La fin de Jean

Publié le par maybruce

Reportons nous au Guatemala au début de 1970. La guerre froide faisait rage et le commandant Ruiz s’en donnait à coeur  joie. Tandis que Jean se cachait et avertissait les paysans du danger quand il le pouvait.
La guerre allait durer vingt ans de 1954 à 1974 environ et les américains en étaient en partie responsables et le président Nixon en particulier. Ruiz était manipulé par la CIA aussi il agissait un peu partout en Amérique Latine Nicaragua, Bolivie, Argentine et Chili en tant que conseiller, il était l’exécuteur des « Basses Œuvres », il était même parfois employé à contre emploi en aidant à démanteler le cartel de la drogue en Colombie c’est ainsi qu’il sauva un jeune Colombien « appelons le Pablo » qui devint par la suite son « ange gardien ». Les années passaient et les dirigeants américains commençaient à s’inquiéter  des méthodes brutales et sadiques du commandant Ruiz pourtant en retraite. Pour tout dire il était de plus en plus indésirable depuis l’arrivée de Bill Clinton au pouvoir et la CIA  le surveillait directement. De plus il était aussi indésirable au Guatemala avec les nouveaux régimes plus démocratiques.

Le commandant Ruiz avec sa bande revint pourtant au Guatemala avec une idée en tête, supprimer Jean le chamane qui vivait tranquille depuis des années avec Xuikeria sa compagne. Jean paraissait toujours aussi jeune bien qu’il soit né en 1940. La nuit il rendait visite à Catherine dans l’autre monde et aux Mayas bloqués entre les deux mondes. Jean agissait sur plusieurs mondes à la fois, aussi il se cachait poursuivi par l’implacable Ruiz qui le pourchassait sans relâche. Ruiz était lui-même poursuivi par la CIA  qui voulait le canaliser voir le supprimer pour éviter qu’il ne parle ou prenne des initiatives trop voyantes aux yeux de l’opinion publique. Mais Jean était insaisissable car il devinait à l’avance l’arrivée de la petite troupe de Ruiz qui se réduisait au cours des mois car les agents américains les supprimaient un par un, il n’en restait plus que cinq.  Quand Ruiz captura Xukeria il exultait, il sautait de joie quand un agent américain arriva, « appelons John car il vit encore ». C’était le contact privilégié de Ruiz au cours des vingt dernières années.

« Ruiz que compter vous faire de cette femme ? »

« Mais je vais la faire parler. »

« Comment allez-vous vous y prendre. »

« Je vais la coucher sur un lit de braise et elle va parler je vous dis. »

« Certes, mais elle ne pourra nous conduire à Jean, sans guide impossible de s’y retrouver dans la jungle. Il faut employer l’électricité car nous ne sommes plus dans l’antiquité ou  bien ne faites rien faites passer le message à Jean et dites que vous la tuerez s’il ne s’est pas rendu avant demain. » 

« Mais il va savoir où elle se trouve et il va la délivrer. »

« Voyons , vous avez cinq hommes lourdement armés et j’ai moi-même trois agents à proximité, ils sont très expérimentés, il ne peut s’introduire seul dans la maison, il ne viendra pas en bande car cela signifie la mort de Xukeria, vous avez gagné. » 

«  Mais non vous ne savez rien, il devient invisible quand il le veut cela fait trente ans que je le pourchasse vous savez. »

L’américain sorti et téléphona.

« Les fleurs sont coupées » cela signifiait que l’on devait supprimer Ruiz de plus en plus incontrôlable, mais quand il revint dans la maison Pablo l’attendait.

« John, vous allez nous suivre, vous êtes désormais notre prisonnier, Ruiz veut Juan, vous ne pouvez l’empêchez. »

«  Et vous le pouvez-vous. »

« Non, je peux seulement empêcher les massacres. »

« Mais vous êtes désormais en sursis, que vous me tuez ou non. »

« Je le sais depuis longtemps je vous surveille. »

« Mais comment pouvez-vous rester avec Ruiz vous une ancienne victime du cartel. »

« Ruiz m’a sauvé d’une mort certaine. »

« Vous êtes bien le seul »

« Oui, et depuis je veille sur lui donnez moi votre arme. »

« Bien, mais évitez le pire. »

Ruiz tournait autour de Xuikeria attachée à une chaise.

« Tu vas me dire où est Jean, sinon. »

«  Mais je ne peux le dire, la forêt lui appartient, je suis bien incapable de dire où il est il se déplace. »   

«  Il se peut qu’elle ait raison dit Pablo. »

« Bon, dans ce cas nous allons nous y prendre autrement, allons dans ce paisible village dans la forêt. »

Le petit village comportait quelques familles, Ruiz sépara les hommes, les femmes et les enfants, puis il attacha les hommes à des arbres. »

« Voila, dit-il a Xuikeria , tu vas partir maintenant, si dans deux heures tu n’est pas revenue avec Juan, je ferais brûler un par un les habitants du village en commençant par les hommes, j’ai suffisamment d’essence, tu as deux heures, pas une minute de plus. »

« Juan, sera là bien avant dit Pablo. »

« Comment le sais-tu »Dit Ruiz.

« Il ne peut laisser faire ces massacres. »

« Dommage, que je n’y ai jamais pensé avant. »

« C’est normal dit John le prisonnier, vous pensez que Juan avait aussi peu de scrupules que vous. »

« Une parole de plus et vous êtes un homme mort. »

« Si je meurs vous aussi, vous avez intérêt de me garder en vie pour gagner du temps. »

« Taisez-vous Juan arrive. »

« Juan arrivait en effet, bras  dessus, bras dessous avec Xukeria sa compagne. »

« Alors commandant Ruiz c’est vraiment aujourd’hui mon dernier jour sur cette terre. »

Juan leva les bras.

« Venez à mon secours les Mayas. »

On entendit un grand battement de tambours et des milliers d’hommes sortirent du néant. »   

La petite bande de Ruiz s’enfuit, Ruiz vida sa kalachnikov sans effet apparent sur les hommes bariolés. »

«  Illusion, tout ceci n’est qu’illusion » dit Ruiz.

 Xukeria braqua sur lui un vieux fusil.

« Ceci, n’est pas une illusion donne moi ton arme. » dit Xukeria.

« Juan voici le couteau sacrificiel des Mayas., c’est à toi de tuer Ruiz, il faut que tu lui coupes la tête. »

Il ne répondit pas. 

« Le couteau va être enterré à jamais, les mayas vont suivre le cours normal des réincarnations ce couteau ne peut plus tuer, poussière tu retourneras poussière. » 

Le couteau s’effrita et rouilla sur place.

« Partons Xuikeria, laissons Ruiz à son sort. »   

« Pas si vite j’ai un revolver. »

Il tira et tua Juan, Xuikeria ne pût rien faire car la kalachnikov était vide et elle mourût elle aussi. » 

Seul Pablo n’était pas parti, il avait délivré les villageois.

« Vous voyez Juan est venu assez vite pour vous sauver. »   

« Commandant Ruiz partons nous ne sommes plus que tous les deux , ce Juan n’étais pas ordinaire vous ne pensez pas. »

« Mais il est mort maintenant pourquoi partir. »

« Les villageois sont furieux et veulent vous tuer, les américains viennent de supprimer vos derniers hommes, des milliers de Guatémaltèques veulent votre peau, voici les quelques raisons de partir et vite. » 

John vit les cadavres de Juan et de Xuikeria.

« Je ne comprends pas ce qu’il voulait à ce Jean c’étais un paysan ordinaire qui jamais rien fait et qui n’étais même pas communiste, c’était un homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire mais il avait vraiment tourné la tête de Ruiz, il nous reste plus qu’à l’abattre.

La traque se poursuit depuis cinq ans dans tous les pays d’Amérique  latine. Ruiz s’est réfugié à Cuba  avec Pablo l’ange gardien, les cubains ne savent pas qui il est, il passe pour un vieux Colombien victime du Cartel et de ces satanés Americains.       

     

 

         

Publié dans Recits

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