Jean le templier 15

Publié le par maybruce

 

« La discussion est vaine dit Jean, ce village compte trente feux , que ferions nous s'ils sont dix mille ou plus, il faudra partir se cacher, dorénavant il nous faudra des guetteurs. »

« Mais comment ferons les guetteurs pour prévenir ? » Dit Amiray

« A l'aide de ceci dit Aziz en montrant des sortes de fusées destinées au feu d'artifices,  fumées blanches nous restons,d'une autre couleur nous partons, nous enverrons une fusée par groupe de cent si la cinquième fusée n'est .pas blanche nous partons »

« Des soldats arrivent. »

« Déjà. »

« Ils viennent du Nord, ce ne sont pas des barbares. » Dit le chef.

« Combien sont-ils ? »

« Cinq. »

« Cela fait sept combattants avec nous deux. » Dit Aziz.

« Non huit avec moi dit Amiray, ne savez vous pas que je sais tirer a l'arbalète. » 

Les cinq soldats venaient de la région de Beijing (Pékin) , ils fuyaient les mongols ils avaient bien du mal à comprendre la langue locale ( Le cantonais).

Ils décidèrent de ne pas aller plus loin, ils étaient lourdement armés, Hallebardes, sabres, arcs et flèches et boucliers en métal)

« Nous étions vingt dit celui qui paraissait être le chef nous en avons tué plus de soixante dix et nous sommes les seuls survivants, dans une semaine ils seront ici. »

« Combien sont-ils ? »

Il plia vingt fois ses mains.

« Deux cent » dit Jean.

Jean en les voyant s'entraîner trouva l'aide appréciable il se mêla à eux, il ne fût jamais vaincu non plus, il gagna au bâton.

« Es-tu un paysan. »

« Non »

« Seuls les guerriers paysans manient le bâton comme toi, qu'elle est cette arme que tu porte à la ceinture ? » 

Le mot épée n'existait pas en chinois, il s'appelait sabre droit. Jean proposa de faire un combat mais en entourant les tranchants de paille de riz. »

« Cette arme est magique, combien as-tu tué d'adversaires. »

« Aucun, je n'en ai pas le droit sous peine de perdre la vie, je peux seulement désarmer ou blesser. » 

« Confie là nous, le charme est peut-être lié à ta personne. »

« Nous verrons au moment venu. »

« Ils arrivent regardez deux fusées. »

« Tous derrière les barricades. » Dit maître Aziz

Les mongols furent surpris par les barricades, aussi décidèrent-ils de mettre le feu au village entier. Il y avait heureusement un puits et de nombreux seaux étaient près. Les maisons à l'extérieur des fortifications flambèrent tandis que des flèches enflammées s'abattaient en vain sur l'autre partie du village. Les mongols lancèrent des grappins et des sortes de lassos pour déterrer les pieux, ils s'avançaient également avec des poutres pour combler les fossés.

Mais ils n'avaient pas compté sur les cinq archers plus Amiray avec son arbalète, ils décidèrent  de lancer alors des volées de flèches mais les cinq soldats étaient protégés par une sorte de guérite bientôt recouverte de flèches comme un hérisson. Les flèches étaient ramassées très vite par les villageois puis redonnées aux soldats. En moins d'une heure, trente morts et quarante blessés environ jonchèrent le terrain. Alors les mongols décidèrent qu'il fallait faire vite, ils attaquèrent en masse, les premiers rangs avec quantités de planches pour passer sur le fossé et derrière les autres rangs armés de sabres et protégés de boucliers.

Il fallait sortir les longs pieux qui ne tuaient pas les mongols mais les maintenaient sur place, les cinq soldats plus Jean quand les villageois reculaient, le dispositif d'Aziz se montrait imprenable. Mais les mongols comprenaient que les cinq soldats étaient l'âme de la résistance, aussi concentrèrent-ils leur attaque sur eux. Deux tombèrent, puis un troisième.

Ils avaient volés son épée. Il remarqua que les hommes avaient été décapités, il récupéra de justesse son épée d'entre les mains d'un mongol. Jean ne se servait que d'un bâton avec deux pièces de métal à chaque extrémité.

« Pourquoi ne pas les tuer » dit le chef.

« Parce que les mongols n'abandonnent jamais les blessés et que les blessés ralentissent les mongols »

« Tu as raison étranger. »

La technique de Jean était bonne quand un tiers  environ des hommes revinrent en boitant ou en se tenant la tête, le chef des mongols décida de lever le siège pour aller vers d'autres villages plus propices et surtout plus facile.

« Les dieux sont avec nous. » Dit le chef du village

« Pour l'heure vieil homme dit l'un des guerrier survivants mais ils reviendront plus nombreux et ils attendront que vous n'ayez plus rien à manger puis ils vous ferons périr dans des affreuses souffrances, il faut partir dès demain. »

« Mais ou irons-nous ? »

« Vers l'Ouest puisque les mongols  vont vers l'Est, c'est Pékin, qu'ils veulent. »    

« Et ils l'auront dit Aziz alors ils deviendront chinois. »

Plusieurs hommes indiquèrent qu'Aziz était fou .

« Fol est celui qui annoncent trop tôt » dit Jean

 

Publié dans Recits

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