Catherine 5

Publié le par maybruce

Henri réfléchissait il savait la communauté condamnée, soit par l’usure, soit par la gendarmerie mais il ne voulait pas contrarier Catherine. C’était promis ils se rencontreraient à mi-chemin soit à Tulle ou bien à Limoges. Anne-Marie était scandalisée

« Mais tu te rends compte elle n’a pas encore quinze ans. »

« A quoi bon, elle n’atteindra peut-être pas sa vingtième année. »

Il faisait froid, ce matin sur le quai de la gare de Limoges, ce jour était le 8 janvier 1968, le froid empêchait les rapprochements amoureux en plein air et Luc n’avait pas encore vingt et un ans, ce qui rendait la location d’une chambre d’hôtel problématique, cette fois-ci Luc avait emprunté la vieille deux chevaux de la communauté.

« Et si nous passions une semaine au pays. »

« Oui bonne idée. » Dit Catherine.

Ils partirent en chantant sur les routes froides du Limousin

« Je téléphonerais demain à mes parents. » Promis Catherine.

En arrivant ils constatèrent que deux Estafette de la gendarmerie était présente. Ils voulurent fuir mais un barrage de gendarmerie les attendait à quelques kilomètres.

« Nous n’avons rien à nous reprocher après tout. » Dit Catherine.

« J’espère. » Dit Luc.

Le commandant de la gendarmerie ne croyait pas les explications du groupe de huit personnes de la communauté des abeilles.

« Mais nous ne savions pas que c’était une plante interdite, quelqu’un nous a dit que c’était excellent pour produire du miel. »

Mais ils s’en tirèrent finalement au bénéfice du doute, car il n’y avait aucun commerce et pas de flagrant délit. Catherine franchit la porte d’un coeur léger.

« Non vous restez ici, vous êtes mineure et vous n’avez aucun lien de parenté avec les membres de cette communauté de hippies, nous devons vérifier votre identité au fichier des personnes disparues.

« Mais je ne suis pas disparue, téléphonez donc à mes parents. »

Affreux concours de circonstances Henri et Anne-Marie n’étaient pas présent le soir.

« Personne ne réponds chez vos soi-disant parents, nous avons fait nos recherches, vous êtes Guatémaltèque, je me disait aussi avec votre accent. » Dit le commandant de gendarmerie. »

Le lendemain à six heures deux agents de la D.S.T sonnèrent à l’appartement de Henri et d’Anne-Marie.

« Suivez moi, raison d’état. »

Le commandant de la D.S.T. après quelques heures d’interrogatoire finit par compatir.

« Certes à votre place j’aurais sûrement fait la même chose que vous, mais Catherine doit être extradée c’est inévitable je peux seulement vous éviter des poursuites judiciaires vous allez être au secret durant un ou deux mois puis Catherine partira c’est inévitable même de Gaulle ne peux rien. »

Ils passèrent quelques mois en résidence surveillée, sur une île de Bretagne, Catherine fût rapatriée à Paris car la leucémie repartait de plus belle.

« Que faire mon général. »

« Et bien faite la mourir officiellement et officieusement rendez-là à ses parents d’adoption enfin vous n’êtes pas à un mensonge près dans les services secrets. »

« Bien mon général je vais annoncer la nouvelle aux parents. »

 Hélas, Catherine venait de mourir. Elle s’élevait au dessus de son corps

« Mais je ne suis pas morte » Pensa-t-elle.

Elle aperçue une forme à côté d’elle un indien, elle savait que c’était Jean.

« Je suis venu comme promis. »

« Alors, nous allons nous revoir?. »

« Oui, mais tu peux aller seule dans le tunnel, pour me rejoindre il suffira de penser à la vallée. »

« Mais comment saurais-je que tu est là? »

« Et bien le temps n’est pas le même et nous nous rejoindrons tu verras. »

 

 

 

Publié dans Recits

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