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Vous trouverez ici des articles spiritualistes, philosophiques et (ou) mystiques provenant du grand internet de l'invisible
Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 04:38

Nous avions une nouvelle maison plus proche du port et nous possédions cinq bateaux et un artisanat de fabrique de pâté de poissons nous allions le porter jusqu’à Avignon et sans doute à Lyon les jours prochains. Nous travaillions beaucoup heureusement les jours féries étaient nombreux pour fêter tel ou tel saint, jours que nous consacrions au plaisir de la vie et à l’amour et un peu à la messe pour ne pas nous faire remarquer. 

Deux ans passèrent ma tante était partie en Egypte et je ne devais plus la revoir durant dix longues années. Elle avait pris cette décision car elle passait de plus en plus pour une sorcière et devenait de plus en plus suspecte et pour tout dire satanique. Elle devait revenir avec une autre identité.

Le père de Peyre mourut et bien qu’il fût déshérité sa soeur lui donna sa part d’héritage nous pouvions de cette manière rembourser Mateo qui avait maintenant des cheveux blancs.

« Rosalla je t’offre tout de bon coeur mais en revanche je te demande un service. »

« Lequel oncle Mateo. » ce n’était pas mon oncle mais je l’appelais toujours ainsi.

« Et bien voila ma nièce mariée à un sarrasin des environs de Tunis vient de mourir et son mari également tous deux de la peste et ils ont deux petites filles qui elles sont vivantes veux-tu t’en occuper? »

« Je peux les prendre et vous rembourser. »

«  Non Oncle Mateo t’offres bateaux c’est mon cadeau de mariage, malgré tes soupes à la grimace, veux-tu de mes petites nièces? »

« Oh oui. »

« Tu ne te rends pas compte du soucis que tu m’ôtes ma nièce, ma petite Rosalla, je commence à être vieux pour m’occuper de ces deux diablesses. » 

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 06:38

L'Hermite

 hermite163

 

Vous remarquerez que l’Hermite a pris son ancienne orthographe avec un H. C’est la neuvième  lame, la lame du retour à la vie profane  et l’Hermite tient sous cape la flamme de la connaissance  et le travail sera délicat pour la délivrer à bon escient, sur le chemin de l’Hermite replié sur soi avec sa lumière peut facilement sombrer dans les ornières de la misanthropie et de l’Egocentrisme.

Dans son aspect positif c’est aussi la réalisation, le retour vers la création marqué par le Neuf  de l’éveillé, comment va-t-il gérer sa lumière, c’est la lame de tous les dangers, c’est la sagesse et l’inflation de l’Ego qui doit être corrigé en incluant le macrocosme dans le microcosme, l’Hermite peut aussi tourner en rond.

 

La lettre Teith ט     

Pour les hébreux la lettre  Teith   représente le toit, c’est aussi le serpent qui se mord la queue, c’est le neuf le cycle de la création, le passage du temps , la lettre Teith se compose de  trois lettres . Teith ט=9 Yod י =1 Tav  ת= 400

טית

 Tav est la création finale correspondant au septième jour. La valeur de Teith est 410 soit 5  le nombre de la reproduction.

La flamme divine Yod est cachée sous le toit et entre  les colonnes du Tav et du teith, cela fait penser à l’Hermite  

L’apocalypse

 

9 Là-dessus le cinquième ange sonna de la trompette. J'aperçus alors une étoile déchue du ciel vers la terre; on lui remit la clef du puits de l'abîme, (2) elle l'ouvrit, et il s'éleva du puits une fumée comme celle d'une grande fournaise, au point que le soleil et l'air furent assombris. (3) De cette fumée, des sauterelles s'échappèrent sur la terre. Elles étaient dotées d'un moyen d'action analogue à celui des scorpions terrestres ; (4) seulement on leur enjoignit de ne s'en prendre ni à l'herbe, ni à la verdure, ni aux arbres, mais uniquement aux hommes qui ne portent pas au front le sceau divin.

(5) Elles n'avaient du reste pas l'autorisation de les tuer, mais seulement de les tourmenter, cinq mois durant, d'un tourment pareil à celui d'une piqûre de scorpion. (6) En ces jours, les hommes chercheront la mort sans la trouver, ils désireront mourir et la mort les fuira.

(7) Ces espèces de sauterelles avaient l'air de chevaux harnachés pour la bataille, une sorte de couronne à reflets dorés leur casquait la tête, leur face était presque humaine, (8) leur chevelure ressemblait à celle des femmes, leurs dents à celles des lions : (9) leur thorax paraissait bardé de fer et le fruit de leurs ailes évoquait le fracas de la charge guerrière d'un nombreux escadron de chars.

(10) Elles ont, comme les scorpions, la queue armée d'un aiguillon : c'est par là qu'elles peuvent nuire aux hommes, cinq mois durant.

(11) Elles ont comme roi l'ange de l'abîme : il se nomme en hébreu Abbadon, et en grec Appollyôn.

(12) Passé le premier Malheur, voici venir encore les deux autres.

 

Sixième trompette, deuxième malheur : la Cavalerie infernale

 

(13) Le sixième ange sonna de la trompette. J'entendis alors une voix, issue des quatre coins de l'autel d'or situé devant Dieu, (14) dire au sixième ange qui tenait la trompette : "Détache les quatre anges enchaînés au bord du grand fleuve Euphrate". (15) On délia donc les quatre anges tenus en réserve pour le l'heure, jour, le mois et l'année du carnage du tiers de l'humanité... (16) L'effectif de cette cavalerie se montait à deux cent millions : j'ai entendu ce nombre. (17) Voici comment m'apparurent chevaux et cavaliers : ces derniers étaient cuirassés d'une flamme sulfureuse bleue ; les chevaux portaient crinière léonine et leurs naseaux crachaient du feu, fumée et souffre.

(18) Le tiers de l'humanité fut massacré par les trois fléaux en question (feu, fumée, souffre) crachés par leurs naseaux. (19) De fait, le pouvoir nocif des chevaux résidait aussi dans la queue : comme des serpents, elles avaient une tête dont ils se servaient pour nuire.

(20) Quant aux survivants de ces fléaux, ils ne renoncèrent même pas à leur façon d'agir, ils ne cessèrent d'adorer les démons et les idoles d'or, d'argent, de bronze, de pierre et de bois, bien incapables de regarder, d'écouter ou de marcher ; (21) ils ne regrettèrent pas non plus leurs meurtres, leurs maléfices, leurs débauches ni leurs vols.

 

Le neuvième chapitre de l’apocalypse n’est pas drôle mais il est entièrement symbolique, les hommes doivent être ouverts a l’énergie divine et ne doivent pas être enfermés dans la matière. Le deux cent millions indique une séparation  (le 2)  mais une séparation suivie de huit zéros, autrement dit une grosse séparation. Les chevaux vont brûler les racines de l’Ego et réveiller la force divine, le vieil homme égocentrique va mourir. En fait il y a quand même un petit rapport avec la lame et la lettre. Les sauterelles sont les nombreuses tentations qui  nous séparent de la force divine. Ceux qui sont purs sont marqués par le sceau et ne sont pas  tourmentés. L’humanité se réduit comme une peau de chagrin mais ce n’est pas prophétique et il faut se méfier   des oiseaux de malheurs.

C’est plutôt la mort de l’ego en réalité, mais pas la mort de l’identité. 

Par maybruce - Publié dans : l'adepte - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 09:10

 

Je me revois encore en ce mois de Juillet 1232, je marche au bord de la mer, je suis vêtue d’une simple pièce de tissu entourant mes hanches, mon grand benêt vient à ma rencontre, je vois dans ses yeux une lueur de désir, difficile de ne pas me désirer dans ma tenue. Il regarde mes petits pieds charmants, mes fines chevilles, mes jambes élancées et bien tournées puis mes hanches, mon ventre plat et mes seins en pomme, puis son regard se pose sur mes lèvres charnues et se perd dans mes immenses yeux verts. A cette époque les miroirs étaient très chers et , nous vivions en partie sans tête, heureusement de tant à autre il y avait les flaques d’eau. Mais mon corps n’était rien s’il n’était embrassé par un coeur brûlant. J’étais remplie de feu. C’était normal me disait Jean car j’avais été conçue sous le signe du bélier et j’étais née sous le signe du sagittaire, mais ce feu était un peu atténué par l’eau de la lune et la terre de la planète Venus. C’est vrai j’étais forte sensible au plaisir et à l’amour charnel, quand celui ci m’avait fait défaut des années auparavant je n’avais plus le goût de vivre. Je n’avais toujours pas d’enfants et je m’étonnais car suivant les croyances de cette époque une femme ne pouvait avoir d’enfants si elle n’avait pas de plaisir, car les enfants naissent de la rencontre des liquides de l’homme et ceux de la femme. Heureuse et bienfaitrice croyance pour nous femme du XIII éme siècle nos soudards ôtaient leurs côtes de maille pour nous prendre, je plaisante mais les jeux de l’amour étaient fort prisés et votre siècle n’a absolument rien à nous envier, enfin je ne me plaignais pas.

Une question me taraudait, nos prêtres disaient.

« Le plaisir vient du démon. » Alors pourquoi Dieu qui a créé nos âmes et nos corps aurait laissé le démon parfaire son oeuvre rien que pour nous rendre la vie impossible, alors Dieu n’avait pas créé le monde. Je suivais en cela la doctrine cathare qui déclarait puisque le monde est l’enfer l’acte charnel n’est pas plus un péché que d’autres actes cela me semblait logique, sauf que le monde n’est pas forcément l’enfer, enfin pour plus de prudence à chaque fois que mon grand benêt me donnait de la joie après je faisais une prière d’action de grâces et remerciait Dieu pour le plaisir et cela ne le diminuait pas la fois suivante bien au contraire, le démon serait bien attrapé si le plaisir venait de lui et je remarquais ainsi qu’avec mes prières la joie se prolongeait comme une braise sous la cendre, j’étais convaincue que le plaisir venait de Dieu.   

Je m’entretenais de mes préoccupations avec ma cousine Roberta, elle me parlait de sa fraternité.

« Vois-tu notre fraternité permet d’avoir un contact direct avec Dieu, Tu peux l’imaginer comme un grand seigneur vivant dans un donjon mais tu ne peux le rencontrer, tu dois recueillir ses paroles par l’intermédiaire des vassaux qui sont les représentants des différentes religions, disent-ils la vérité, disent-ils faux nul ne le sait, la fraternité va te faire découvrir les passages secrets menant au donjon, libre à toi de fréquenter les vassaux."  

Libre façon de parler, l’inquisition avait instauré dans le comté de Toulouse la messe obligatoire. Je me méfiais des inquisiteurs je venais de recueillir un enfant d’une de mes employées morte dans les griffes de l’inquisition horriblement tourmentée. J’avais deux enfants maintenant.

« Pourquoi n’ai-je pas d’enfants à moi? »

«  Je n’en sais rien me disait ma tante Guillemette »

« Ce n’est pourtant pas la joie qui me manque avec mon grand benêt, il est au petit soins pour moi. »

« Sans doute mais peut-être as tu peur de mourir si tu en mets un au monde, car ta mère est morte peu après ta naissance ou peut être désires-tu élever ceux qui ne possédent pas de mère, bonne âme que tu es. »

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 02:59

 

 

La justice

 la-justice161.jpg

 

 

L’attitude de l’initié sera jugée avant de s’engager sur la voie, il a fait le bon choix mais les épreuves apparaissent, la justice a un glaive dans sa main droite ce qui peut indiquer la parole juste ou bien la découverte du glaive. La justice a autant d’élément eau (couleur bleue) que d’élément feu (couleur rouge) et l’élément terre (couleur jaune). La balance pèse les actes car  la justice est l’élément incontournable sur le chemin de l’initiation. La justice incite à une pause et à une période de solitude car la 9 éme  lame est l’ermite. La justice nous invite à pratiquer l’acte juste et il a la même robe que le gardien du seuil.

La lettre Teith

ח

En hébreu elle représente la barrière l’obstacle elle n’est pas ouverte comme le Hé ה elle se compose de trois lettre Heith = 8   ח, Yod =10 י  Tav = 400  ת  

חית = 418 =13 = 4. C’est une sorte d’enfermement, d’obstacle sur le chemin, ce sont les difficultés sur la voie.  Hath Heith ח Voyelle et Tav ת signifie l’épouvante, la terreur autrement dit le gardien du seuil, l’initié doit passer entre les deux colonnes, pour cela il doit retrouver la force divine symbolisée par  le YOD י ;

Passons a l’apocalypse.

8 Lorsqu'il ouvrit enfin le septième sceau, il se fit au ciel un silence d'une demi-heure environ.

 

Vision des sept Trompettes

 

(2) Je vis alors les sept anges en faction devant Dieu : on leur donna sept trompettes.

(3) Survint un autre ange qui se plaça près de l'autel, un encensoir d'or à la main. On lui remit quantité de parfums à offrir, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui fait face au trône. (4) Ainsi la fumée des parfums s'éleva avec les prières des saints, de la main de l'ange, en face de Dieu.

(5) Cela fait, l'ange reprit l'encensoir, le remplit de braises de l'autel et les lança sur terre ; il en advint coups de tonnerre, voix, éclairs et séisme. (6) Et les sept anges aux trompettes s'apprêtèrent à en sonner.

 

Les quatre premières trompettes

 

(7) Le premier sonna de la trompette : une grêle de feu mêlé de sang se précipita sur le sol ; le tiers du sol brûla, ainsi que le tiers des arbres et toute plante verte.

(8) Le deuxième ange sonna de la trompette : une sorte de grande montagne ardente se précipita dans la mer ; le tiers de la mer tourna en sang, (9) le tiers des créatures marines animées mourut et le tiers des bateaux fut détruit.

(10) Le troisième ange sonna de la trompette : il chut du ciel une grande étoile qui flambait comme une torche ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources. (11) Cette étoile s'appelle "l'Absinthe".

Ainsi le tiers des eaux tourna en absinthe et bien des gens moururent d'avoir bu de ces eaux empoisonnées.

(12) Le quatrième ange sonna de la trompette ; le tiers du soleil, de la lune et des étoiles furent frappés, si bien qu'ils s'obscurcirent d'un tiers, que le jour perdit autant de sa clarté et la nuit pareillement.

 

Proclamation des trois malheurs

Cinquième trompette, premier malheur : les sauterelles

 

(13) A ce point de ma vision, j'entendis un aigle qui planait au zénith dire à haute voix : "Malheur ; Malheur ; Malheur aux habitants de la terre à  cause des dernières sonneries de trompettes dont les trois anges vont sonner".

 

Le chapitre n’est pas gai, Jean me fait remarquer que le mot Absinthe signifie Tchernobyl en Russe ce qui indique que dans l’initiation collective que le monde vit actuellement l’énergie nucléaire est un  danger majeur d’empoisonnement surtout zvec un séisme en plus en effet au final la catastrophe de Tchernobyl fera autant de morts que la premiére bombe atomique d’Hiroshima mais ils seront étalés sur cinquante ans, c’est finalement aussi dangereux que l’arme nucléaire. Ce chapitre est essentiellement symbolique  mais il comporte néanmoins quelques détails prophétiques. 

Il est certain qu’avec la fin du pétrole il y aura largement plus d’un tiers des bateaux en moins également. Sur un plan individuel toutes les fausses idées, les fausses conceptions doivent être brûlées pour continuer le chemin.

 

Synthèse : 

La lettre et la lame du tarot la justice sont encore une fois en parfaite concordance d’autant plus que les deux colonnes reliées entre elles au dessus de la justice rappellent la lettre Heith ainsi que la balance, c’est aussi le passage sous le porche et en présence du gardien du seuil. Le chapitre huit de l’apocalypse indique aussi un obstacle collectif et d’une manière personnelle la nécessité de se libérer des vielles conceptions, des vieux traumatismes, des vieilles rancunes. La lettre n’est  pas gai, ni la lame ni le chapitre de l’apocalyse. Le vieil homme doit mourir.

 

Par maybruce - Publié dans : l'adepte - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 22:28

 

 

L’homme rayonnait d’une façon formidable, les lourdes fatigues de la route s’effaçaient, nous nous retrouvâmes bientôt prés des remparts je n’avais pas envie de dormir, il me donna de judicieux conseils mais nous reviendrons à ceux-ci plus tard, les soldats passaient et cherchaient une Rosalla de Marseille, je finis par m’assoupir, apurés de moi il n’y avait personne. Ceci était-il un rêve. A l’aube je repris le chemin de l’auberge, quand un jeune Dominicain vêtu de noir s’assit à ma table.

« Rosalla, finissez de vous restaurer, puis suivez-moi. ».

Il continua.

« Je n’ai pas besoin de soldats pour vous retrouver, aujourd’hui il ne vous sera fait aucun mal. »

« Et demain? »

« Cela dépendra de vos réponses, vos compagnons et votre tante sont prévenus mais quoi qu’il arrive vous dormirez ici ce soir. »

« Quoiqu’il arrive ? »

« Oui, soit vous êtes une hérétique dans ce cas vous passerez votre dernière nuit de liberté dans cette auberge, soit vous ne êtes pas et vous partirez quand bon vous semble, votre procès commencera et pourra durer des semaines, votre compagnon pourra vous accompagner en prison et il ne vous sera fait aucun tourment."

Je le suivis sans protester. Il m’interrogea de longues heures posant souvent les mêmes questions pour voir si je mentais. Cet interrogatoire serait fastidieux à transcrire, mais j’avais confiance.

« Alors Rosalla, vous avez fait un si long voyage pour tirer votre compagnon des mains des hérétiques? »

« Vous ai-je dit quelque chose de tel, mais non je ne pensais pas à l’hérésie que je ne connaissais pas, je suis venu le chercher car je l’aime, pouvez vous comprendre cela. »

« Oh oui, mais moi elle était morte quand je l’ai retrouvé, c’est pour cela que je suis entré dans les ordres, oui je comprends très bien et vous êtes libre, si vous m’aviez dit que vous vouliez tirer Peyre des griffes des hérétiques je ne vous aurais pas cru cela aurait été trop beau venant d’une personne si ignorante en matière de religion."

Il me libéra à condition que je me marie et pour vérifier que je le ferais bien j’aurais une escorte, j’allais voir un prêtre au plus vite car au bout d’une journée les anges gardiens étaient vraiment très encombrant surtout qu’ils avaient ordre de m’empêcher de voir mon grand benêt.. Mateo exigea un reçu en double exemplaire, j’en fis un en latin et un autre en grec, le prêtre ne savait pas écrire. Le mariage ressemblait plus à un enterrement, nous étions en petit nombre toujours avec la présence encombrante des gens d’armes. Mateo voulu dérider l’atmosphère et dit.

« Bertrand Marti n’a pas voulu signer les actes de mariage. »

Nous ne pûmes résister au fou rire en voyant la tête du prêtre on aurait dit qu’il venait d’avaler son chapelet.

« Mais c’est pour rire. » dit Mateo.        

Le lendemain j’étais entièrement libre. Nous quittâmes la ville et partîmes pour Montpellier pour prendre le bateau de Mateo qui était heureux d’avoir retrouvé sa femme et sa fille, le voyage fût beaucoup moins mouvementé mais j’avais toujours du mal à retrouver la joie et l’allégresse. 

« Cela va revenir ma nièce" dit ma tante Guillemette en me bourrant de drogues.

Toujours pas d’enfants en vue et de plus je ne tirais pas beaucoup de joie du commerce charnel. Les mois passaient et mon grand benêt devant mon peu d’enthousiasme braquemardait avec Guilhema une fille de joie du port. Mateo me dit qu’elle avait des vues sur l’héritage, il m’aida beaucoup en éloignant Guilhema, pour se faire il lui présenta un riche armateur, un lombard de ses collègues, comme il était vieux elle se maria par la séduire avec son fils. De plus Mateo m’offrit une petite maison de pierre à la place de notre cabane.  

Voici dix jours que mon grand benêt ne m’avait rien proposé, il avait honte, car il savait que je savais. Nous étions au printemps au mois d’Avril, c’était la fin de l’âpres midi. Peyre devait me rejoindre à la maison. la maison était petite mais luxueuse avec sa cheminée en pignon, avec ses carreaux de terre cuite de couleur rouge et ses fenestrons aux vitraux de couleurs.

« Quand tu fouleras au pied la terre rouge et quand tu verras les vitraux ta joie reviendra plus forte que jamais. »

Cette phrase me revint d’un coup comme sortie d’un coin de ma tête, elle avait été prononcée par le mystérieux frère germain. J’enlevais à la hâte mes chaussures et mes chausses et quand mes pieds nus touchèrent terre une bienheureuse fraîcheur envahit mon être. J’enlevais aussi ma houppelande et je ne gardais que ma robe de lin de couleur blanche.

Peyre arriva, je lui souris en battant des cils, puis je l’entraînais dans un recoin de la plage ou personne ne nous verrait. Je fût très longue à retirer ma robe tandis que mon désir grandissait qu’il attende pour se faire pardonner je m’agrippais à ma robe, tout en tournant les chevilles, je résistais longtemps malgré les chatouilles aux plantes des pieds et sur les côtes, mais j’avais mal au ventre d’avoir trop rit et aussi de désir. Je fis un ultime marché

« Tu seras entièrement pardonné si tu me caresses sans laisser une parcelle de peau intacte"

Ce qu’il fit de fort belle manière. Mon corps brûlait de plaisir, j’exultais, je retrouvais les délices d’antan, mais en plus fort, quand il me pénétra avant de sombrer dans le plaisir je le pries par les épaules et lui dis.

« Avec toi, je serais toujours. »

Une minute plus tard, j’avais déjà oublié ce que j’avais dit, nous n’étions plus que gémissements. Je pleurais de joie tout en gémissant. Le froid du soir et le soleil  couchant nous tira de notre nid d’aigle.    

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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