JEAN LE TEMPLIER 4

Publié le par maybruce

« Quand nous pénétrerons dans l’antichambre, je te prierais d’enlever tous tes métaux. »   

Puis il ajouta/

« Rien de ce qui rappelle la guerre ne doit pénétrer dans la demeure de l’alchimiste. »

Jean s’exécuta et ôta sa côte de mailles.

« Le soir tombe, il faudra te restaurer avant l’épreuve. »

« L’épreuve. »

« Prends des forces d’abord, rassure toi rien de violent ne peut se produire dans cette demeure, il s’agira de l’épreuve de l’amour. »

Jean remarqua des roses dessinées sur le mur.

«  Au fait, je me nomme Aziz (St germain, Bruce) que remarque –tu dans ces dessins ? »

« Il y a trois rangées de pétales. »

« Bien, mais encore ? »

« La première rangée compte trois pétales, la deuxième six, et la troisième neuf. »

«  L’épreuve de la rose sera pour plus tard, saches cependant que chaque rangée indique un monde de manifestation ou plutôt d’émanation. »

« Mais. »

« Tu poseras des questions plus tard à toi-même, en communication avec d’autres, mais mange donc. »

Jean ne se fait pas prier, le repas était simple ; des céréales concassées, du vin et un gâteau au miel et aux pétales de roses.

« Maitre, dit Jean en quoi consiste l’épreuve de la rose. »

« Et bien il s’agit de l’épreuve de l’amour, derrière cette porte se trouve une belle jeune femme Aïcha, son nom signifie l’âme ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

Puis il continua

« Ton épreuve consistera à donner de la jouissance à Aïcha. »

« Mais maître cela est impossible je suis Templier. »

« Si tu ne le fais pas Aicha mourra, à toi de choisir. » 

« Mais, je serais obligé dans ce cas de quitter le temple. »

« Sans cette bataille, tu le quittais de toutes façons, attention elle ne vas pas t’aider, elle déteste l’acte charnel, non seulement tu devras abandonner ta promesse mais tu devras amadouer Aïcha. » 

Sans plus de discours, il ouvrit la porte et le poussa dans la pièce.

« Bonne chance templier. »

Aïcha l’accueilli froidement.

« Je sais pourquoi vous êtes ici, mais je préfère mourir. »

« A votre guise, je suis templier et donc moine guerrier, je n’ai nullement l’intention de vous forcer, les avances ne peuvent venir que de vous, je n’ai rien à gagner et vous avez tout à perdre. »

AÎcha se radoucit.

« Bon discutons Templier, êtes-vous  prêt à m’aider, j’ai peur. »               

« Peur de mourir. »

« Non, mais d’être touchée. »

« De quel évènement cela provient-il et y en a-t-il un ? »

« Oui Jean, c’est bien votre nom, il y a cinq ans de cela mon unique amour a été tué et depuis ce temps là je n’ai plus le goût à la vie, seul maître Aziz me donne un peu de réconfort avec ses enseignements, je ne suis déjà plus de ce monde. »  

« Qui a tué votre amour ? »

« C’est un affreux personnage appelé Hymbert le boucher. »

« Nous sommes fait pour nous entendre Aïcha, » il lui conta longuement l’histoire d’Héloïse.

« En fait vous êtes la seule personne qui  peut me ramener dans le monde. Est-tu prêt ?. »

« Je le suis en souvenir d’Héloïse. »

« Je t’autorise à faire de moi ce que bon te semble. »

 

Publié dans Recits

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