Jean le Templier 14

Publié le par maybruce

Le voyage de retour se poursuivait lentement, les bandes mongoles étaient nombreuses. Ils franchirent la grande muraille pour entrer dans un pays en guerre.

« Mais que veulent ces mongols. » dit Amiray   

« Et bien dit Maitre Aziz, ils veulent de nouveaux territoires pour leurs troupeaux, ce sont des nomades et peu leur importe les cultures, ils seront vaincus seulement s'ils se fixent et se mettent à cultiver la terre. »  

« Ah bon »

Ils arrivèrent dans une petite bourgade pour la nuit, celle-ci était légèrement fortifiée à l'aide d'une palissade, Jean qui connaissait un peu le chinois dit au chef, moitié en signes, moitié en paroles que cela n'arrêterait pas les mongols. »

« Que pouvons nous faire ?. »

« Prendre des grandes perches effilées ou des rames et dessus nous pouvons y attacher des faux et faire un mur de ces perches, ainsi ils ne pourrons passer. »

« Mais qui êtes-vous étrangers ? »

Jean leurs expliqua qu'il était un moine combattant ou qu'il l'avait été quand le chef regarda bizarrement Aïcha. »

« Etranger, toi qui connais la guerre, veux-tu organiser la défense, nous te donnerons de l'or et cinq sacs de riz, ainsi que du Thé »

« Je ne sais ce qu'en pensent mes compagnons. »

« Sont-ils aussi de valeureux combattants. »

« L'un deux l'est »

« Le vieux, j'en suis sûr. »

« Oui »

Jean décida très vite de réduire la surface des fortifications.

« Mais nous aurons notre maison détruite. » Dirent les habitants .

« Certes, mais vous garderez votre vie, seul un mur de lances peut arrêter les cavaliers. »

« Mais nous n'avons pas d'armes ? »

« Si » Jean leur montra le fléau, la faucille ainsi que les bâtons.

« On raconte dit Jean que DA-MO (Bodhidharma) a appris aux moines à combattre, rendez vous demain au lever du soleil. »

L'arrivée des étrangers fît un grand remue ménage, certains étaient pour, d'autres contre. Maitre Aziz était appelé « le Vieux », Jean « Le moine » et Amiray «  celui qui soigne », les mauvaises langues disaient même : « Celui qui essaie de soigner. ». Aïcha était surnommée «  La belle étrangère ».

Les jours passaient et la construction avançait, Aziz avait fait édifier un fossé, une butte en terre munie de pieux acérés, il faisait même fabriquer des boucliers en bois.

« Ce sont des archers remarquables et c'est de là que viendra le danger ; il leur montra l'antique technique de la tortue. »

« Bonne idée étranger,dit le chef, chez nous la tortue est symbole de longévité. »

Mais une partie de la population renâclait et cherchait un prétexte pour éloigner les étrangers et c'était principalement ceux qui habitaient loin des fortifications.

Amiray avait en une ou deux semaines trouvé quelques conquêtes faisant des jaloux aussi un jour il tomba dans une embuscade tendue par des amis jaloux.

« A moi, venez vite. »

Sept ou huit hommes se saisissaient de lui  pour le dépecer, en une minute à peine jean arriva.

« Laissez cet homme. »

« Nous allons vous tuer les étrangers. »

Le bâton de Jean frappait à une vitesse stupéfiante et en une minute tous se retrouvèrent à terre.

« Il est allié au dragon, partons » dit l'un des hommes.

Il fût convenu qu'Amiray n'aurait le droit qu'aux veuves ce qui réduisit son choix.
Il fût également convenu que les maisons seraient reconstruites par tout le village après le départ des mongols.

Publié dans Recits

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