Lundi 8 septembre 2008

Jean resta pourtant quelques années dans la commanderie près de Marseille, il apprit à cultiver la terre,  perfectionna le métier des armes puis devint chevalier, il voulu garder les armes de « Capucin » ce qui lui fût accordé. Il apprit également les rituels secrets ainsi que l’architecture sacrée.

«  La terre constitue une force et cette force coule comme des ruisseaux au fond de la terre. Pour la détecter il suffit  d’une branche de coudrier et cette force peut être concentrée, si elle est concentrée en un point elle vous rendra plus réceptif aux influences célestes. »

« Maître pourquoi le Baphomet a –t-il trois visages. »

« Le Baphomet symbolise les trois aspects de la manifestation, il existe, le père, le fils et le st Esprit. Il existe le monde terrestre, le monde céleste et le monde intermédiaire, ainsi dans toute la création  les choses présentent trois aspects  ou trois visages. Le Baphonet peut aussi être remplacé par un triangle comme l’indique certaines catégories d’artisans. L’œil représenté au centre est l’œil de Dieu. »   

Jean étudiait donc l’architecture et assistait à la naissance de l’art Gothique.

« Maitre, pourquoi ces lignes brisées. »

« Ces lignes sont entre le ciel et la terre, mais je n’en dirais pas plus. »

Au bout de cinq années Jean parti enfin en terre sainte il avait monté de grade, il était devenu chapelain, ce qui était le troisième personnage après le maître et le maréchal, le maître assurait la direction spirituelle, et Maréchal s’occupant des armes , nous trouvions aussi secrétaire et un trésorier.  La commanderie comportait douze membres, celle de Marseille en comportait bien plus mais tous ne partaient pas en terre sainte.

Ils louèrent un bateau  à un marchand lombard.

« Mais, ce petit enfant va faire la traversée avec nous. »    

« Et oui!  sa mère est morte, il a deux ans, il se nomme Mateo. »

« Bon cela me semble bien jeune, mais vous serez bien escorté. »

« Oui à l’allée et au retour cela vaut mieux avec les brigands des mers. »

Le bateau fût en effet attaqué deux fois durant la traversée par les Corses puis par les Egyptiens mais ils renoncèrent rapidement après une volée de carreaux d’arbalètes. Ils débarquèrent à Constantinople pour manger des fruits, puis à Antioche où était une nouvelle commanderie. Durant deux ans encore Jean escorta les pèlerins et appris l’arabe.

La situation était mauvaise, Le Roi de Jérusalem Guy de Lusignan accumulait les erreurs et s’entourait  des hommes tels qu’Hymbert le Boucher massacrant les arabes qui eux-mêmes massacraient les croisés, un chef de bande était aussi cruel qu’Hymbert, il se nommait Rachid le cruel, curieusement Rachid et Hymbert s’évitaient soigneusement.

« Maréchal, pourquoi ne tuerons nous pas Hymbert. » Dit Jean.

« Mais c’est un chrétien. »

« Lui ??? »

« Nous pouvons tuer Rachid par contre. »

«  Mais si Hymbert reste en vie, un autre Rachid se lèvera, la haine entraîne la haine. » 

Jean décida alors de partir seul ce qui était contraire aux règles des templiers. Il se déguisa en bédouin avec son turban. Quelques lieues plus loin tout près du repaire d’Hymbert il entendit une altercation en arabe. Cinq palestiniens malmenaient un homme blanc tandis qu’une femme les suppliait d’arrêter.  

«  Que se passe-t-il, par Allah que se passe-t-il ?. »

«  Ne te mêles pas de cela voyageur, ce chien de chrétien veut épouser ma sœur. »

« Et alors s’aiment-ils ? »

Jean reconnut le marchand Lombard, il vit que la femme tenait une petite fille par la main.

« Ma sœur est venue, sa petite fille se nomme Raïcha. »

«  Pourquoi tant de haine, cet homme peut devenir musulman. »

«  C’est un blanc comme Hymbert, ce sera toujours un chien. »

« Et moi aussi je suis un blanc, et je vais te dire où se cache Hymbert car je suis ici pour le tuer, si je te dis où il se cache veux-tu me remettre Raïcha, sa mère et le marchand qui lui aussi a un petit garçon. » Dit Jean.

« Je ne te crois pas, qui es-tu ? » 

« Je suis Templier et je t’ordonne de laisser en paix cet homme. »

« Tu ments, un templier ne se déplace jamais seul. »  

« Je te le répète, je suis venu tuer Hymbert. »

Les hommes essayèrent de s’emparer de Jean qui sortit son épée, en quelques secondes il blessa trois hommes tandis que le marchand s’emparant de son bâton en assomma trois par derrière. Le dernier homme savait se battre mais il était moins fort que Jean qui le désarma d’une botte secrète.

« Me crois-tu maintenant ? »

« Je te crois, prends le marchand avec toi si tu dis vrai à propos d’hymbert je te donnerais aussi ma sœur. »

« J’espère que tes hommes ne sont pas trop blessés, j’ai fait attention. » Dit Jean.      

Les hommes se glissèrent silencieusement jusqu'à un village abandonné. Ils distinguèrent Hymbert près du feu.

« Voici, tu peux rassembler une troupe assez nombreuse et les surprendre dans leur sommeil, me laisseras-tu tuer Hymbert. »

« Non, tu est templier ce serait un péché pour toi, part avec tes protégés, c’est moi qui tuerais Hymbert. »

Jean, content retourna à la commanderie avec ses protégés. Le Maréchal ne décollerait pas.

«  Tu as enfreint toutes les règles Jean, tu devras être en prison puis exclu de notre ordre, néanmoins il se livrera une grande bataille demain, Guy de Lusignan va attaquer Saladin. »

« Ce sera une déroute, ne devrions nous pas rester chez nous. » Dit Jean.

« Tais toi Jean. »

Jean alla se coucher, toujours content malgré les nouvelles, Hymbert allait mourir.

Le lendemain il fût réveillé a l’aube.

« Jean un message pour toi »

C’était Mohammed, l’oncle de Raïcha.

« Jean, je n’ai pas réussi à tuer Hymbert, tout est à refaire. »

« Oui tout est à refaire. » 

 

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Lundi 25 août 2008
 

 Sud de la France : 1177

« Jean si tu ne t’entraînes pas quand seras-tu armé Chevalier?. »          

« Le métier des armes ne m’intéresse nullement père. »

« Pourtant tu vas bientôt avoir vingt ans, tu ne sais pas tenir l’épée, ni la lance alors il ne te reste plus qu’a rentrer dans les ordres. »

« Dieu m’en préserve père. »

« Que veux-tu faire alors homme de loi. »

« Oh non pas homme de loi. »

« Pour un fils de noble, il n’existe que trois solutions, les armes, l’église ou la loi »

« Je veux devenir marchand et me marier avec Héloïse »

« Héloïse n’est pas noble. »

« Mais ne peut-on pas anoblir son pére  »

« Si tu le veux, mais que choisis-tu les armes ou les ordres... »

« Je ne sais père, je ne sais. »

« En tous les cas je n’ai plus le temps, un brigand, un filou met la région à feu et à sang, et je dois le combattre. »

« Qui es-t-il? »

« Il s’agit de Hymbert le boucher, un fils félon d’un baron du limousin. »

« Je n’en ai point peur père. »

« Tu devrais, bien réfléchit, nous reviendrons ce soir, en avant. »

Le jeune homme richement habillé de vert monta sur son destrier arabe et comme tous les jours il se rendit chez la douce Eloise habitant à une demie lieue du manoir familial.

            Une fumée au loin l’inquiétait et cette fumée devenait de plus en plus dense au fur et à mesure qu’il se rapprochait du village où habitait Héloïse. Son père était un riche marchand qui transportait de l’encens et des étoffes entre la terre Sainte et la Provence. Ses doutes devinrent de plus en plus sérieux  au cours de sa progression. A l’orée du village il vit les premiers cadavres, Héloïse était-t-elle en vie.

            « Monseigneur, Monseigneur. »

Une servante d’Héloïse le hèlait cachée derrière un chêne vert

« Que se passe-t-il?. »

« Ils sont tous morts. »

« Et Héloïse. »

« Violée par Hymbert puis étranglée. »

Il fît volte face et disparu dans la forêt. Quelques jours se passèrent. Jean avait l’impression d’avoir perdu la raison ainsi que toutes les raisons de vivre. Il ne mangeait plus, il ne dormait plus ne s’habillait plus, puis un soir il pénétra dans la grande salle.

« Viens te restaurer mon fils. »

« Père, je veux venger Héloïse puis je veux entrer dans les ordres. »

« Il te faudra choisir. »

« Non je ne veux pas choisir. »

« Il ne te reste plus qu’à devenir Templier, tu seras moine et tu seras soldat à moins que ce ne sois le contraire. »

« Dès demain j’apprendrais le métier des armes. »

« Bien je mettrais donc « Capucin » à ta disposition. »

Capucin était un noir ramené des croisades on ne savait pas son nom alors on l’avait surnommé Capucin à cause de la couleur de sa peau rappelant celle d’un capuchon de moine c’est à dire marron clair, c’était le meilleur maître d’armes de la région.

« Jean toi vouloir que je tues Hymbert. »

« Non il n’accepterait pas car il connait ta réputation mais entraîne moi en secret. »

« Oui Maseigneur. »        

Capucin avait un peu de mal avec l’occitan

« Alors commençons par l’épée. »

Capucin fabriquait lui même ses épées car il était aussi un habile forgeron. Ses armes étaient courtes et légères.

« Vous divez vous approcher tout prés  »

De plus il apprenait le combat avec une épée dans chaque main  et apprenait une gamme de parades invraisemblables.

« Voila ma seigneur vous croiser les épées pour éviter les coups du haut pour les coups sur le coté vous devez être presque aussi fort à droite qu’à gauche.. Jean était gaucher.

«  C’est un avantage les bras gauchers sont plus difficiles à arrêter. »

Jean s’entraîna durement durant deux mois il appris la masse d’armes, un peu d’épée à deux mains que n’aimait pas Capucin puis la lance que n’aimait pas Jean , un autre instructeur lui appris l’arc et l’arbalète, il s’entraîna aussi avec des mannequins sur pivot.

 

 

Mais il se trouait tandis que « capucin » riait.

« A ma seigneur pas assez rapide. »

« Mon casque est plein de bosses et il y a des trous dans la côte de mailles »

Jean préférais l’épée et il avait des dons réels »

« Ma seigneur, s’y t’y prends l’épée, t’y peux tuer l’Hymbert, mais avec l’épée seulement »

«  Je lui envoie un parchemin d’injures et je le provoque en duel » Et il pris sa plume d’oie.

«  Hymbert, horrible suppôt de Satan, créature infernale, je t’attends dès le jour nouveau qui sera ton dernier jour et quand tu agonisera je te dirais qui je suis. »  

« Que fais-tu Jean » dit son père     

« Je veux tuer Hymbert »

«  Trop tard, nous avons massacré sa troupe, mais il s’est enfui avec quelques dizaines d’hommes  et il est sur le chemin de la terre sainte » Dit le père

« Alors dès demain je serais templier »

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Mercredi 6 août 2008

Reportons nous au Guatemala au début de 1970. La guerre froide faisait rage et le commandant Ruiz s’en donnait à coeur  joie. Tandis que Jean se cachait et avertissait les paysans du danger quand il le pouvait.
La guerre allait durer vingt ans de 1954 à 1974 environ et les américains en étaient en partie responsables et le président Nixon en particulier. Ruiz était manipulé par la CIA aussi il agissait un peu partout en Amérique Latine Nicaragua, Bolivie, Argentine et Chili en tant que conseiller, il était l’exécuteur des « Basses Œuvres », il était même parfois employé à contre emploi en aidant à démanteler le cartel de la drogue en Colombie c’est ainsi qu’il sauva un jeune Colombien « appelons le Pablo » qui devint par la suite son « ange gardien ». Les années passaient et les dirigeants américains commençaient à s’inquiéter  des méthodes brutales et sadiques du commandant Ruiz pourtant en retraite. Pour tout dire il était de plus en plus indésirable depuis l’arrivée de Bill Clinton au pouvoir et la CIA  le surveillait directement. De plus il était aussi indésirable au Guatemala avec les nouveaux régimes plus démocratiques.

Le commandant Ruiz avec sa bande revint pourtant au Guatemala avec une idée en tête, supprimer Jean le chamane qui vivait tranquille depuis des années avec Xuikeria sa compagne. Jean paraissait toujours aussi jeune bien qu’il soit né en 1940. La nuit il rendait visite à Catherine dans l’autre monde et aux Mayas bloqués entre les deux mondes. Jean agissait sur plusieurs mondes à la fois, aussi il se cachait poursuivi par l’implacable Ruiz qui le pourchassait sans relâche. Ruiz était lui-même poursuivi par la CIA  qui voulait le canaliser voir le supprimer pour éviter qu’il ne parle ou prenne des initiatives trop voyantes aux yeux de l’opinion publique. Mais Jean était insaisissable car il devinait à l’avance l’arrivée de la petite troupe de Ruiz qui se réduisait au cours des mois car les agents américains les supprimaient un par un, il n’en restait plus que cinq.  Quand Ruiz captura Xukeria il exultait, il sautait de joie quand un agent américain arriva, « appelons John car il vit encore ». C’était le contact privilégié de Ruiz au cours des vingt dernières années.

« Ruiz que compter vous faire de cette femme ? »

« Mais je vais la faire parler. »

« Comment allez-vous vous y prendre. »

« Je vais la coucher sur un lit de braise et elle va parler je vous dis. »

« Certes, mais elle ne pourra nous conduire à Jean, sans guide impossible de s’y retrouver dans la jungle. Il faut employer l’électricité car nous ne sommes plus dans l’antiquité ou  bien ne faites rien faites passer le message à Jean et dites que vous la tuerez s’il ne s’est pas rendu avant demain. » 

« Mais il va savoir où elle se trouve et il va la délivrer. »

« Voyons , vous avez cinq hommes lourdement armés et j’ai moi-même trois agents à proximité, ils sont très expérimentés, il ne peut s’introduire seul dans la maison, il ne viendra pas en bande car cela signifie la mort de Xukeria, vous avez gagné. » 

«  Mais non vous ne savez rien, il devient invisible quand il le veut cela fait trente ans que je le pourchasse vous savez. »

L’américain sorti et téléphona.

« Les fleurs sont coupées » cela signifiait que l’on devait supprimer Ruiz de plus en plus incontrôlable, mais quand il revint dans la maison Pablo l’attendait.

« John, vous allez nous suivre, vous êtes désormais notre prisonnier, Ruiz veut Juan, vous ne pouvez l’empêchez. »

«  Et vous le pouvez-vous. »

« Non, je peux seulement empêcher les massacres. »

« Mais vous êtes désormais en sursis, que vous me tuez ou non. »

« Je le sais depuis longtemps je vous surveille. »

« Mais comment pouvez-vous rester avec Ruiz vous une ancienne victime du cartel. »

« Ruiz m’a sauvé d’une mort certaine. »

« Vous êtes bien le seul »

« Oui, et depuis je veille sur lui donnez moi votre arme. »

« Bien, mais évitez le pire. »

Ruiz tournait autour de Xuikeria attachée à une chaise.

« Tu vas me dire où est Jean, sinon. »

«  Mais je ne peux le dire, la forêt lui appartient, je suis bien incapable de dire où il est il se déplace. »   

«  Il se peut qu’elle ait raison dit Pablo. »

« Bon, dans ce cas nous allons nous y prendre autrement, allons dans ce paisible village dans la forêt. »

Le petit village comportait quelques familles, Ruiz sépara les hommes, les femmes et les enfants, puis il attacha les hommes à des arbres. »

« Voila, dit-il a Xuikeria , tu vas partir maintenant, si dans deux heures tu n’est pas revenue avec Juan, je ferais brûler un par un les habitants du village en commençant par les hommes, j’ai suffisamment d’essence, tu as deux heures, pas une minute de plus. »

« Juan, sera là bien avant dit Pablo. »

« Comment le sais-tu »Dit Ruiz.

« Il ne peut laisser faire ces massacres. »

« Dommage, que je n’y ai jamais pensé avant. »

« C’est normal dit John le prisonnier, vous pensez que Juan avait aussi peu de scrupules que vous. »

« Une parole de plus et vous êtes un homme mort. »

« Si je meurs vous aussi, vous avez intérêt de me garder en vie pour gagner du temps. »

« Taisez-vous Juan arrive. »

« Juan arrivait en effet, bras  dessus, bras dessous avec Xukeria sa compagne. »

« Alors commandant Ruiz c’est vraiment aujourd’hui mon dernier jour sur cette terre. »

Juan leva les bras.

« Venez à mon secours les Mayas. »

On entendit un grand battement de tambours et des milliers d’hommes sortirent du néant. »   

La petite bande de Ruiz s’enfuit, Ruiz vida sa kalachnikov sans effet apparent sur les hommes bariolés. »

«  Illusion, tout ceci n’est qu’illusion » dit Ruiz.

 Xukeria braqua sur lui un vieux fusil.

« Ceci, n’est pas une illusion donne moi ton arme. » dit Xukeria.

« Juan voici le couteau sacrificiel des Mayas., c’est à toi de tuer Ruiz, il faut que tu lui coupes la tête. »

Il ne répondit pas. 

« Le couteau va être enterré à jamais, les mayas vont suivre le cours normal des réincarnations ce couteau ne peut plus tuer, poussière tu retourneras poussière. » 

Le couteau s’effrita et rouilla sur place.

« Partons Xuikeria, laissons Ruiz à son sort. »   

« Pas si vite j’ai un revolver. »

Il tira et tua Juan, Xuikeria ne pût rien faire car la kalachnikov était vide et elle mourût elle aussi. » 

Seul Pablo n’était pas parti, il avait délivré les villageois.

« Vous voyez Juan est venu assez vite pour vous sauver. »   

« Commandant Ruiz partons nous ne sommes plus que tous les deux , ce Juan n’étais pas ordinaire vous ne pensez pas. »

« Mais il est mort maintenant pourquoi partir. »

« Les villageois sont furieux et veulent vous tuer, les américains viennent de supprimer vos derniers hommes, des milliers de Guatémaltèques veulent votre peau, voici les quelques raisons de partir et vite. » 

John vit les cadavres de Juan et de Xuikeria.

« Je ne comprends pas ce qu’il voulait à ce Jean c’étais un paysan ordinaire qui jamais rien fait et qui n’étais même pas communiste, c’était un homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire mais il avait vraiment tourné la tête de Ruiz, il nous reste plus qu’à l’abattre.

La traque se poursuit depuis cinq ans dans tous les pays d’Amérique  latine. Ruiz s’est réfugié à Cuba  avec Pablo l’ange gardien, les cubains ne savent pas qui il est, il passe pour un vieux Colombien victime du Cartel et de ces satanés Americains.       

     

 

         

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Lundi 28 juillet 2008

Henri réfléchissait il savait la communauté condamnée, soit par l’usure, soit par la gendarmerie mais il ne voulait pas contrarier Catherine. C’était promis ils se rencontreraient à mi-chemin soit à Tulle ou bien à Limoges. Anne-Marie était scandalisée

« Mais tu te rends compte elle n’a pas encore quinze ans. »

« A quoi bon, elle n’atteindra peut-être pas sa vingtième année. »

Il faisait froid, ce matin sur le quai de la gare de Limoges, ce jour était le 8 janvier 1968, le froid empêchait les rapprochements amoureux en plein air et Luc n’avait pas encore vingt et un ans, ce qui rendait la location d’une chambre d’hôtel problématique, cette fois-ci Luc avait emprunté la vieille deux chevaux de la communauté.

« Et si nous passions une semaine au pays. »

« Oui bonne idée. » Dit Catherine.

Ils partirent en chantant sur les routes froides du Limousin

« Je téléphonerais demain à mes parents. » Promis Catherine.

En arrivant ils constatèrent que deux Estafette de la gendarmerie était présente. Ils voulurent fuir mais un barrage de gendarmerie les attendait à quelques kilomètres.

« Nous n’avons rien à nous reprocher après tout. » Dit Catherine.

« J’espère. » Dit Luc.

Le commandant de la gendarmerie ne croyait pas les explications du groupe de huit personnes de la communauté des abeilles.

« Mais nous ne savions pas que c’était une plante interdite, quelqu’un nous a dit que c’était excellent pour produire du miel. »

Mais ils s’en tirèrent finalement au bénéfice du doute, car il n’y avait aucun commerce et pas de flagrant délit. Catherine franchit la porte d’un coeur léger.

« Non vous restez ici, vous êtes mineure et vous n’avez aucun lien de parenté avec les membres de cette communauté de hippies, nous devons vérifier votre identité au fichier des personnes disparues.

« Mais je ne suis pas disparue, téléphonez donc à mes parents. »

Affreux concours de circonstances Henri et Anne-Marie n’étaient pas présent le soir.

« Personne ne réponds chez vos soi-disant parents, nous avons fait nos recherches, vous êtes Guatémaltèque, je me disait aussi avec votre accent. » Dit le commandant de gendarmerie. »

Le lendemain à six heures deux agents de la D.S.T sonnèrent à l’appartement de Henri et d’Anne-Marie.

« Suivez moi, raison d’état. »

Le commandant de la D.S.T. après quelques heures d’interrogatoire finit par compatir.

« Certes à votre place j’aurais sûrement fait la même chose que vous, mais Catherine doit être extradée c’est inévitable je peux seulement vous éviter des poursuites judiciaires vous allez être au secret durant un ou deux mois puis Catherine partira c’est inévitable même de Gaulle ne peux rien. »

Ils passèrent quelques mois en résidence surveillée, sur une île de Bretagne, Catherine fût rapatriée à Paris car la leucémie repartait de plus belle.

« Que faire mon général. »

« Et bien faite la mourir officiellement et officieusement rendez-là à ses parents d’adoption enfin vous n’êtes pas à un mensonge près dans les services secrets. »

« Bien mon général je vais annoncer la nouvelle aux parents. »

 Hélas, Catherine venait de mourir. Elle s’élevait au dessus de son corps

« Mais je ne suis pas morte » Pensa-t-elle.

Elle aperçue une forme à côté d’elle un indien, elle savait que c’était Jean.

« Je suis venu comme promis. »

« Alors, nous allons nous revoir?. »

« Oui, mais tu peux aller seule dans le tunnel, pour me rejoindre il suffira de penser à la vallée. »

« Mais comment saurais-je que tu est là? »

« Et bien le temps n’est pas le même et nous nous rejoindrons tu verras. »

 

 

 

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Dimanche 13 juillet 2008

Catherine aimait la France, elle avait grandi et repris huit kilos, elle aimait beaucoup les Corbières ainsi que les sites Cathares, sa maladie avait presque disparue, mais elle appréhendait le retour.

« Je ne veux pas retrouver papa. » Dit-elle à Henri

« Nous allons nous cacher ma petite. »

« Il faudra échapper aux anges gardiens » C’est ainsi qu’ils surnommaient les hommes des services secrets Guatémaltèques.

« Mais s’ils nous rattrapent. »

« Ils ne peuvent nous enlever, ils doivent d’abord prévenir les autorités Françaises incident diplomatique oblige, et puis j’ai laissé les papiers dans le coffre à n’ouvrir qu’en cas d’accident suspect. J'ai un vieux camarade d’école qui dirige une communauté de hippies en Ariège, ils ne pourront pas nous trouver dans ce lieu. »’

Anne-Marie riait.

« Ah! je t’imagine en chemise à fleurs et des cheveux longs en train de fumer du cannabis. »

En effet, Henri faisait très jeune cadre dynamique

« Oui je laisse pousser ma barbe et mes cheveux dès aujourd’hui et nous partons en voyage, j’ai démissionné et vendu la maison, puis nous nous installerons dans la communauté dans quelques mois sûrement au début de 1968. »

LA COMMUNAUTE

Six mois passèrent et le temps de fuir était venu, Catherine ne voulait à aucun prix retourner au Guatemala. Le trio sans faire de bruit, avec la complicité d’un ami partirent en peine nuit. Ils partirent à pied et empruntèrent la voiture située à quelques centaines de mètres, la route de campagne était déserte, pas de phares à l’horizon, tout allait bien. Ils roulèrent une partie de la nuit en direction de l’Ariège et débarquèrent dans une communauté sans avoir prévenu quiconque. L’ami d’Henri prénommé Charles se montra surpris.  

« Quoi, toi dans une communauté, laisse moi rire. »

« Non je suis converti, la société de consommation m’exaspère maintenant. »

« Dis donc, j’espère que tu n’as tué personne, je ne savais pas que tu avais une fille, j’espère que tu ne l’as pas enlevée. »

« Si. »

Ils racontèrent l’histoire de Catherine

« Oui excellent, restez ici le temps qu’il faudra pour éviter les suppôts de l’impérialisme américain, nous n’aimons pas les dictateurs ici, si tu veux j’ai la collection complète des oeuvres du président Mao. »

« Un dictateur lui aussi. » Dit Henri.

La vive discussion dura une partie de la nuit et il devenait clair que la cachette devenait de plus en plus provisoire au fur et à mesure que le temps passait.

« Non, il n’est pas question de garder des révisionnistes dans la communauté. »

« Mais c’est la fille d’un commandant des escadrons de la mort. »

« Bon une semaine, pas plus. »

Une semaine plus tard, ils partirent pour un autre endroit où se pratiquait aussi la vie en groupe, il s’agissait d’une communauté Hippie. Henri devenait de plus en plus méconnaissable avec ses cheveux longs et sa barbe. Ils se sentaient bien, mais la sécurité était-elle assurée?  De plus en plus souvent on apercevait des gendarmes espionnant à la jumelle. Henri savait également que le commandant Ruiz avait averti les services secrets et que la photo de Catherine était parue dans le journal local. Catherine heureusement ne ressemblait plus guère à la photo, en ce moi de Juillet 1967 elle avait énormément changé par rapport à l’année dernière. Sa taille frôlait un mètre soixante soit dix centimètres de plus que l’an dernier, elle avait aussi beaucoup grossi, c’était une belle jeune fille que les adolescents de la ferme collective courtisaient. 

Henri était perplexe, les gendarmes espionnaient à cause des plantations de chanvre indien, en tout cas ils partirent à regret pour Paris. Catherine n’était pas contente car elle avait laissé son amoureux Luc et se promettait de revenir bien vite. Ils allaient s’écrire car la communauté ne possédait qu’un téléphone et de plus il était écouté.

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