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Jeudi 15 novembre 2007

DUO SUR CANAPE

                                                    

Dans la cuisine de l’Hacienda du bout du monde, Juanita et la vieille indienne au nom imprononçable que tout le monde appelait « Nora », préparaient le petit déjeuner. Le soleil inondait la cuisine et les petits carreaux de couleurs se reflétaient sur le pavé. Aujourd’hui était un nouveau jour. Juanita la jeune indienne au visage rond, aux cheveux noirs corbeau , mais au visage sévère et serré préparait le café »

« Et dit donc Juanita il faudra monter le petit déjeuner chez M.Riberio »

« Mais je »

« Il n’y a pas de mais, il ne te mangera pas »

«  J’ai peur » répondit-elle  

« Il tient absolument à ce que ce soit toi qui monte la boisson, car il tient à faire ta connaissance »

« Mais pourquoi moi, je ne le connais pas »

« Oui mais lui t’a vu, en faisant sans doute quelques magies, il veut te voir ne le déçois pas » 

Juanita monta en tremblant les escaliers, elle avait bien du mal à tenir le plateau, la petite cuillère tintait contre le bord de la tasse. L’esprit de Juanita tournait à plein régime. Et s’il me jetait un sort ? S’il m’ensorcelait ou pire me transformait en esclave par le pouvoir de sa magie. Rassemblant tout son courage, bien décidée à redescendre les marches  elle arriva enfin devant la pièce. La porte s’ouvrit d’un coup.

« Entre Juanita, et ne crois  pas tout ce que tu as pu entendre sur moi »

Mais c’est impossible comment sait-il ce que je pense. La terre trembla, elle ouvrit la bouche comme une carpe gobant des lentilles d’eau. Tout tremblait autour d’elle, ses jambes faillirent la trahir. Un jeune homme la regardait, ses yeux brillaient comme des braises, bien qu’ils fussent noirs. Et ses yeux reflétaient une immense compassion. Son sourire avait la douceur d’une rivière de plaine. Sont teint était mat et ses cheveux noirs de jais.

« Je t’attendais Juanita, je t’en prie n’ai pas peur, je suppose que tu t’attendais à voir un vieux sorcier effrayant avec un grand nez crochu et que finalement tu es bien contente de voir un jeune homme »

Elle éclata de rire, soulagée

« Mais comment savez vous tout cela »

« Oui tu te demandes comment je lis dans les pensées et bien tout d’abord parce que tu le veux bien et deuxièmement parce que nous sommes en harmonie. Assis toi un peu, reste, je t’en prie, oh que tu as de belles jambes Juanita »

Elle rougit, elle s’assit sur le bord de la chaise. Riberio lui caressait le visage, une partie d’elle voulait partir, mais une autre partie plus forte la retenait. Riberio l’embrassa sur la joue, qu’elle douceur, elle entrouvrit ses lèvres malgré elle. Un frisson imprévu la parcourait des orteils à la racine des cheveux, ce fût lui qui pris l’initiative du baiser, et elle y pris un grand plaisir, elle agissait malgré elle.  

Non Juanita, je ne profite pas de mes pouvoirs, notre rencontre était programmée»

Ses mains doucement se faufilaient sous le chemisier bleu de Juanita

«  Je sais, tu as peur de ne rien ressentir, comme tous tes autres contacts physiques avec les hommes, mais cette fois tout se passera bien, tout se passera pour le mieux, fixe mon regard, perds toi en lui, jusqu’à ce que tu ne puisses plus le faire, jusqu’à ce que tes yeux se ferment d’eux mêmes, laisse filer tes pensées, laisse agir ton corps, tout se passera bien, nous avons tout notre temps, j’ai prévenu Nora la matinée est pour nous, rien que pour nous »

 Dans la chambre voisine, Isabel se réveillait, le prêtre Emmanuel était à côté d’elle. Elle se trouvait dans un état paradoxal, elle se sentait très détendue par sa nuit de plaisir et elle se sentait triste à la fois, comme si elle sentait qu’Emmanuel allait lui échapper. Et c’est ce qu’il allait faire bientôt. Elle se leva avec l’aisance d’un félin, elle était nue. Elle s’habillait avec grâce tout en fixant la chaise où le prêtre avait laissé ses habits.

« Ah, je ne comprends pas, pourquoi portes tu toujours ta soutane « 

« Question d’habitude, Isabel »

« L’habitude cela te perdra un jour »

« Quelque chose ne va pas, tu es bien morose, t’ai je fais quelque chose, ou dit quelque chose qui ne te plairais pas » 

Isabel était incapable de mentir

« Non, mais je suis très inquiète, de Monterrey montent des bruits et des rumeurs, et elles parlent de persécution envers les français et plus particulièrement les religieux, je pense que tu devrais t’habiller en mexicain, puis tu devrais parler le moins possible, vu ton espagnol, tu as un de ses accents»

«  Oh, je suis sur tu t'inquiètes pour rien comme d’habitude toujours aussi anxieuse »

« Non cette fois ci, mon inquiétude ne provient pas des récoltes, ou bien du cours du bétail, il faudra te cacher et Martine aussi (Le Wen, l’annamite baptisée Martine »

« Martine sans son habit de religieuse, mais tu n’y penses pas »

« Qu’en pense Bernardo »

«Il dit que c’est un pays de sauvages, toujours en guerre ou en révolution.Je suis sérieux Emmanuel « 

«  Viens faire un câlin, nous aviserons plus tard »

Elle répondit que le temps pressait. Elle partit chercher une cache pour ses invités Emmanuel et Martine en cette belle matinée de printemps. 
Juanita se réveillait quelques heures plus tard, elle se précipita hors du lit.

 

par maybruce publié dans : Recits
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Mercredi 7 novembre 2007

« Et alors »

"A ce pauvre Monsieur Bernardo, il en a eut bien des malheurs, pour commencer il y a eu cette chute de cheval quant il avait dix ans, depuis ce grave accident il a de toutes petites jambes.

Et il a eut bien du mal à marcher, de plus ses parents sont morts il y de cela maintenant trois ans, alors Isabel est revenue, elle qui avait disparue depuis presque vingt ans."

«Ah je comprends Isabel est l’amante cachée de M.Bernardo» 

« Non, pas du tout, tu vois, ici tout est bizarre, attention tiens toi bien, ce n’est pas son amante, Isabel est la mère de M.Bernardo."   

« Mais tu viens de me dire que ses parents étaient morts il y a trois ans »

« C’est la mère cachée elle a eut M.Bernardo quand elle avait quinze ans quelques mois, les parents sont partis à Monterrey, puis ils sont revenus avec un enfant, un bébé, mais Isabel est restée quelque temps, puis elle est revenue vivre dans une petite maison près d’ici, près de l’hacienda, de toute façon la mère de Bernardo ne pouvait pas avoir d’enfant. Le père en pinçait pour la petite Isabel, il a continué à la voir des années et des années après dans la petite maison » 

« Mais ils n’ont pas eu d’autres enfants »

« Je ne sais pas, peut être ont-ils été voir un chaman pour empêcher les naissances, peut être ne pouvait elle plus en avoir, dans ce cas même les chamans ne peuvent rien sauf peut être le grand sorcier, le grand Riberio »

« Je ne sais pas si c’est son vrai nom, le Français le nomme Jean »

« Qui est le Français ? »

«  C’est un prêtre, un curé, il est resté ici après la défaite des troupes françaises, il se trouve bien, que demander de mieux, les repas sont bons le vin gouleyant et puis il y a ses deux femmes  « 

« Quoi, s’exclama Juanita, un prêtre qui a deux femmes, de mieux en mieux, mais quelle maison, mais au fait je ne suis pas curieuse, enfin si, il faut bien l’avouer, qui sont ces deux femmes ? »

«  La première c’est Isabel, tu t’en serais doutée,  elle peut ensorceler tous les hommes qu’elle veut, qui peut résister aux charmes d’Isabel »

« Mais tu m’as parlé de deux femmes »

« Oui la deuxième c’est l’annamite, l’indochinoise si tu préfères, c’est la religieuse qui viens faire des soins au pauvre M.Bernardo »

«  Quoi en plus une religieuse, mais quelle maison, ce n’est pas possible »

« Je ne crois pas qu’ils soient passés au lit, mais le curé il est bel et bien amoureux de la religieuse »

« Mais que dit Isabel »

« Elle fait semblant de ne rien voir, mais elle est triste, imagine, une si belle femme qui n’a pas connu d’amour vrai, elle a connu seulement le plaisir, et puis une si bonne personne, elle a beaucoup de respect pour les petites gens comme nous, ici nous sommes tranquilles et bien payés sans trop travailler, et de plus nous ne risquons être attaqués par les Apaches »  

«  Ah bon et pourquoi ? »

«  Ils ont bien trop peur de la magie de Riberio, ici c’est vraiment spécial, il faut s’y faire.. Riberio leur donne de temps en temps une tête de bétail aux Apaches ainsi ils n’ont pas de raisons de piller l’hacienda, c’est un grand chaman, toutes les haciendas de la région ont été pillées sauf la notre  »

« Ce Riberio est-il indien »

« Non, mais de toutes façons personne ne sait d’ou il vient, il est venu un jour il y a de cela un an, il prétendait venir d’une tribu Hopi, tu sais les indiens du Nouveau Mexique. Les Hopis se sont tous des sorciers, ils sont habillés de blanc, c’est un fameux guérisseur Riberio, l’autre jour par exemple, je suis tombé dans les escaliers, et j’avais une entorse, il a posé sa main et puis ... tout a disparu, comme une vessie de porc crevée, il a regard, un regard qui vous déshabille »  

« Je ne sais pas si je pourrais le supporter »

«  Non ce n’est pas ce que tu crois, il ne déshabille pas les corps, seulement les âmes »

« Alors s’il est aussi fort que le grand chaman Jésus pourquoi n’a-t-il pas pu soigner M.Bernardo »

«  Il soigne certes mais il ne fait pas de miracles, si les jambes sont courtes, il ne peut pas les rallonger, mais quand même M.Bernardo ne quittait pas son fauteuil, il a quand même réussi à le faire remarcher, il a mis des bouts de bois, il lui a fait faire des mouvements »

« Comme les rebouteux »

« Non Riberio a dit que c’était un métier qui n’existait pas encore, puis il a dit à M.Bernardo ; tu feras peut être ce métier plus tard, je ne comprends pas très bien ce qu’il a voulu dire »

« Oui de plus en plus bizarre cette Hacienda «  dit Juanita.

« Tu n’as pas peur au moins »

« Non, mais je suis curieuse, de plus je ne voudrais pas le rencontrer au fond d’un bois ce Riberio, et ton curé avec tout cela, il ose encore faire la messe »

Non mais pour qui la ferai-t-il ? Il est porté disparu pour les français »

« Mais il fait bien encore les confessions » 

 « Oh tu sais il est mal  placé pour faire la morale, imagine que tu lui dises que tu dormes avec un homme avant de te marier, que veux-tu qu’il te dise, de toute façon pour nous les indiens ce n’est pas un péché et de plus il suit les enseignements de Riberio qui ne sont pas dans les idées très catholique. Moi cela ne me choque pas en tant qu’indienne, je trouve cela pas mal du tout que les indiens convertissent les curés, c’est le contraire d’habitude »

 

 

par maybruce publié dans : Recits
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Vendredi 2 novembre 2007

 

Le livre des transformations

 

Cet ouvrage se veut inclassable, il alterne l’aventure et la réflexion, et pourquoi pas, il induit une démarche initiatique. L’idée de base prend comme hypothèse la réincarnation. Le roman va donc prendre les vies des différents personnages dont les destins comme une immense toile d’araignée ou mieux comme un canevas va peu à peu décrire un paysage. Les histoires vont tisser un paysage non pas linéaire mais basé sur la loi de cause à effet, encore appelé le Karma. C’est aussi une sorte d’enquête policière dont l’action se situe dans plusieurs vies à plusieurs époques, ainsi l’histoire commence au Mexique vers 1860 puis se poursuit au Guatemala et en France en 1968 puis dans le Languedoc et en Provence au XIII eme siècle, puis elle continue son chemin hors du temps et de l’espace dans les Causses à Cologne et en Amérique Centrale, pour continuer dans un chemin sinueux et sans ordre apparent dans la Gaule au II éme siècle après Jésus Christ, puis dans le Vietnam du IX eme siècle après Jésus Christ. Le roman se veut fantastique au travers de ses différentes aventures il se veut initiatique également, ainsi nous suivrons l’épopée des Indiens d’Amérique du Sud, les Apaches les hopis et les Mayas ou plutôt leurs descendants au Guatemala, puis nous suivrons un autre peuple opprimé, il s’agira des cathares et plus particulièrement  les habitants du Languedoc dont la culture avancée et tolérante fût anéanti par l’église de 1209 à 1229 et bien après par la sinistre inquisition. Puis nos pas ou plutôt notre imagination qui sont les pieds de l’esprit nous conduirons en Amérique centrale et en Allemagne ou nous verrons la mystérieuse fraternité des Rosicruciens. Encore une invasion et nous nous retrouverons dans les tribus gauloises à la spiritualité celte mal connue, puis nous irons en Chine ce sera la cinquième époque , cela tombe bien car la dialectique taoïste chinoise est basée sur le chiffre cinq. Puis retour aux sources sur le mystérieux continent englouti de l’Atlantide  là ou tout a commencé pour les principaux personnages. Le livre est déconnecté ou peut paraître déconnecté de la réalité mais se voulant spirituel il ne s’enferme pas dans "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil" si nous pouvons nous permettre cette expression vulgaire. Il a une dimension spirituelle certes mais pour autant il n’enterre pas le côté sexuel, il ne nie pas la peur, la haine l’intolérance et la violence, car ces choses existent. Et nos personnages ne serons pas toujours sympathiques, ils le seront même de moins en moins, car tout évolue, la moralité  la spiritualité, la sexualité, la tolérance au travers des différentes incarnations au fur et à mesure que passent les vies comme tombent les feuilles, si une vie est une feuille il arrive un moment ou toutes les feuilles sont tombées et que l’arbre est un intermédiaire entre le ciel et la terre, il est à jamais , tel est le but final. Passons maintenant en revue les principaux personnages en partant de la première vie Mexicaine.

 

Le maître spirituel: Riberio qui est aussi Juan, Jean ou Johann dans différentes vies, il commença sa carrière d’enseignant spirituel en Atlantide, mal comme nous le verrons par la suite, mais au fil des incarnations il s’améliora il devint druide, Templier Rose-croix et Chaman guérisseur pour continuer actuellement son enseignement à partir du plan cosmique.

 

Isabel ou encore Catherine, Rosala et Rosine une vieille âme. Le premier nom est celui pris dans la tranche de vie Mexicaine. Elle est actuellement l’élève et l’assistante de Juan dans l’autre monde.

 

Citons également Bernardo, Mateo et le Pasteur Georges

 

Emmanuel, Peyre de Marseille et Kristen le Luthier, les trois noms étant une facette de la même âme personnalité, ami d’Isabel .

 

Juanita, Jueta, Gulietta et Clara , l’amie de Riberio au Mexique dans le premier nom cité.

 

Ricardo le mari d’Isabel.(Après Emmanuel)

 

Martine ou Le Wen devint la deuxième amante d’Emmanuel, Guillemette au moyen Age ce fût la belle-soeur de Jueta. 

 

Les personnages seront listés au début de chaque grande aventure, les noms mexicains servant de référence. Mais sans plus attendre, comme dans un film, le film d’une époque. Nous disons: Action.   

 

 

 

 

CHAPITRE  1

 

L’HACIENDA DU BOUT DU MONDE

 

 

 Isabel poussa la lourde porte en bois de l’hacienda, une vieille porte sculptée et patinée par le temps. Elle rentra dans le vestibule, les vieux murs de couleur ocre gardaient la fraîcheur. Dans la cuisine à côté elle entendit des voix, des commérages pensa-t-elle, mais qu’importe si les pensées sont des bourgeons , les paroles sont des feuilles mortes. Pour l’heure Isabel se sentait fatiguée après sa randonnée à cheval. Elle enleva son chapeau plat et dénoua son chignon d’un geste ample et rapide, ses cheveux jaillirent comme un vol de corbeau sur la campagne cotonneuse de brume. Isabel avait des cheveux noirs comme beaucoup de mexicaines, son teint était mat, son visage était arrondi. Ses grands yeux bleu foncés lui donnaient un air mystérieux. Ce bleu rappelait le bleu foncé d’un soir d’été. Isabel avait trente huit ans et elle était considérée comme la plus belle fille de région de Monterrey. Elle enleva ses bottes en cuir et ses petits pieds fins et délicats se posèrent sur les carreaux de terre cuite du sol de la cuisine. La sensation était délicieuse elle ferma les yeux pour mieux l’apprécier, un fin sourire de contentement illumina un instant ses lèvres petites et pulpeuses, puis des images vinrent, elle vit une vieille maison, ces images lui semblèrent d’un autre siècle. Elle fit la moue en entendant les conversations dans l’arrière cuisine, le charme était rompu. Elle décida de monter à l’étage, sa démarche était ample, sinueuse comme une rivière de plaine.

 

 Dans la cuisine éclairée de cinq baies munies de carreaux multicolores, une vieille indienne épluchait des haricots rouges, elle était aidée par une jeune fille nouvellement recrutée à l’Hacienda du bout du monde, elle se nommait Juanita.

 

«Tu sais Juanita il se passe de drôles de choses dans cette maison, et tout les habitants ne sont pas ce qu’ils paraissent être»

 

"Je ne comprends pas"

 

«As-tu vu la belle Isabel»

 

« Oui et alors »

 

                  « En principe elle est l’intendante de la maison et la cousine de ce pauvre Mr  Bernardo »

par maybruce publié dans : Recits
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Vendredi 26 octobre 2007

 

Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu et la parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la Vie et la vie était la lumière des hommes. La Lumière brille dans les ténèbres qui ne l’ont pas accueillie.

Il y eut un homme envoyé par Dieu du nom de Jean. Il vint comme témoin pour rendre témoignage à la Lumière. C’était la véritable Lumière qui en venant dans le monde éclaire tout homme. Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle et le monde ne l’a pas connue.

La parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous.    

 

Nous avons ici trois éléments à la fois indissociables et à la fois séparés. Il y a la Parole que nous pouvons nommer le Verbe, le Verbe donne la Lumière et la Lumière donne la Vie. Les ténèbres c’est tout ce qui empêche la Lumière et nous pouvons dire que nous sommes dans une époque de ténèbre. Si nous reconnaissons la Vie, nous reconnaissons la lumière et nous trouvons la Parole qui est à l’origine de la création, d’une certaine façon nous pouvons dire que la parole ou le Verbe c’est Dieu en action. Ce prologue rejoint aussi la Kabbale et le Sepher Yezirah car le Verbe ou l’air primordial donne l’eau ou la lumière et l’eau vont donner le feu ou la Vie qui donnent naissance à tous les mondes visibles et invisibles d’une certaine manière la chair est de la lumière condensée ce qui fait que ce prologue n’est pas non plus en contradiction avec la science moderne sauf que celle-ci ne va pas plus loin, faute de moyens, que la compréhension de l’univers manifesté. 

Jésus- Christ est chargé de manifester le Verbe c'est-à-dire l’inexprimable et l’incompréhensible par nos moyens limités. Peut-on exprimer que le Verbe est amour, ce n’est pas dit, mais cela est une hypothèse plus que probable, nous pouvons donc dire que la création existe grâce aux trois flambeaux; de la Vie, de la Lumière et de l’amour et ces trois flambeaux donnent à leur tour la descendance de la Force du Verbe, la Sagesse de la Lumière et la Beauté de la Vie. Ainsi nous pouvons former les deux triangles et les six points de l’étoile.

Nous trouvons également une phrase assez obscure «  Celui qui vient après moi m’a précédé car il était avant moi » pour parler de Jésus.

Cela peut faire penser aux différentes incarnations, mais cela peut aussi dire, il était avant moi car il était créé avant. Il représente la Lumière car il est dit aussi que Jésus est la Lumière du monde et il est le guide permettant de connaître Dieu..               

 

 

 

par maybruce publié dans : l'adepte
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Mardi 16 octobre 2007

 

En alternance avec les messages classiques nous allons publier des récits initiatiques mais auparavant laissons la parole aux Maîtres qui nous accompagnent.

 

Profession de foi de Bruce

Je m’appelle Bruce, mais doit-on parler de « Je » car j’ai pris de nombreux noms au cours des différentes vies et en définitive l’Ego est une construction mentale bien pratique pour fonctionner sur le plan terrestre, en fait rien n’est séparé et le monde terrestre n’est que de l’énergie cristallisée et enkystée sous forme de matière, ces formes sont un moule. Le monde tel que vous le voyez est en grand danger et l’humanité est en crise, c’est pour cela que le ciel s’ouvre plus largement que par le passé. Je joue le rôle du maître rigoureux et mes différents noms pour le moment ne seraient qu’anecdotiques pour vous. Nous utilisons Internet  pour diffuser plus rapidement les messages importants. Ce roman initiatique que vous allez lire vous pouvez le prendre comme un roman ou bien comme un simple récit de  vie, peu importe, les maîtres doivent s’effacer derrière le message pour que les lecteurs internautes ne remplacent pas la lettre par l’esprit. Le temps n’est plus à l’exaltation des egos « Mon maître il est mieux que le tien etc. »

C’est la qualité de la vie qui est importante, c’est aussi la qualité de la conscience , c’est la rigueur du choix juste apporté par le libre-arbitre.

 

Profession de foi d’Amato

Si mon compagnon qui m’a précédé représente la rigueur pour ma part je représente la Sagesse  peut-on d’ailleurs parler d’un Moi ou plutôt d’un flot de conscience qui essaye tant bien que mal de former un ensemble cohérent. Le propre de l’homme est la faculté d’appréhender et de se servir des symboles car quel animal bien que très intelligent et même d’une intelligence supérieure à l’homme dans sa faculté de survivre dans son milieu sans détruire le dit milieu, quel animal pourra-t-il penser en voyant trois bougies, l’une représentant la sagesse de l’univers, l’autre la force de l’univers et la dernière la beauté de l’univers. L’homme a un gros cerveau uniquement pour élaborer des symboles, le symbole est le propre de l’homme encore plus que la conscience de Soi et que le libre arbitre, car le lapin peut choisir entre deux herbes aussi facilement voir plus facilement qu l’homme auquel le choix est souvent apparent.

 

Profession de Foi de Maya

Je ne suis pas l’illusion mais plutôt la beauté de l’univers, je suis le ciel d’été rougeoyant sur la mer. Je suis la fleur, je suis l’amour, je suis tout cela, je suis le vase qui reçoit l’eau nécessaire à maintenir en vie la fleur. Je suis la couleur de la fleur. Je reçois et j’apaise toutes les plaintes. Je suis la Force qui soutient l’homme indécis. Je suis le nombre d’Or inscrivant sa marque dans le grand livre de la nature. J’ai été la prêtresse des Mayas, la chamane des temps antiques, l’infirmière des corps et des âmes et la consolation  du guerrier pour qui la guerre sainte est faite contre ses démons intérieurs. Un bouquet d’amour pour vous tous 

 

Profession de Foi de Jean.

Je suis directement impliqué dans le « roman initiatique » qui progressivement vous sera délivré par l’intermédiaire de la « Gazette virtuelle ». Les aventures sont-elles virtuelles, sont-elles réelles, ce sera selon votre compréhension. J’y serais l’instructeur tour à tour chamane, templier et bien d’autres choses, la connaissance est Une, chaque tradition est un pétale de la connaissance universelle et les guerres de religions sont des erreurs tragiques tout comme notre manière de nous comporter envers notre mère la terre. Le ciel s’ouvre et fait descendre ses rayons sur vous, l’élévation des consciences doit être le plus rapide possible pour que l’Etre prenne le pas sur l’avoir. La simplicité doit remplacer les complications, la Sobriété doit remplacer la débauche des possessions, la Méditation doit remplacer la revendication, les fausses vérités doivent s’écrouler comme des colosses aux pieds d’argile, le ciel est lointain et étonnement proche. Que la lumière soit.                 

 

      

par maybruce publié dans : Recits
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