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Mercredi 19 mars 2008

 Le drame

ke Wen, la petite Annamite chevauchait sur le cheval emballé, derrière elle un soldat la poursuivait, il avait un foulard rouge au-dessus de son uniforme bleu.

« Arrêtez vous ou je tire. »Disait il en Espagnol puis en Anglais.

« Oui mais comment. »Disait-elle en perdant les rênes.

Le cheval sans maitre gravissait une côte, il suivait un sentier qui ne menait nulle part. Elle distançait sans peine le soldat beaucoup plus lourd, celui-ci tirait des coups de revolver en l’air, ce qui avait pour effet d’affoler encore plus le cheval.

« Arrêtez vous allez tout droit en direction du canyon de la mort. »

Le canyon de la mort était très étroit, il mesurait environ sept à huit mètres de largeur, mais il était profond  de quarante mètres. Curieusement le sentier, nul ne savait pourquoi s’arrêtait juste devant. Le cheval était lancé au galop et n’obéissait plus à la cavalière débutante,  il sauta au dessus du canyon et ce fût le drame. Martine ferma les yeux et lâcha tout, puis elle tomba quarante mètres en contrebas. Elle mourût sur le coup. Le soldat s’arrêta devant le précipice, le cheval de Martine était lui de l’autre côté, il avait sauté sans sa cavalière. Le cavalier sortit son fusil épaula et tua le cheval. Avec le bruit de la détonation il ne s’aperçut pas que derrière lui venait d’arriver Couteau Agile, Riberio et Emmanuel.     

Juanita s’exclama.

« Il a tué Martine, il a tué Martine. »

Elle prit un vieux pistolet que l’Apache portait a sa ceinture et tira sur le soldat qui tomba de cheval. Il voulut dégainer son colt, mais Couteau Agile pris son couteau.

« Pars, je te prie dit Riberio, mon ami est très fort au couteau. »

Le soldat hésita puis remonta à cheval, son épaule gauche saignait, Riberio se doutait de quelque chose.

« Ce n’est pas lui qui a tué Martine, c’est son inexpérience à cheval. »

Emmanuel était anéanti, il ne disait rien, comme absent. Juanita jetai des regards noirs à Riberio.

« Regarde où tu nous a conduit, si tu m’avais écouté. »

« Mais. »

« Tais-toi, si tu ne te sens pas capable de nous guider, laisse faire les autres. »

Heureusement Couteau agile veillait sur le petit groupe;

« Vite, si vous ne voulez pas dormir ce soir en prison. » Il nous faut partir, les tuniques bleues ne sont pas loin, il prit le cheval d’Emmanuel par la bride et parti au galop.

« Allons dépéchez-vous. »

Il reprit son labyrinthe à travers les arbustes et les arbrisseaux parsemés, puis il pris une direction parallèle à la frontière.

« Les tuniques bleus vont nous chercher à l’intérieur des terres du Texas, et c’est pour cela que nous ne nous en éloignerons pas trop, au fait, où allons-nous. »

« Au Nouveau Mexique. » Dit Riberio.

« Mais ce n’est pas le chemin de la mer. » Dit Couteau Agile.

« Nous allons d’abord te déposer puis je conduirais Emmanuel vers la mer » Dit Riberio

Le voyage se poursuivait, Riberio et Juanita aller chercher le ravitaillement dans les petites villes habitées par des blancs, Couteau Agile partait le chercher quand la petite troupe traversait les territoires indiens. L’ambiance était glaciale, Juanita ne parlai plus du tout à Riberio, celui-ci était sombre et ténébreux car il avait perdu à la fois sa compagne et ses pouvoirs. Emmanuel ressemblait à un zombie absorbé par une profonde dépression, il était englué dans le malheur comme une mouche dans une toile d’araignée. Seul l’Apache se trouvait heureux car il allait retrouver une nouvelle tribu et de plus il avait pris sa revanche sur Riberio. Il chevauchait en éclaireur à quelques centaines de mètres du trio et permettait d’échapper à toutes les patrouilles de soldats.  

« Tu vois disait-il à Riberio depuis cinq jours nous avons évité trois patrouilles et si je n’étais pas là tu serais en prison ou devant le poteau d’exécution, depuis plusieurs jours tu n’a rien fait de sensé. »

« Je suis comme dans un brouillard, je ne vois plus rien, je n’entends plus les messages de l’invisible. »

 « Tu es comme un Puma sans griffes, cela signifie pour toi que de nouvelles griffes plus acérées vont pousser ou bien tu deviendras complètement ordinaire. »

Le voyage se poursuivait toujours aussi morose, les patrouilles se raréfiaient ainsi que les groupes d’indiens sur le sentier de la guerre, un jour Couteau Agile vint faire ses adieux. »

J’ai retrouvé une nouvelle tribu, je vais rejoindre le chef Cochise, que Riberio vienne me voir dès qu’il retrouve ses pouvoirs, viens Juanita j’ai deux mots à te dire, rien qu’à toi. » 

Juanita descendit de cheval l’indien l’entraîna a quelques dizaines de mètres.

« Invite de nouveau Riberio dans ta tente ou dans ton bivouac, l’homme appartient au pouvoir, mais le pouvoir n’appartient pas à l’homme ce n’est pas comme la pensée, de plus peut-être la visage jaune à rencontré son destin. »

 Juanita revint vers le groupe troublée et soucieuse, pour la première fois depuis de longs jours elle ne jeta pas un regard hostile à Riberio.

Le jour se levait, ce soir ils atteindraient le nouveau Mexique, et se serait la terre promise. Juanita parlait avec Emmanuel qui lui répondait par des monosyllabes elle le prenait quelquefois dans ses bras comme une mère prendrait un jeune enfant.

« Pardonnes moi Emmanuel » Lui dit-elle un jour.

« Te pardonner mais de quoi. »

« Je n’ai pas pu, je n’ai pas su éviter le drame. »

« Tu as pourtant fais tout ce qui était en ton pouvoir, si tu te sens coupable je te pardonne de grand coeur, tu es mon amie Juanita, tu as fait ce que tu as pu, ce n’est pas le cas de l’autre. » L’autre étant Riberio.

« Oh! Tu sais les pouvoirs n’appartiennent pas à l’homme et il n’a pas vu qu’il les avait perdus, le pouvoir est capricieux. »

« Tu as peut-être raison admis Emmanuel. »

 

par maybruce publié dans : Recits
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Jeudi 13 mars 2008

 

    

D’après une citation de Shri Auronindo                 

 

Dieu ne peut cesser de se pencher vers la Nature, ni l'homme d'aspirer à la divinité. C'est la relation éternelle du fini à l'infini. Quand ils semblent se détourner l'un de l'autre, c'est pour s'élancer vers une plus intime rencontre.

Dans l'homme, la nature du monde redevient consciente de soi afin de faire un plus grand bond vers son Possesseur. C'est ce Possesseur que, sans le savoir, elle possède, que la vie et la sensation nient, tout en le possédant, et cherchent, tout en le niant. Si la nature du monde ne connaît pas Dieu, c'est qu'elle ne se connaît pas elle-même; quand elle se connaîtra elle-même, elle connaîtra une joie d'être sans mélange.

 

La nature est inconsciente au départ elle est faite à l’origine de l’Univers de forces aveugles programmées pour former le monde et l’Univers tels que nous les connaissons. Un animal agit en partie en fonction des instincts donnés par le « possesseur » que nous pouvons appeler dans la tradition occidentale le Grand Architecte De l’Univers, le « possesseur » possède tout le savoir de ce qui a été,  ce qui est et ce qui sera. La nature suit ses lois et fait partie intégrante de Dieu mais elle ne le sait pas. L’homme doit tout d’abord se séparer pour se rendre compte qu’il fait partie du grand tout.

L’homme doit posséder le libre-arbitre pour pouvoir connaître Dieu. C’est fort dommage dit mon ami B mais c’est ainsi. L’homme en quelque sorte est destiné à devenir les yeux de Dieu  car Dieu voit et se connaît à travers l’homme. Le libre arbitre est dangereux  et une partie de la manifestation peut être détruite avant que Dieu ne se connaisse tout à fait. Tomber entièrement dans la séparation est ce qui se nomme la chute dans la tradition occidentale  et chaque homme est un « Satan » ou un » Lucifer » potentiel, par contre un homme guidé par Dieu et accomplissant ses œuvres est un «  Christ » ou un complet «  Fils de Dieu ».

Ainsi Shri Aurobindo nous éclaire sur la tradition hindouiste mais aussi sur la tradition occidentale qu’il met en relief sous un jour nouveau.

Mon ami R appartient aux deux traditions et sa compréhension est potentiellement vaste et c’est aussi un homme potentiellement heureux.

par maybruce publié dans : l'adepte
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Mercredi 5 mars 2008


La revanche de Couteau Agile

Mais il était trop tard, déjà un détachement de l’armée Américaine, leur barrait la route.

« Suivez moi dit Couteau Agile » Il lança un regard moqueur en direction de Riberio.

« C’est moi le vainqueur aujourd’hui  » Lança-t-il en langue indienne.

« Oui tu as gagné, aujourd’hui je compte sur toi. »

« C’est toi le prisonnier et tu vas suivre. »

Ils filèrent au galop vers le canyon suivit par les soldats, à la sortie de celui-ci s’étendait un taillis d’arbres clairsemés et d’arbustes, ils montèrent une côte de quelques centaines de mètres, les chevaux ralentissaient fortement, sur cette sorte de plateau poussaient beaucoup d’arbustes Couteau Agile fît signe de le suivre en file indienne si l’on peut dire. Couteau Agile les entraînait dans un parcours compliqué, décrivant une sorte de labyrinthe, le petit groupe revenait plusieurs fois sur ses pas. Au loin les soldats s’interpellaient, ils se perdaient dans toutes ces traces de sabots.     

« Mais nous sommes déjà passés par ici, vous êtes sur que nous n’allons pas nous perdre. » Dit Emmanuel.

« Non dit Couteau Agile ce sont eux qui sont perdus, mais pas nous, nous sommes comme une aiguille dans un champ de cactus, les Américains sont les plus facile à semer. »

« Mais où se trouve Martine ».Dit Emmanuel en se retournant.

« J’espère qu’elle n’a pas pris la route du chemin de la mort. Dit Juanita.

« Espérons le dit en écho Riberio. » Elle ne sait pas bien monter à cheval.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par maybruce publié dans : Recits
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Mardi 26 février 2008

LA CONSCIENCE ET LA CREATION


Un jour l’univers est apparu à la suite d’une déflagration nommée big- bang ce début du temps peut être nommé le point Alpha, ce début peut être aussi une émanation de l’énergie divine qui va se transmuter en création, puis les forces aveugles entrèrent en jeu suivant un plan construit par la pensée de celui que l’on nomme le Grand Architecte De l’Univers. Puis vint ensuite la matière de base, les atomes qui donnèrent les molécules puis ce fût le tour des minéraux, des végétaux, les animaux. Le système nerveux des animaux devint de plus en plus complexe, le cerveau primitif devint reptilien occupé par les besoins de nourriture de l’animal et  les besoins de reproduction, puis vint le cerveau limbique apanage des  mammifères l’homme possède   pleinement le troisième cerveau le cortex, alors l’homme devient conscient de sa propre nature, il était issue de la nature et la nature issue du Grand Architecte De l’Univers. Il semble de moins en moins probable que l’univers soit le fruit du pur hasard, hasard organisant mieux les choses que la pensée!.

Si l’homme a conscience de lui-même en tant qu’entité, s’il peut agir et transformer entièrement la nature il est alors responsable et possède le libre arbitre. Un ami qui se nomme B dit : Et si l’homme détruit toute la création terrestre ça sert à quoi le libre arbitre qu’elle plaie ce libre arbitre nécessaire.

Mais hélas c’est le prix de l’individuation.

A très long terme les points individuels que sont les consciences vont communiquer entre eux et se fondre en un point focal appelé « point Oméga ». Ces consciences vont garder leurs individualités et se fondre dans la divinité d’après les conceptions de Teilhard de Chardin.ce sera la « fin des temps » ou la venue de la « Jérusalem céleste »  mais paradoxe le libre arbitre devra être remis à la conscience plus grande.

Cette super conscience ou ce super mental  (suivant la conception de Shri Aurobindo) arrivera dans longtemps. Il est possible d’après la tradition qu’autrefois la progression aie été stoppé ou fortement ralenti par la destruction de l’Atlantide.

Irons-nous sur une autre planète ?; dans ce cas la progression peut être très longue car elle se heurte à une attitude d’enfant gâté.

Il faut dès à présent faire notre possible pour le futur de l’humanité. La venue d’un Président noir ou d’une femme aux Etats Unis serait un signe prometteur pour la conscience planétaire même si la femme n’est pas forcément sage et le noir un petit génie. Mon ami R est impatient mais les choses changent beaucoup moins vite que les volatiles pensées. Mon ami B n’attends rien peut-être à t-il raison ?. Car le rien appelle quelque chose et le vide appelle le plein. Mon ami C est un peu dépassé il attend le prochain repas avant de voir venir.   

par maybruce publié dans : l'adepte
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Jeudi 21 février 2008

 

Le Rio grande

   « Et maintenant où allons nous. » Dit Juanita.

« Chez les indiens Pueblos où nous resterons quelques jours. » Répondit Riberio 

« Mais les Pueblos ne m’accepterons pas, ils peuvent  me tuer. » Dit Couteau Agile.  

Non les Pueblos sont pacifiques et ils ne vont sûrement pas tuer mes prisonniers.

« Et pourquoi resterons nous quelques jours » dit Juanita ?

« Nos amis Emmanuel et Martine doivent se reposer. »

« Mais ils ne sont pas fatigués » Répliqua Juanita »

« Si, ils sont fatigués »

Ils chevauchèrent jusqu’à la tombée de la nuit, puis Riberio à peine arrivé au village des Pueblos leur désigna une petite maison d’un geste du menton.

« Voilà, vous aurez tout  le temps de vous connaître, nous resterons quelques jours dans ce village, vos repas vous serons servis devant la porte, enfin c’est vous qui déciderez de la date du départ. »

Ils rentrèrent, ils n’avaient déjà plus de chaussures avant de franchir la porte et plus de vêtements avant d’atteindre le lit. Ils étaient déjà très excités avant même de se toucher.

« J’ai cru que nous n’arriverions jamais à nous rencontrer. »Dit Emmanuel.

« Moi, non plus, embrasse moi très fort, oui très fort. » Dit Martine.

Ils firent l’amour à la hâte, puis complètement rassurés beaucoup plus lentement, ils s’aperçurent qu’ils étaient fait l’un pour l’autre. Le temps passa, cela faisait trois jours que les cinq personnages s’étaient installés chez les Indiens Pueblos, Couteau Agile chassait, Riberio soignait les malades, Juanita s’ennuyait et était soucieuse.   

« Mais enfin que font-ils cela fait trois jours qu’ils sont enfermés dans cette maison. » Dit Juanita.

« Mais l’amour, répondit Riberio, mais enfin je ne te reconnais plus, que peuvent trois jours de plus ou de moins, c’est un si long voyage. »

« J’ai de mauvais pressentiments. »Dit Juanita

« Moi aussi, mais raison de plus pour leur laisser le temps nécessaire pour qu’ils se connaissent mieux, quoiqu’il arrive maintenant, même si la mort les sépare, la relation sera suffisamment avancée pour qu’ils continuent ce qu’ils ont commencé. »

« Mais maintenant il faut partir.» Dit Juanita

« Nous avons encore un peu de temps. » Rétorqua  Riberio

« Je te dis que non. » Dit Juanita

Juanita se précipita vers la petite maison, et elle ouvrit la porte à la cow-boy.

« Allez ouste, nous partons. »

Ils firent leurs bagages, Emmanuel n’était pas content, Martine encore sur son nuage souriait aux anges. Ils chevauchaient rapidement en direction de la frontière des Etats Unis.

« Dis donc dit Emmanuel quand allons nous nous arrêter. »

« Pas avant la frontière. »

« Mais pourquoi sommes nous si pressés, tu es impossible Juanita. »Dit Emmanuel.

Quelques heures plus tard , ils se retrouvèrent devant le Rio Grande, il y avait un gué et un canyon. L’eau était haute, le prochain gué était à dix kilomètres.

« Non nous ne passerons pas par ici. » Dit Juanita

« Ecoute cela suffit. » Dit Emmanuel en colère.

« Non nous ne passerons pas ici, mon intuition me dit qu’il y a un danger qu’en penses-tu Riberio. »

« Je ne vois rien. »

« Moi, non plus dit Couteau Agile je franchirais le gué à Porte-Valley cela sent l’embuscade, mais je ne suis pas chaman. » Il avait parlé en anglais.

« Dit donc trois langues, j’ai bien choisi mon guide » Dit Riberio

« Mais as-tu bien choisi ta route. » Répondit Couteau Agile.

« Je pense, enfin nous verrons bien. »

Riberio venait de rentrer dans une sorte de brouillard, une sorte de  nuit obscure. Il ne sentait plus venir les événements et il ne le savait pas encore. Il aurait dù laisser les rênes du destin à Juanita, même cela il ne le savait pas. Puis le doute s’abattit sur lui il avait bien raison de douter, l’invisible ne répondait plus. 

« J’ai perdu mes pouvoirs c’est Juanita qui parle, j’ai perdu mes pouvoirs, écoutez la, faites demi tour. »

 

par maybruce publié dans : l'adepte
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