ANTOINE LE VICTORIEUX 12

Publié le par maybruce

 

 

 

DENYS

 

 

                 Six ans étaient passés, l’oppidum était investi par les francs qui construisaient un village. Mais le nouvel ermite inquiétait de plus en plus Antoine. L’Ermite avait pris une maison prés du village des francs et Bellema passait de plus en plus de temps auprès de lui. Un jour Antoine arriva avec un détachement et voulu arrêter l’Ermite.

            « Que fais-tu ? » Dit Romaric

            « Je vais arrêter le nouveau fou. »

            « Mais il ne fait aucun mal. Rentre seul chez lui. »

            Antoine franchi le petit pont mobile mais refusa de se séparer de son épée. Il se demanda  avant que le nouveau venu ne devienne dangereux comme Valerius. C’était un homme assez âgé a avec une longue barbe blanche il ressemblait a un ancien druide.

            Quand Antoine entra l’ermite l’interpella.

            « Holà Romain on ne rentre pas ici sans y être convié et on rentre sans armes dépose ton épée ainsi que le poignard caché sous ton casque. »

            Antoine resta interloqué comment savait-il ?. Il remarqua que l’Ermite lisait en lui comme dans un livre.

            « Non, je ne suis pas comme le précèdent Ermite, il avait choisis sa mission avant de s’incarner et celle-ci était de montrer les dangers d’une trop grande vénération pour un maître quelqu’un soit mais son esprit est devenu malade alors il ne restait plus que la mission qu’il a finalement accompli a sa manière. »

            « Belle manière en effet? »

            « En causant beaucoup de morts. »

            « Oui vraiment trop. »

            Bellema qui était caché dans un coin de la maison était un peu terrorisé par l’expression de fureur d’Antoine.

            « Bellema est libre d’aller ou elle le veux, elle m’apporte les repas et nous parlons, avant que vous veniez elle se demandait si elle devait quitter son compagnon pour mener une vie plus spirituelle mais je l’en ai dissuada l’amour est partout présent, dans les fleurs, dans un homme ou dans une femme et renonça a ce qu’elle aime ne ferait que l’écarter de l’amour. »

            « A bon dit Antoine. »

            « Au fait je me nomme Denys et je suis neo-pythagoricien. Bellema est mon élève elle repart avec  toi si elle le veux, je lui indique simplement comment méditer et sur quoi et je l’initie aux sons sacrés, Bellema (Gourou-mayi)  a un bel avenir spirituel. Mon enseignement doit lui apporter quelque chose de plus et non quelque chose de moins et son compagnon doit la trouver identique avec quelque chose en plus. »

            « A bon »

            « Oui je vois que tu penses c’est bien beau mais cela n’avances a rien et bien si, je sais que tu crains l’arrivée d’autres barbares dit a tes hommes de cultiver la certitude être invincible de penser a cela chaque soir avant de s’endormir des hordes sauvages vont venir, mais aucune ne vous attaquera, de plus tracez un cercle autour de l’oppidum et imagine que les défenses ne peuvent être franchies et elles ne le seront pas. »

            Antoine partit et suivi scrupuleusement les indications du vieillard.

            « Si cela ne peut faire du bien cela ne peut faire de mal. »

            Un mois plus tard de nouvelles hordes apparurent, il y eu le passage de vingt milles francs dissidents qui pillèrent la ville mais ne s’intéressèrent pas a l’oppidum dans lequel se trouvaient les principales réserves, il y eu ensuite les Alains, les Burgondes qui restèrent quelques jours sans attaquer, puis les Wisigoths qui passeraient en faisant des grands signes de la main  Mais personne n’avait envie d’attaquer l’oppidum le jugeant imprenable.   

Publié dans Recits

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