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Vous trouverez ici des articles spiritualistes, philosophiques et (ou) mystiques provenant du grand internet de l'invisible
Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 22:16

 

L’amour chinois ne marchait pas fort, je me demandais à quoi cela rimait à rester sans bouger surtout depuis que mon grand benêt avait prétendu que j’avais les hanches les plus lestes de la Province. Enfin nous passions un compromis une fois Chinois, une fois normalement, il était content quand même car la princesse Mongole qui avait été son amante durant dix ans ne voulait pas en entendre parler. C’était une pratique de longue vie disait-il. Les journées étaient bien remplies, écritures, promenades, j’avais une douleur persistante au pouce. Un jour je rêvais que Jean allait revenir dans quelques années dans le foyer d’une de mes filles, mais le temps passait, la fabrique de poissons pereclitait un peu, le roi de France avait effectué sa dernière croisade et il en était mort, les Templiers rentraient de terre Sainte, les cathares passaient en Lombardie. Mais l’inquisition veillait,  Raimon avait fabriqué des sortes de projectiles. C’était une sorte de « feu grégeois » en plus performant en fait, il servait de savoir si la voix était libre pour le passage des cathares en Lombardie.

Gulietta avait maintenant plus de quarante ans, sa soeur  Sylvia un peu moins, je pensais que la prédiction de Jean était fausse quand Gulietta eu un troisième enfant elle l’appela Jehan. J’étais chargé par lui avant qu’il ne revienne de stimuler sa mémoire quand il aurait l’âge de dix ans.

Encore dix ans Sergio me disait que c’était fort possible car je n’étais pas courbé et que j’avais peu de cheveux blancs. Mais hélas Sergio ne dépassa l’âge de soixante quinze ans usé par ses voyages enfin il aurait fait l’amour chinois jusqu’au bout.

Je décidais alors de vivre en recluse pour poursuivre mes études. Je parlais au petit Jehan de la vie de Jean le Templier, il s’amusait à reconnaître les lieux ou Jean était passé avant que je ne lui en parle. En 1290 nous partîmes en Languedoc mais je voyageais en litière car j’avais dépassé les quatre vingt ans, ce fût mon dernier voyage, cinquante ans après je revis Montségur, Castres, Toulouse tous ces pays au main du roi de France. Gulietta et son mari de troubadour m’accompagnaient et ils chantaient. Curieusement Gulietta prétendait elle aussi reconnaître les lieux enfin quand ceux-ci n’avaient pas changé, elle fit une description complète de toutes les pièces de la résidence des anciens Comtes de Toulouse. Quant à Jehan il retrouva tout seul les lieux secrets de la fraternité. J’avais maintenant atteint le douzième échelon. Je vécu encore dix ans en recluse. Je mourut en 1299 a quatre vingt dix ans, un âge respectable surtout pour l’époque. Je vieillis vraiment après quatre vingt ans.               .           

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 04:30

 

Il me rassura en disant que lui connaissait le chinois mais pas le latin, curieux personnage qui ne connaissait que l’Aragonnais et le chinois, mais il pourrait me dicter en langue d’Oc et moi je traduirais en latin. Il me dit qu’il s’agissait de livres de philosophie et de médecine. 

L’homme se nommait Sergio il était né en Aragon, il était partit en terre sainte comme croisé mais il n’était pas revenu et avait poursuivi son voyage vers l’est, il était passé par le pays Byzantin puis par le pays Ottoman puis par des régions sauvages où il faisait froid et tous les hommes étaient jaunes. Ils se nommaient les Mongols, il avait été dans une sorte de monastère puis avait été fait prisonnier par des sauvages, les tartares. Il s’était échappé avec l’aide d’une princesse Mongole, prisonnière elle aussi.

J’étais curieuse de nature et nous nous sommes immédiatement mis au travail. Mais que de difficultés, vous ne pouvez imaginer de nos jours. Comment traduire le mot  Tao en latin, pour se faire il décomposait la signification de chaque signe chinois qui ne correspondait pas à des lettres mais à des idées. Parfois cela n’avait ni queue ni tête comme par exemple : «  l’énergie du ciel et de la terre sont méconnaissables. » qu’en penser ? Tout comme le mot méridien, chemin du ciel et de la terre ? Il s’agissait de mots tellement différents.

De plus il m’expliqua la théorie des cinq éléments, nous n’en avions que quatre et eux n’avaient pas d’air. Il m’expliqua aussi les méthodes de divinations qui ressemblaient au tarot appelé plus tard de Marseille. Il me racontait aussi que certains Chinois ne pratiquaient les rencontres charnelles de la même façon que nous, il me demanda si je voulais essayer. Je lui répondais que j’étais une vieille femme maintenant mais il me rétorqua que les ravages du temps étaient minimes pour mon âge. J’étais flattée et c’est comme cela que nous en sommes venus à habiter ensemble.

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 06:41

 

 

 

Cette année 1264 fût une très mauvaise année, elle commença par la mort de Raïcha la femme de Mateo et deux mois plus tard de Mateo lui même qui n’avait plus de raison de vivre. Mais le malheur ne s’arrêta pas là , il y eu la mort de ma tante Guillemette déjà vieille mordue par une vipère en voulant ramasser du venin pour ses remèdes. Mais hélas mal commencée l’année finit de plus en plus mal. En septembre le chevalier Guimard mourut d’un coup de sang et puis un mois plus tard mon grand benêt reçu un mat de bateau sur la tête un jour de tempête. Désormais à cinquante-cinq ans je n’avais plus de raisons de vivre, car tous ceux que je connaissais de ma jeunesse n’étaient plus. Heureusement il y avait toujours Jean qui parlait dans mes rêves ou même venait me voir sous forme de fantôme.

Mais je n’en ai plus envie ma vie est suffisamment remplie comme cela, certains sont âgés de bien plus d’années que moi n’ont pas eu une vie aussi pleine que la mienne. Je suis grand-mère, mes enfants sont partis, à quoi bon rester sur cette terre de malheurs?

Je retrouvais mon grand benêt dans mes rêves, il m’indiquait une petite grotte dans les calanques où il prétendait avoir remiser une sculpture en bois pensant me l’offrir, j’allais dans cette grotte sans trop y croire, mais effectivement la sculpture était à l’endroit indiqué, désormais plus de doute possible, c’était lui qui parlait dans mes rêves.

Jean me disait de poursuivre mes études à la fraternité d’autant plus que Roberta était maître cette année, j’aimais bien ma cousine Roberta. A l’aide de ma connaissance du grec et du latin j’étais chargée de recopier les textes de la fraternité ce qui occupait toutes mes journées. De plus je commençais d’apprendre l’arabe et le sanscrit, à l’occasion je servais aussi d’écrivain public.

Deux ans plus tard après cette année funeste assise sous un chapiteau dans une rue de Marseille je vis un homme habillé avec un chapeau de feutre et de curieuses bottes.

« Connaissez vous le chinois ? »

« Quoi ? »

« Je ne connais personne qui connaît le chinois et j’ai un livre à traduire. »

« Pourquoi n’allez vous pas en Chine Monseigneur. »

«  Mais j’en viens. »

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 22:43

roue-de-la--fortune170.jpg

 

C’est la dixième  lame du tarot de Marseille, nous voyons deux animaux l’un essayant de monter « le chien » c’est le bien, et l’autre de descendre « le singe » symbolisant le mal ou bien plus généralement le positif et le négatif. En haut de la roue se situe une sorte de sphinx qui tient une épée , ce sphinx représente « le destin » , c’est la roue du karma, c’est la roue des événements ou le libre arbitre  n’agit pas. L’initié doit alors subir le destin et ensuite exercer son libre arbitre. Si l’hermite est la carte de mon ami R , la roue de la fortune est la carte de B autrement dit la carte sans le libre arbitre.

Nous remarquons aussi que cette carte se situe à mi chemin entre la lame n°7 : la victoire et la carte n° 13 la mort, cette carte va tourner ainsi que le destin

La lettre Yod

Yod, י. C’est le doigt, en fait c’est le doigt de Dieu. Cette lettre anime le tétragramme sacré יהוה sans le Yod c’est la désolation, c’est d’ailleurs Eve הוה la tentatrice ou la matière éloignée de Dieu

Ieve יהוה est l’initiée, la Sophia ou la sagesse.

Yod : יד signifie aussi la main en hébreu, il comprends deux lettre le Yod י =10 et Daleth   ד= 4 ce qui donne 14 ou encore 1+4= 5 comme les cinq doigts de la main, la lettre intermédiaire étant une voyelle, Yad étant la main en hébreu. Yod se retrouve d’ailleurs dans la mère de toutes les lettres Aleph et elle apparaît dédoublée א , c’est Dieu en puissance se dédoublant pour permettre l’étincelle divine dans l’ensemble de la création.

 L’Apocalypse

10 Je vis alors un autre ange vigoureux descendre du ciel, enveloppé d'un nuage, la tête nimbée de l'arc-en-ciel, le visage radieux comme le soleil et les jambes comme des colonnes de feu. (2) Il tenait à la main un petit livre ouvert. Il posa le pied droit sur la mer, le gauche sur le continent. (3) Puis il se mit à crier à pleine voix comme rugit un lion. A son cri les sept Tonnerres firent gronder leur propre voix. (4) Quand ils eurent fini de parler, je me disposais à en prendre note, lorsque j'entendis une voix céleste me dire : "Scelle ce qu'on dit les sept Tonnerres et ne l'écrit point".

(5) Alors l'ange que j'apercevais campé sur la mer et le continent leva la main droite au ciel (6) et fit serment par Celui qui vit pour les siècles des siècles, le Créateur du ciel, de la terre, de la mer et de leur contenu qu'il n'y aurait plus de délai, (7) mais qu'aux jours où sonnerait la trompette du septième ange serait accompli le mystère de Dieu, selon la bonne nouvelle confiée à ses serviteurs les prophètes. (8) Alors la voix céleste que j'avais entendue se reprit à converser avec moi : "Va, me dit-elle, prends dans la main de l'ange campé sur la mer et le continent le petit livre ouvert".

(9) Je m'avançai donc vers l'ange et le priai de me remettre le petit livre. "Tiens, me dit-il, prends-le et mange-le ; seulement il te sera aigre aux entrailles, bien qu'à la bouche il doive t'être doux comme le miel. (10) Je pris donc le petit livre de la main de l'ange et le mangeai ; effectivement dans ma bouche il avait la douceur du miel, mais quand je l'eus mangé il me fut aigre aux entrailles.

(11) Puis on m'expliqua : "Tu devras prophétiser derechef sur bien des nations, des peuples, des langues et des rois".

 

A la septième trompette la création est formée et habitée totalement après un début chaotique les choses se stabilisent comme la mer, il y a peu de rapport entre la lame 10, la roue de la fortune, la lettre Yod et le chapitre 10 de l’apocalypse mis à part que le livre est le livre de la connaissance,  le livre du bien et du mal, celui qui  mange le livre symboliquement l’ingurgite et a mal au ventre par contre ses paroles sont douces car elles deviennent justes, le narrateur de l’apocalypse n’a plus de libre arbitre mais pas de destin non plus autrement dit il a avalé son karma, il a eu du mal à le digérer mais c’est fait.

On ne peut donc pas le savoir à l’avance sauf par intuition comme l’indique le verset, il faut l’avaler

Par maybruce - Publié dans : l'adepte - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 21:41

 

Les deux petites filles avaient deux prénoms le Lombard et le Sarrasin, la première se nommait Gulietta et Selma, la deuxième Sylvia, Firuzia. Elles étaient toutes deux menues avec la peau mate et les cheveux noirs frisés. Je remerciais la soeur de Peyre de sa générosité, et nous sommes devenues de grandes amies, elle se nommait Marguerite. Notre flotte comprenait maintenant une dizaine de bateaux  dont deux à rames pour aller jusqu’à Lyon plus un gros bateau pour pécher la morue en Atlantique, la morue est le roi du poisson salé et il se conserve plus d’un an, nous étions aussi riches grâce au ravitaillement occasionné par le départ en terre sainte. Nous séchions du poisson comme la rascasse ou les rougets mais ils se conservaient moins longtemps que la morue, notre spécialité était le pâté de poisson que nous conservions dans des récipients en terre cuite lui même placé dans une saumure, il se conservait ainsi des semaines. En autre activité nous conduisions les cathares en fuite jusqu’en Lombardie. Les enfants grandissaient et avec la petite Gulietta je n’avais plus de désir d’enfants.

Douze cents quarante quatre ce fût l’année de la chute de Montségur et celle de l’année de la chute de Jérusalem ainsi que l’année du retour de ma tante Guillemette qui commençait à être bien vieille et cette année là Godefroy mourût.

Le petit Raimon qui allait sur ses quinze ans montrait de plus en plus de dispositions pour les constructions diverses et variées. Il envoyait des messages grâce à des systèmes de micas jouant avec le soleil.

J’avais un mari attentionné, des enfants intéressants, je faisais des dîners en ville où je mettais hennin et chausses en lin que je quittais pour aller dans l’eau. Les enfants s’occupaient de plus en plus de la pêche. Raimon n’avait de cesse en plus des arbalètes géantes et des catapultes d’inventer des systèmes pour relever les filets. Guillaume mon deuxième s’intéressait de plus à la pêche. Gulietta s’intéressait à la musique et jouait de la flûte et de la cithare ainsi que de la vieille à roues. Plus tard  Gulietta se maria avec un troubadour et Sylvia avec un marchand juif. Avec Gulietta je me sentais complète.

J’avais adhéré à la fraternité de ma cousine et ceci me fût d’un grand secours quand le temps des malheurs arriva. J’ai eu trente ans de bonheur et dix ans de malheurs et le reste de ma vie en sérénité. Mais ceci est une autre histoire. 

Par maybruce - Publié dans : Recits - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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