lumiere.rbc

Vous trouverez ici des articles spiritualistes, philosophiques et (ou) mystiques provenant du grand internet de l'invisible
Vendredi 30 mai 2008


CATHERINE

Bonjour à vous, c’est Jean, pour vous permettre de suivre les interactions entre les différents personnages dans cette nouvelle tranche de vie se passant au Guatemala à une époque contemporaine nous indiquons la liste des différents personnages. 

Catherine: qui était Isabel

Jean ou Juan le chaman qui était Riberio

Henri un ami qui était Ricardo

Anne-Marie la femme de Henri qui était la vieille Nora.

Nous verrons aussi apparaître des personnages nouveaux si nous pouvons nous exprimer ainsi car nous allons les retrouver dans les prochaines aventures médiévales.

Le commandant Ruiz c’est un pseudonyme

Angela sa femme

Xuikaria la compagne de Jean qui était également la première compagne de ce même Jean dans la tranche de vie mexicaine (avant Juanita). La vie mexicaine précédente sert de référence en ce qui concerne le nom des personnages.

Bon nous commençons.

LE CHAMANE EN ECHEC.

La Jeep, peinait sur les pentes de la montagne située près de Guatemala-City. Henri conduisait la voiture avec peine, il pleuvait sur la jungle et parfois le soleil faisait de rayonnantes apparitions. Le soleil est symbole de la divinité pour les Mayas et quand ses rayons frappait la forêt, des serpents de brumes s’élevaient au-dessus de celle-ci. Le serpent réveillé par le soleil symbolisait la force endormie réveillée par la divinité, le serpent représente le dragon chinois symbole des forces de la terre. Jean contemplait la forêt et ses morceaux de brumes alimentaient sa réflexion. Il se trouvait assis sur les marches d’un temple ancien, ici la force du serpent était terrible, c’est ici que le guérisseur exerçait son art...

Plus bas Henri était arrivé à une impasse, la piste se terminait, la petite Catherine transpirait. Surgissant de la forêt, une indienne apparue dans sa robe bariolée, elle portait un chapeau de feutre, de sa main gauche elle tenait la bride d’un mulet car elle savait que la petite était trop faible. La petite Catherine âgée de treize ans en ce mois de Mai 1966 était en effet très faible car elle était atteinte de leucémie. En désespoir de cause Anne-Marie s’était  renseignée auprès des servantes indiennes qui lui avait indiqué le Chaman Juan. L’indienne Xukaria lui dit.

« J’ai emmené le mulet pour la petite. »

Henri dit qu’il voulait rester ici mais Anne-Marie insista pour qu’il vienne.

« A quoi cela sert-il d’aller voir ce sorcier, je n’y crois pas cela ne sert à rien. »

« Tais toi dit sèchement Anne-Marie. »

Henri ne dit plus rien; enfin cela ferait une promenade à la « petite » et puis il ne fallait pas la décourager, d’autant plus que Catherine connaissait bien le Français, celui-ci était un rationaliste convaincu, connaissant bien l’espagnol il était venu au Guatemala pour concevoir des ponts métalliques pour le gouvernement. Il avait fait connaissance avec Ruiz et de sa femme Angela. Ruiz était officiellement  une sorte de directeur de cabinet au ministère de l’industrie, mais en réalité et cela il ne le savait pas c’était un des chefs des sinistres « Escadron de la mort » responsables de la disparition de dizaines de milliers de personnes, des innocents pour la plupart.

L’indienne effectuait un parcourt compliqué dans la jungle, personne à part elle n’aurait pu retrouver le chemin du vieux temple envahit de lianes et mêmes d’arbres. Jean n’avait dégagé que l’entrée. Le vieux temple possédait des salles secrètes connues de lui seul. Ruiz avait mis sa tête à prix, plusieurs fois l’armée avait retrouvé le temple mais à chaque fois Juan s’était évaporé, comme par magie. Juan s’apprêtait donc à soigner la fille de son ennemi mortel, il aurait pu refuser mais il savait plus ou moins consciemment qu’il l’avait connu. Henri pestait. 

« Si M.Ruiz l’apprend, il va nous passer un de ces savons. »

Il ne croyait pas si bien dire, mais n’anticipons pas

Jean contemplait la file des voyageurs. Catherine très amaigrie bien que presque mourante lui sourit.

«  Alors c’est toi le grand sorcier qui va me soigner. »

« Oui tu vas guérir. » . Mais dans son for intérieur il savait que Catherine était condamnée. Pourquoi alors dire « Tu vas guérir. » ? . Pour les chamans du monde entier et plus particulièrement ceux d’Amérique du  Sud, guérir veut dire retrouver le bonheur, ce qui dans quelques cas particuliers n’est pas forcément retrouver la santé.  

« Xuikaria vas nous faire un café, je vais examiner la petite dans la salle. »  L’indienne dans une vieille cabane près du temple, construite en bois elle comportait une table vermoulue avec des bancs et un réchaud à gaz.

« Venez vous reposer. » Dit  Xuikeria.

Dans la pièce au coeur du temple, seule une lampe à huile brillait et une mince ouverture laissait passer un rond de lumière  d’environ cinquante centimètres de diamètre au sol.

« Petite reste quelques instants dans la lumière. »

Catherine se tenait difficilement debout quelques secondes.

« Tu peux t’asseoir maintenant. » Le chaman avait vu, il s’agissait bien sûr de visions psychiques et trois solutions venaient à son esprit, soit il enlevait Catherine et elle avait quelques chances de vivre, soit il la rendait à ses parents et elle mourrait dans un mois environ, soit il la confiait à Henri pour qu’elle parte le plus longtemps possible en France et elle avait toutes les chances de vivre. En plus d’avoir vu il avait entendu l’esprit de Catherine et celle-ci savait que son père était un assassin et un tortionnaire. Tous ses centres psychiques étaient obscurcis, voilés par de petits nuages noirs ou gris. Les nuages gris correspondaient à des mauvais héritages des vies passées. Ainsi l’initié devinait l’abandon correspondant à la fuite d’Emmanuel dans sa dernière vie, il voyait aussi des pertes d’êtres chers arrivant prématurément, mais les nuages noirs dominaient, son père la dégoûtait. Elle avait  subie beaucoup d’abandons et de trahisons et elle ne voulait plus vivre. sa connaissance du statut de tortionnaire de son père avait provoqué chez elle la maladie..      

Jean retira l’énergie délétère assez rapidement, aidé par la puissance du lieu. il effectuait quelques passes à cinquante centimètres du corps de Catherine, son aura était ténue et faible mais bien large, la puissance spirituelle était présente, mais  elle ne possédait plus beaucoup de force vitale. 

« Voilà tu vas aller mieux. »

En effet la petite marchait maintenant sans peine.

« Tu m’as guérie Monsieur le sorcier. »

« Provisoirement du moins, mais pour vraiment guérir il te faudra faire un long voyage, un très long voyage. »

« Dans quel endroit, en France. »

« Oui avec Henri et Anne-Marie, le veux-tu?... »

« Oh oui, ils vont me sauver. »

Jean retrouva Henri et Anne-Marie devant la table, ils commencèrent à plaisanter avec Catherine qui reprenait des couleurs presque à vue d’oeil.

« Cette promenade lui a fait le plus grand bien. » Disait Henri qui considérait Catherine comme la fille qu’il n’avait jamais eu. Jean savait qu’il ne fallait pas prendre Henri le matérialiste convaincu de front et lui laisser ses illusions.

« La promenade en forêt lui a fait le plus grand bien, mais cela ne va pas durer, sa meilleure chance de survie est en Europe, il serait bien que vous l’emmeniez, notre pays le Guatemala est arriéré vous savez, seuls les médecins Européens peuvent la sauver. »

Henri était aux anges, au moins il a les pieds sur terre ce charlatan.

« De plus ne vous inquiétez pas je connais des amis qui sont capables de vous fournir un faux acte de naissance, pour pourrez ainsi la faire passer pour votre fille, car la médecine coûte chère en Europe, vous bénéficierez ainsi de l’assurance sociale » Puis il ajouta:

  « Ne dites pas que c’est moi qui vous a donné l’idée, nous sommes un peu en froid avec le commandant Ruiz. »

Henri était aux anges, ce sorcier avait décidément de bonnes idées et de toutes façons ce n’était pas un vrai sorcier, mais le fait qu’il est une fille était très plausible, en effet il s’absentait au moins dix mois par an de France depuis plus de quatorze ans et il paraissait normal qu’il ait une fille à l’étranger. De plus il aimait beaucoup Catherine et la réciproque était vraie.

« Je peux vous demander une faveur. » Dit Jean

« Dites toujours. »

 « Et bien la petite veut visiter les salles secrètes du temple nous en avons pour une heure à peine. »

« Si Catherine est contente moi aussi » Répondais Henri. Catherine n’avait pas faire une telle demande, mais elle ne dit rien car elle était très curieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par maybruce publié dans : Recits
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 24 mai 2008

 

Les légendes de Hongrie parlent de vampires, ceux-ci sont mis à l’écran et dans les livres par l’intermédiaire d’un dénommé Dracula.

Evidemment nous n’allons pas rester à l’image brute, nous n’allons pas prendre le vampire au pied de la lettre. Disons que dans un premier temps le sang fait penser à la force vitale.
Nous parlerons aujourd’hui des vampires bien plus dangereux qui pillent les ressources de la terre, se nourrissent de la vie et du travail des hommes qu’ils crucifient à l’avidité et au désir de possession des actionnaires.
Les vampires ce sont les pires multinationales s’abritant derrière une façade sociale. Bien avant de savoir si les O.G.M  sont dangereux ou non pour la santé à partir du moment où ils sont commercialisés par certaines multinationales les OGM sont forcément négatifs.

Quel est le rêve, le summum des O.G.M et bien c’est l’O.G.M Terminator dont la semence  est stérile quand elle ressemée.
Quel est l’intérêt pour le consommateur ? Aucun.
Quel est l’intérêt pour l’agriculteur ? Aucun et il est esclave du semencier. La multinationale vampire a tous les avantages pour elle et pour les actionnaires. Heureusement les semences Terminator  ne sont pas commercialisées à cause des protestations, il est vrai que ce gêne se combinant à d’autres espèces conduirait à une catastrophe écologique majeure. Néanmoins les nouveaux vampires sèment la misère dans le tiers monde et tuent à petit feu leurs habitants et leurs actions sont négatives dans l’immense majorité des cas.

Les multinationales vampires tirent à bout  portant sur tout ce qui ressemble à un syndicat et la démocratie leur donne des boutons.

Quel est le principal remède contre les agissements criminels de ces entreprises de mort ?

La façon la plus efficace est de mettre au grand jour leurs agisements car les vampires détestent le jour et ceux qui dénoncent sont plus ou moins protégés à partir du moment où ils sont connus.

La deuxième façon de lutter  appartient à chacun qui doit bien examiner ses besoins et regarder s’ils ne relèvent pas du désir de possession.

Le troisième point consiste à ignorer ou de trouver des alternatives aux vampires, ils devront alors changer leur éthique mortifère ou bien disparaître. Les vampires menacent la survie de l’humanité, usons une fois n’est pas coutume d’intelligence et de libre arbitre.    

 

            

par maybruce publié dans : l'adepte
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 mai 2008

 

EPILOGUE

 

« Quoi dit Juanita tu ne m’avais jamais parlé de cette mine d’or. »’

« Et bien je t’en parles maintenant je l’ai découverte en jouant au pendule il y a vingt ans de cela. »

« Et tu n’as rien fait tu ne l’a pas exploitée. »

« Non car telle n’étais pas ma mission, je prends quelques kilogrammes d’or en cas de besoin. »

« Mais je ne comprends pas pourquoi tu n’as jamais songé à acheter une villa ou une hacienda ou bien encore un saloon, un hôtel et pourquoi pas un hôpital. »

« Non ma mission n’était pas d’acheter. »

« Et si quelqu’un s’emparait de ta mine, tu aurais bonne mine. » Elle ne remarqua même pas le jeu de mots involontaire. 

« Elle est protégée, et invisible aux yeux des hommes je t’expliquerais comment plus tard. Je ne l’ai pas exploitée car l’exploitation de l’or dans l’ouest et le sud américain n’a amené que ruines et désolations, surtout pour les indiens, plus tard dans beaucoup d’années cette mine sera la propriété des Hopis, elle ne sera découverte que quand elle aura un rôle plus positif que négatif. »

« Mais tu es sûr que nous ne pourrions pas prendre une Hacienda, une toute petite. »

« Je te signale que nous sommes ou plutôt que je suis recherché au Nouveau Mexique et au Mexique, et que je suis plus que jamais condamné à voyager sans trêve. »

« Juanita rêvait d’enfants, elle rêvait d’un foyer elle se renfrogna et se mit à bouder. »

« Tiens tu sais ce que nous allons faire, un grand voyage en Europe ou je me consacrerai beaucoup à toi, nous pourrions aller en France en Espagne en Italie pourquoi pas. »

Le visage de Juanita s’illumina dans un vaste sourire. 

Ils partirent dès le lendemain, ce fût la fête, Juanita mit une belle robe orangée se terminant au milieu des mollets, ils amenèrent très peu de bagages. Ils visitèrent la Lombardie, le Milanais dans ces pays recouvrant il y a longtemps le nom d’Italie en référence à l’école Italique du célèbre Pythagore, puis la guerre vint, elle avait pour but de reconstituer justement l’Italie, comme autrefois. Ils allèrent en France, Juanita était contente. Riberio faisait le tour des guérisseurs, il fréquentait également les groupes occultes et ésotériques très nombreux dans cette deuxième moitié du XIX éme siècle, il était surnommé le Mexicain, puis de nouveau la guerre de 1970 les rattrapa. Ils partirent  pour l’Espagne puis reprirent le chemin du retour. Aux Etats Unis le changement était grand depuis leur départ. Ils s’installèrent encore au Nouveau Mexique où les autorités ne les reconnaissaient plus, leur surnom était « Les français. »   

Les années passèrent, Juanita possédait une petite maison, avec le sol en terre battue, son seul luxe consistait en une cuisinière en fonte dernier modèle, elle enrageait et s’ennuyait car Riberio partait de longues semaines pour poursuivre sa mission, parfois il faisait même des séjours en prison, toujours pour la même cause à savoir son engagement envers les indiens, il s’évadait car il savait se rendre invisible quand il le voulait. Il ne changeait pas à proprement parler la structure de son corps, mais il créait autour de lui, une sorte de mur énergétique, les autres personnes le voyait mais ne le percevait pas, les sensations ne dépassaient pas le début des nerfs optiques.

Juanita était passionnée par ses études de «  femme médecine. » Mais elle regrettait le peu de présence de Riberio. Un jour celui-ci rentra à la maison.

« J’ai besoin de ton aide, le pauvre Ernesto, je n’arrive pas à le soigner. Voici deux ans qu’il a perdu sa femme et il n’a plus le goût de vivre, il est tellement enfermé dans ses malheurs qu’il a formé comme un mur autour de lui. Il n’y a que la présence physique d’une femme qui peut l’atteindre. »

Quand Juanita pénétra dans la maison elle poussa un cri d’exclamation, le pauvre Ernesto était tout maigre, il ne mangeait presque pas, et buvait beaucoup de tequila la maison était semblable à une soue à cochons, Juanita se jeta avec ardeur sur l’ouvrage .Elle mit de l’ordre, le força à manger et lui parla. Ernesto reprenait des forces, un jour que Riberio revenait de ses longues périgrinations Juanita dit.

« Il va de mieux en mieux, mais il devient de plus en plus pressant, il reprend de plus en plus de force, ma présence ne devient plus indispensable. »

« Mais si tu ne viens plus il va sombrer à nouveau. »

 « Qu’elle est la solution, je ne vais pas me dérober et le faire languir continuellement, il lui faut une femme pour que sa guérison soit complète, je peut essayer de lui en trouver une, je vais faire le tour des veuves.  »

« Fais ce qu’il te plaira. »

« Mais tu n’est même pas jaloux, cela veut dire que tu ne tiens pas à moi. »

Riberio voulut ouvrir la bouche, il attendait la réponse de l’âme ou de la force, pour ne pas commettre d’impair mais celle-ci tardait à venir.

« Comment veux-tu que je sois jaloux quand je suis au loin, suis je jaloux du vin que tu bois, des cigares que fumes, du lit sur laquelle tu t’étires la matin, pourquoi serais jaloux de ton plaisir quand je ne suis pas là pour le partager. »

« Serais tu jaloux si j’étais avec un autre quand tu reviens. »

« Evidemment. »

« J’aime mieux cela. »

Juanita, par désoeuvrement et par pitié devint l’amante d’Ernesto dans les jours qui suivirent quand Riberio partit encore de nouveau. Il n’y eut aucune rumeur, ni aucune médisances dans la communauté des indiens Hopis, car Riberio et Juanita étaient considérés comme un couple de chamans qui ne sont pas forcément mari et femme ou amant amante. Cinq ans passèrent Juanita eut trois enfants, Pablo, Roberto et Martine prénom qu’elle donna  en souvenir de la petite Annamite. Ils correspondaient régulièrement avec Clara qui s’était mariée avec un occultiste malgré la présence de Clémentine la fille d’Emmanuel. A chaque retour de Riberio, Juanita retournait dans ses bras ce qui rendait jaloux Ernesto, Juanita menaçait alors de le quitter et il ne disait plus rien. A ses yeux les rares rencontres avec Riberio avaient une dimension extraordinaire, elle ne savait plus où elle était, qui elle était après de longues étreintes dites tantriques.
Mais la vie est constituée d’ordinaire et d’extraordinaire.   

Les années s’ajoutaient aux années, Riberio était vieux maintenant, les enfants étaient partis du foyer. Ernesto était mort d’une chute de cheval car il avait trop abusé de tequila.

Juanita devint grand-mère, en Europe la guerre sévissait, Riberio était très vieux, il avait atteint l’âge respectable de cent trois ans, il n’en paraissait que soixante dix il se tenait encore droit en traversant le village où il croisait des automobiles. Il restait six heures par jour en méditation à aider par l’intermédiaire du « monde psychique. ».
Les habitants du village l’appelaient « l’immortel ». Durant sa longue vie plusieurs millions d’indiens avaient disparus et il n’en restait plus que cinq cent  mille pour tout le territoire des U.S.A. Il espérait la renaissance rapide du peuple indien dans un centaine d’année et il savait qu’il serait pour eux un guide pour quelques vies encore.

La philosophie chinoise apprend que l’homme possède trois sortes d’énergies en premier lieu : L'énergie de la naissance, l’énergie du ciel et l’énergie de la terre. L’énergie de la naissance est comme un réservoir alimenté par les deux autres sortes d’énergie qui sont à l’échelle humaine, infinies. Riberio savait merveilleusement capter l’énergie du ciel et l’énergie de la terre mais il ne pouvait empêcher le réservoir de devenir de plus en plus petit car c’était le lot de tous les hommes. Un jour la force vitale innée se trouva épuisée et son coeur cessa de battre.

A l’Hacienda, Isabel qui ne pouvait plus avoir d’enfants en eu quand même deux de Ricardo, elle appela le premier Manuel en souvenir d’Emmanuel et la deuxième Maria. Ricardo intéressé depuis longtemps par le travail du fer avait fait installer une forge et un appareil de soudure ce qui n’était pas courant à cette époque, l’hacienda revivait alors ils firent un grand voyage et visitèrent l’exposition universelle de 1889. A cette occasion Ricardo rencontra Gustave Effeil . Ils vieillirent et les enfants partirent. Ricardo seulement intéressé par le côté matériel de la vie devint un vieillard acariâtre, tandis qu’Isabel devenait de plus en plus sereine, ils moururent un peu après le début du siècle d’une attaque pour Ricardo qui s’était mis à boire et de vieillesse pour Isabelle au cours de l’année 1914.     

Juanita vécue très vieille. A plus de quatre vingt dix ans elle entrepris le voyage jusqu’à l’hacienda du nouveau monde qu’elle avait quittée depuis plus de soixante cinq ans, c’était en 1931 en pleine récéssion. Elle fût accueillie par Maria, la fille d’Isabel qui avait plus de cinquante ans à cette époque. Elle resta quelques semaines et ses forces l’abandonnèrent elle n’eut plus la force de repartir. Elle savait qu’elle rencontrerait Riberio dans deux vies et qu’elle serait alors sa fille. Sa mort fût très belle des entités se pressaient pour l’accueillir, elle retrouva Emmanuel, Riberio et Isabel.  

 

 

 

 

 

par maybruce publié dans : Recits
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 11 mai 2008

 

Nous sommes en tant qu’humanité devant un choix difficile. Le marché est Roi  mais la solidarité n’est pas Reine et le Roi est nu.

Pour les besoins de tous si nous voulons garder une terre viable il devient de plus en plus nécéssaire de ne plus fabriquer le maximum d’objets mais de fabriquer un objet. A titre d’exemple la Régie Renault  ne devra plus uniquement fabriquer des voitures mais «  vendre du déplacement » il est d’ailleurs regrettable qu’elle ne soit plus nationalisée. La régie Renault pourrait ainsi louer n’importe quel véhicule non polluant adapté à la longueur et à la nature du déplacement. Vélos, vélos électriques, petits véhicules hybrides, transports en commun (c’est déjà fait) ce sera une révolution car la fabrication passera après le service.

De plus, la majorité des objets, la majorité de la nourriture devra être produite le plus près du lieu d’usage ce qui enlèvera beaucoup de chômage. Le slogan « travailler plus pour gagner plus » est une mauvaise chose, il vaut mieux dire «  produire à proximité pour travailler tous » Ainsi un président de la république nouvellement élu s’est empressé d’aller passer des vacances de milliardaire sur  un yacht, c’est un très mauvais symbole donné à ses électeurs bien que cela ne soit pas important à l’échelle d’un pays, mais quelle dépense d’énergie, quelle dépense financière même si ce n’est pas payé sur l’argent de l’état et surtout qu’elle incitation au désir de possession de chacun . La publicité attise aussi le désir de possession.

Si chacun désire posséder c'est-à-dire dépasser ses propres besoins indispensables à la survie ou même à la vie tout court, nous courrons droit dans le mur car les ressources vont s’épuiser voir le climat se réchauffer trop vite et les famines, les maladies, les conflits vont se multiplier.

Il y a sûrement eu des catastrophes probables comme l’Atlantide mais cette fois çi si elle a lieu elle concernera la terre entière.                

par maybruce publié dans : l'adepte
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 mai 2008

 Retour à l’Hacienda

« Ah te voila, enfin je croyais que tu ne sortirais pas de la brume, tu viens de traverser tous tes regrets, le filet de lumière, le fil d’Ariane que tu as suivi se sont mes pensées d’amour, non je ne suis pas jalouse car nous étions sur un autre plan, sais tu que j’aurais pu être ta fille, mais une bonne âme a pris ma place pour se réincarner. Nous allons passer un moment ensemble, cela pourra durer un an en temps terrestre, ou bien cent ans puis nous allons nous quitter et nous retrouver dans deux vies pour toi, mais tu as encore beaucoup de choses à comprendre sur le nouveau monde où tu viens d’arriver, ce sera moi ton guide, tiens Riberio viens de nous rejoindre.   

« Je ne suis pas l’un des vôtre, et suis donc ici à titre provisoire, je suis le passeur mais ta mort a été si soudaine que je suis arrivé en retard, nous nous retrouverons pas au siècle suivant, mais dans deux siècles, bon à bientôt, les vivants ont besoin de moi à l’hacienda »   

Pendant ce temps là à l’hacienda la situation était grave, il ne restait presque plus rien, plus une tête de bétail, plus de vins dans la cave, plus de meuble à l’exception d’un lit dans la chambre d’Isabel. Celle-ci était en haillons, elle avait fuit depuis plusieurs semaines et avait survécu grâce au fidèle Ricardo le contremaître qui braconnait pour lui apporter à manger. Dix fois Isabel avait eu la tentation de se jeter dans le ravin. Elle avait tout perdu, son amour, son fils Bernardo qui venait de mourir écrasé par les roues d’un chariot. Il ne restait plus que son contremaître et maintenant ami Ricardo.   

« A quoi bon vivre Ricardo, je n’ai plus rien. »

« Si tu as Nora et moi, sommes nous rien?. »

«  Ce n’est pas ce que je voulais dire. »

«  Tu as la vie et les amis, le fou et son amie Juanita qui vont bien finir par revenir. Et puis tu possèdes encore de la terre, trois cent hectares ce n’est pas rien, et puis j’ai une robe pour toi, fais moi plaisir lave toi et passe là puis nous passerons une bonne soirée, j’ai réussi à sauver quelques bouteilles de vins, du 1854 »

Il lui tendit le liquide.  

« Viens nous allons nous laver, tu passeras la robe et nous passerons une bonne soirée. »

Isabel se laissa faire, elle était un peu éméchée. Ricardo la déshabillait lentement et la lavait devant l’abreuvoir.

« Dis donc Ricardo cela fait longtemps que tu n’as pas vu les filles de Monterrey, avant tu y allais plusieurs fois par semaine. »

« Mais tu est plus belle que toutes les filles de Monterrey réunies, jour et nuit je pense à toi et puis ils nous ont laissé un lit, c’est bien un signe. »

Elle n’avait plus la force de lutter, elle ne savait pas si elle avait envie, elle ferma les yeux quand il l’embrassa passionnément devant l’écran de ses yeux il y avait Emmanuel. Elle se leva heureuse le lendemain matin pour la première fois depuis des semaines, elle pensait ne plus rien ressentir et cela n’avait pas été le cas, la nuit avait été agréable sans plus, mais elle contrastait beaucoup avec les semaines d’errances. Elle était aussi un peu honteuse car Ricardo lui faisait plus penser à un père qu’à un amant, mais Emmanuel était présent dès que ses yeux se fermaient.  

«  Alors tu vas mieux?... »

« Oui je vais beaucoup mieux. »

Elle sourit.

« Isabel veux-tu devenir ma femme?... »

Elle voulut ouvrir la bouche, mais les mots ne sortaient pas , elle resta muette. A cette époque les hommes avaient trois femmes dans leur vie , premièrement la femme légitime souvent épousée pour des raisons économiques, l’accord charnel se faisait ou ne se faisait pas alors apparaissait la maîtresse qui n’était pas forcément celle que l’on aime, qui elle, était souvent mariée ailleurs. Ricardo était visiblement amoureux et de plus bon amant.

« Es-tu amoureux Ricardo?... »

« Oui je le suis depuis longtemps. »

« Alors veux-tu renoncer à l’hacienda dans mon testament, je te veux plus amant que mari. »

« Oui. »

« Bon alors c’est oui, mais mettons les choses au point, je te serais fidèle, mais saches que moi je ne suis pas amoureuse et que mon coeur est au loin. »

« Ton lit est près. »

Ricardo était un matérialiste convaincu, mais dans le sens premier du terme, il aimait la matière sans philosopher, il aimait le corps des femmes, il aimait les bons petits plats, les vins, les chevaux, les vaches et le vent de la Sierra-Leone. Pour lui nul besoin de chercher à savoir ce qui se cachait derrière la nature, il ne croyait pas en Dieu car ses employés (Les prêtres) étaient selon son expression ( Des empêcheurs de vivre et de jouir) ainsi que des frustrés, seul Emmanuel trouvait grâce à ses yeux. Ah s’ils étaient tous comme lui répétait-il, lui m’a presque fait croire. Quant à Isabel elle se sentait en sécurité avec Ricardo.

Quelques jours plus tard quand Juanita et Riberio revinrent à l’hacienda, ils trouvèrent Ricardo et Isabel un peu éméchés assis sur des caisses en bois et se réchauffant devant le feu.

« A boire, à manger, un lit avec des couvertures et une belle fille dedans je ne demande rien de mieux. »

« C’est bien si cela dure longtemps, mais comment allez vous faire cela?... » Dit Riberio en ouvrant la porte 

« Et bien nous nous débrouillerons, ce n’est pas tes tours de magie qui mettrons du beurre dans les haricots. » Répliqua Ricardo.

« C’est ce que tu crois, mais j’ai plus d’un tour dans mon sac. » Il tendit une grosse bourse remplit de pièces de 50 dollars en or à Isabel..

« Tu en auras besoin pour remettre en état l’Hacienda. »

« Mais je ne peux pas accepter. »

« Si tu le peux, c’est un ordre. » Dit Riberio qui décida de ne pas lui annoncer la mort d’Emmanuel, maintenant qu’elle commençait juste à revivre. »

Isabel donna sans hésitation la bourse à Ricardo

« Tien c’est pour toi, remet en état l’hacienda pour notre mariage, s'il en a trop c’est à toi puisque tu as renoncé à l’héritage. »

Juanita était interloquée, elle ne savait pas que Riberio possédait de telles sommes.

« Mais d’où viens tout cet argent. »

"MAIS DE MA MINE "

par maybruce publié dans : Recits
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus