JEAN LE TEMPLIER 1

Publié le par maybruce

 

 Sud de la France : 1177

« Jean si tu ne t’entraînes pas, quand seras-tu armé Chevalier?. »          

« Le métier des armes ne m’intéresse nullement père. »

« Pourtant tu vas bientôt avoir vingt ans, tu ne sais pas tenir l’épée, ni la lance, alors il ne te reste plus qu’à rentrer dans les ordres. »

« Dieu m’en préserve père. »

« Que veux-tu faire alors homme de loi?. »

« Oh non pas homme de loi. »

« Pour un fils de noble, il n’existe que trois solutions, les armes, l’église ou la loi »

« Je veux devenir marchand et me marier avec Héloïse »

« Héloïse n’est pas noble. »

« Mais ne peut-on pas anoblir son père  »

« Si tu le veux, mais que choisis-tu les armes ou les ordres... »

« Je ne sais père, je ne sais. »

« En tous les cas je n’ai plus le temps, un brigand, un filou met la région à feu et à sang, et je dois le combattre. »

« Qui es-t-il? »

« Il s’agit de Hymbert le boucher, un fils félon d’un baron du limousin. »

« Je n’en ai point peur père. »

« Tu devrais bien, réfléchit, nous reviendrons ce soir, en avant. »

Le jeune homme richement habillé de vert monta sur son destrier arabe et comme tous les jours il se rendit chez la douce Eloise habitant à une demie lieue du manoir familial.

            Une fumée au loin l’inquiétait et cette fumée devenait de plus en plus dense au fur et à mesure qu’il se rapprochait du village où habitait Héloïse. Son père était un riche marchand qui transportait de l’encens et des étoffes entre la terre Sainte et la Provence. Ses doutes devinrent de plus en plus sérieux  au cours de sa progression. A l’orée du village il vit les premiers cadavres, Héloïse était-t-elle en vie?.

            « Monseigneur, Monseigneur. »

Une servante d’Héloïse le hèlait cachée derrière un chêne vert

« Que se passe-t-il?. »

« Ils sont tous morts. »

« Et Héloïse. »

« Violée par Hymbert puis étranglée. »

Il fît volte face et disparu dans la forêt. Quelques jours se passèrent. Jean avait l’impression d’avoir perdu la raison ainsi que toutes les raisons de vivre. Il ne mangeait plus, il ne dormait plus, ne s’habillait plus, puis un soir il pénétra dans la grande salle.

« Viens te restaurer mon fils. »

« Père, je veux venger Héloïse puis je veux entrer dans les ordres. »

« Il te faudra choisir. »

« Non je ne veux pas choisir. »

« Il ne te reste plus qu’à devenir Templier, tu seras moine et tu seras soldat à moins que ce ne sois le contraire. »

« Dès demain j’apprendrais le métier des armes. »

« Bien je mettrais donc « Capucin » à ta disposition. »

Capucin était un noir ramené des croisades on ne savait pas son nom alors on l’avait surnommé Capucin à cause de la couleur de sa peau rappelant celle d’un capuchon de moine c’est à dire marron clair, c’était le meilleur maître d’armes de la région.

« Jean toi vouloir que je tues Hymbert. »

« Non il n’accepterait pas car il connait ta réputation mais entraîne moi en secret. »

« Oui Maseigneur. »        

Capucin avait un peu de mal avec l’occitan.

« Alors commençons par l’épée. »

Capucin fabriquait lui même ses épées car il était aussi un habile forgeron. Ses armes étaient courtes et légères.

« Vous divez vous approcher tout prés  »

De plus il apprenait le combat avec une épée dans chaque main et apprenait une gamme de parades invraisemblables.

« Voila ma seigneur vous croiser les épées pour éviter les coups du haut pour les coups sur le côté vous devez être presque aussi fort à droite qu’à gauche.. Jean était gaucher.

«  C’est un avantage les bras gauchers sont plus difficiles à arrêter. »

Jean s’entraîna durement durant deux mois il appris la masse d’armes, un peu d’épée à deux mains que n’aimait pas Capucin puis la lance que n’aimait pas Jean , un autre instructeur lui appris l’arc et l’arbalète, il s’entraîna aussi avec des mannequins sur pivot.

 

 

Mais il se trouait tandis que « capucin » riait.

« A ma seigneur pas assez rapide. »

« Mon casque est plein de bosses et il y a des trous dans la côte de mailles »

Jean préférait l’épée et il avait des dons réels »

« Ma seigneur, s’y t’y prends l’épée, t’y peux tuer l’Hymbert, mais avec l’épée seulement »

«  Je lui envoie un parchemin d’injures et je le provoque en duel » Et il pris sa plume d’oie.

«  Hymbert, horrible suppôt de Satan, créature infernale, je t’attends dès le jour nouveau qui sera ton dernier jour et quand tu agonisera je te dirais qui je suis. »  

« Que fais-tu Jean » dit son père     

« Je veux tuer Hymbert »

«  Trop tard, nous avons massacré sa troupe, mais il s’est enfui avec quelques dizaines d’hommes  et il est sur le chemin de la terre sainte » Dit le père

« Alors dès demain je serais templier »

 

Publié dans Recits

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