derrière avant que l’encerclement ne soit complet et il envoya un petit groupe d’hommes derrière le camp pour s’emparer du chef. Les défenseurs du camp était presque tous sortis, c’est ce que l’on appelle aujourd’hui une opération commando. Les francs ayant desserré l’encerclement et jugeant que les fuyards avaient pris assez d’avance partirent à leur tour avant d’être débordé par le nombre et revinrent a l’oppidum. Ils dépassèrent les fuyards sur deux mille habitants il n’en restait que quatre cents.

            Les chevaux des francs étaient bien plus rapides que ceux des vandales, c’était la même différence qu’entre des chevaux de course et des chevaux de labour. L’armée romaine avait peu de cavalerie mais par contre elle était spécialiste dans les fortifications les fossés.

            Déjà les cavaliers arrivaient en trop petit nombre et ne voulant pas abandonner les chevaux ils firent demi tour.

            « Nous avons gagné hurla Quintus. »

            « Crois-tu, ils vont bien finir par s’apercevoir que le vin était abandonné et gare a la colère. »

            « Oui mais ils sont décapités dit Romaric qui sorti la tête du chef  d’un sac, nous allons la mettre sur un pieu bien en face de l’entrée. »

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