JEAN LE TEMPLIER 13

Publié le par maybruce

 

Maitre Aziz montra à Aïcha et à Jean les caractères chinois.

« Mais c'est du chinois. » Dit Amiray

« Evidemment. »

« Ah oui, nous sommes en Chine. »

« J'ai une grande nouvelle à vous annoncer, Jean va suivre une formation dans un temple Shaolin. » Dit maître Aziz

« Mais je ne pourrais le suivre » dit Aïcha.

« En effet, mais ton temps sur terre est moins compté qu'il n'y parait et Jean pourra te soigner à son retour. »

« Et nous, qu'allons  nous faire ? »

« Toi Amiray, tu apprendras la médecine chinoise et Aïcha l'écriture, nous reviendrons chercher  Jean dans quatre vingt dix jours. »

« C'est long. » Dit Jean.

« Très long »  renchérit Aïcha. 

« Tu verras, c'est comme les templiers, ce sont eux aussi des moines guerriers sauf qu'eux se contentent de défendre leur monastère. »

Jean n'appréciait pas le monastère, les moines se moquaient de lui et profitaient de son inexpérience au cours des combats à mains nues, mais il comprenait assez vite les bases. Il pratiquait aussi la gymnastique taoïste et la méditation. Les maîtres avaient bien du mal à lui enseigner en mimant, mais ils utilisaient la télépathie .Les  jours passaient, les semaines aussi. Jean avait l'impression d'être dans un trou noir il lui semblait qu'une éternité était passée et que le séjour était cauchemardesque, déjà quarante jours de passé  il décida de partir dès le lendemain sans attendre les neufs semaines nécéssaires pour retrouver  pour retrouver Aïcha.

L'Eveil le surpris en pleine nuit dans cette année 1195, il avait trente six ans, le lendemain matin ses collègues regardaient avec effarement son sourire radieux.  Le maître émerveillé constata qu'il gagnait tous ses combats. Il expliqua aux autres que pour gagner il fallait beaucoup pratiquer puis oublier tout alors ce n'était plus la personne consciente qui pratiquait. Mais auparavant il fallait apprendre.

Jean suscitait une énorme jalousie, à la fin du quatre vingtième jour le maître dit qu'il n'avait plus rien à lui apprendre et qu'il pouvait faire ce que bon lui semblait.

Il retrouva avec joie Aïcha, ils ne quittèrent pas le lit de trois jours.

« Je suis guérie » Dit Aïcha à la fin troisième jour. 

« Tu as voyagé vers l'Orient pour trouver la lumière dit Maitre Aziz à Jean, maintenant que tu l'as trouvée ils nous faut reprendre le chemin inverse. »

« Ne devrions nous pas attendre un peu, les mongols envahissent la Chine et une puissante muraille nous protège j'aime bien ce pays pourtant. »

«  Et moi je veux retourner dit Amiray, j'ai peur de me faire tuer. »

Ils partirent donc.

« J'espère  que la croisade est finie dit Aïcha. »

« Sans doute, mais de nouvelles se préparent mais tout a une fin même les croisades. »

Ils voyagèrent prudemment se servant de leurs facultés pour ne pas se faire remarquer. Ils amenaient de grandes quantités de riz et de thé. Aziz choisissait soigneusement les endroits.

« Amiray, il n'est pas prudent de voyager seul pendant que nous campons. »

« Mais nous n'allons pas assez vite, nous voyageons à peine quatre heures par jour. »

« Patiente, bientôt nous allons rejoindre les convois des routes de la soie, ils sont de plus en plus armés. »

Les mongols n'étaient pas  intéressés par la route de la soie, mais par la Chine elle-même.

« Mais que vont-ils faire quand ils auront envahit le pays. »

« Et bien se fixer et n'être plus nomade. »  

« Mais s'ils décident d'envahir l'Europe que pouvons nous faire. »

« Rien, ils sont plusieurs centaines de millions avec la Chine, si le goût du nomadisme les prends dans cinquante ans nous serons tous Chinois. »

Publié dans Recits

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