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Dimanche 18 mai 2008

 

EPILOGUE

 

« Quoi dit Juanita tu ne m’avais jamais parlé de cette mine d’or. »’

« Et bien je t’en parles maintenant je l’ai découverte en jouant au pendule il y a vingt ans de cela. »

« Et tu n’as rien fait tu ne l’a pas exploité. »

« Non car telle n’étais pas ma mission, je prends quelques kilogrammes d’or en cas de besoin. »

« Mais je ne comprends pas pourquoi tu n’as jamais songé à acheter une villa ou une hacienda ou bien encore un saloon, un hôtel et pourquoi pas un hôpital. »

« Non ma mission n’était pas d’acheter. »

« Et si quelqu’un s’emparait de ta mine, tu aurais bonne mine. » Elle ne remarqua même pas le jeu de mots involontaire. »

« Elle est protégée, et invisible aux yeux des hommes je t’expliquerais comment plus tard, je ne l’ai pas exploité car l’exploitation de l’or dans l’ouest et le sud amreicain n’a amené que ruines et désolations, surtout pour les indiens, plus tard dans beaucoup d’années cette mine sera la propriété des Hopis, elle ne sera découverte que quand elle aura un rôle plus positif que négatif. »

« Mais tu es sur que nous ne pourrions pas prendre une Hacienda, une toute petite. »

« Je te signale que nous sommes ou plutôt que je suis recherché au Nouveau Mexique et au Mexique, et que je suis plus que jamais condamné à voyager sans trêve. »

« Juanita rêvait d’enfants, elle rêvait d’un foyer elle se renfrogna et se mit à bouder. »

« Tiens tu sais ce que nous allons faire, un grand voyage en Europe ou je me consacrerai beaucoup à toi, nous pourrions aller en France en Espagne en Italie pourquoi pas. »

Le visage de Juanita s’illumina dans un vaste sourire. »

Ils partirent des le lendemain, ce fût la fête, juanita mit une belle robe orangée se terminant au milieu des mollets, ils amenèrent très peu de bagages. Ils visitèrent la Lombardie, le Milanais dans ces pays recouvrant il y a longtemps le nom d’Italie en référence à l’école Italique du célèbre Pythagore, puis la guerre vint, elle avait pour but de reconstituer justement l’Italie, comme autrefois. Ils allèrent en France, Juanita était contente. Riberio faisait le tour des guérisseurs, il fréquentait également les groupes occultes et ésotériques très nombreux dans cette deuxième moitié du XIX éme siècle, il était surnommé le Mexicain, puis de nouveau la guerre de 1970 les rattrapa. Ils partirent  pour l’Espagne puis reprirent le chemin du retour. Aux Etats Unis le changement était grand depuis leurs départs. Ils s’installèrent encore au Nouveau Mexique ou les autorités ne les reconnaissent plus, leur surnom était « Les français. »   

Les années passèrent, Juanita possédait une petite maison, avec le sol en terre battue, son seul luxe consistait en une cuisinière en fonte dernier modèle, elle enrageait et s’ennuyait car Riberio partait de longues semaines pour poursuivre sa mission, parfois il faisait même des séjours en prison, toujours pour le même cause à savoir son engagement envers les indiens, il s’évadait car il savait se rendre invisible quand il le voulait. Il ne changeait pas à proprement parler la structure de son corps, mais il créait autour de lui, une sorte de mur énergétique, les autres personnes le voyaient mais ne le percevait pas, les sensations ne dépassaient pas le début des nerfs optiques.

Juanita était passionnée par ses études de «  femme médecine. » Mais elle regrettait le peu de présence de Riberio. Un jour celui-ci rentra à la maison.

« J’ai besoin de ton aide, le pauvre Ernesto, je n’arrive pas à le soigner. Voici deux ans qu’il a perdu sa femme et il n’a plus le goût de vivre, il est tellement enfermé dans ses malheurs qu’il a formés comme un mur autour de lui. Il n’y a que la présence physique d’une femme qui peut l’atteindre. »

Quand Juanita pénétra dans la maison elle poussa un cri d’exclamation, le pauvre Ernesto était tout maigre, il ne mangeait presque pas, et buvait beaucoup de tequila la maison était semblable à une soue à cochons, juanita se jeta avec ardeur sur l’ouvrage .Elle mit de l’ordre, le força à manger et lui parla. Ernesto reprenait des forces un jour que Riberio revenait de ses longues perigrinations Juanita dit.

« Il va de mieux en mieux, mais il devient de plus en plus pressant, il reprend de plus en plus de force, ma présence ne devient plus indispensable. »

« Mais si tu ne viens plus il va sombrer à nouveau. »

 « Qu’elle est la solution, je ne vais pas me dérober et le faire languir continuellement, il lui faut une femme pour que sa guérison soit complète, je peut essayer de lui en trouver une, je fais faire le tour des veuves.  »

« Fais ce qu’il te plaira. »

« Mais tu n’es même pas jaloux, cela veut dire que tu ne tiens pas à moi. »

Riberio voulut ouvrir la bouche, il attendait la réponse de l’âme ou de la force, pour ne pas commettre d’impair mais celle-ci tardait à venir.

« Comment veux-tu que je sois jaloux quand je suis au loin, suis je jaloux du vin que tu bois, des cigares que fumes, du lit sur laquelle tu t’étires la matin, pourquoi serais jaloux de ton plaisir quand je ne suis pas là pour le partager. »

« Serais tu jaloux si j’étais avec un autre quand tu reviens. »

« Evidement. »

« J’aime mieux cela. »

Juanita, par désoeuvrement et par pitié devint l’amant d’Ernesto dans les jours qui suivirent quand Riberio partit encore de nouveau. Il n’y eut aucune rumeur, ni aucune médisances dans la communauté des indiens Hopis, car Riberio et Juanita étaient considères comme un couple de chamans qui ne sont pas forcement maris et femmes ou amant amantes. Cinq ans passèrent Juanité eut trois enfants, Pablo, Roberto et Martine prénom qu’elle donna  en souvenir de la petite Annamite. Ils correspondaient régulièrement avec Clara qui s’était marié avec un occultiste malgré la présence de Clémentine la fille d’Emmanuel. A chaque retour de Riberio, Juanita retournait dans ses bras ce qui rendait jaloux Ernesto, alors Juanita menaçait de le quitter alors il ne disait plus rien. A ses yeux les rares rencontres avec Riberio avaient une dimension extraordinaire, elle ne savait plus ou elle était, qui elle était après de longues étreintes dites tantriques. Mais la vie est constituée d’ordinaire et d’extraordinaire.   

Les années s’ajoutaient aux années, Riberio était vieux maintenant, les enfants étaient partis du foyer Ernesto était mort d’une chute de cheval car il avait trop abusé de tequila.

Juanita devint grand-mère, en Europe la guerre sévissait, Riberio était très vieux, il avait atteint l’âge respectable de cent trois ans, il n’en paraissait que soixante dix il se tenait encore droit en traversant le village ou il croisait des automobiles. Il restait six heures par jour en méditation à aider par l’intermédiaire du « monde psychique. ». Les habitants du village l’appelaient « l’immortel. ». Durant sa longue vie plusieurs millions d’indiens avaient disparus et il n’en restait plus que cinq cent  mille pour tout le territoire des U.S.A. Il espérait la renaissance rapide du peuple indien dans un centaine d’année et il savait qu’il serait pour eux un guide pour quelques vies encore.,

La philosophie chinoise apprend que l’homme possède trois sortes d’énergies en premier lieu : L'énergie de la naissance, l’énergie du ciel et l’énergie de la terre. L’énergie de naissance est comme un réservoir alimenté par les deux autres sortes d’énergie qui sont à l’échelle humaine infinies. Riberio savait merveilleusement capter l’énergie du ciel et l’énergie de la terre mais il ne pouvait empêcher le réservoir de devenir de plus en plus petit car c’était le lot de tous les hommes. Un jour la force vitale innée se trouva épuisée et son coeur cessa de battre.

A l’Hacienda, Isabel qui ne pouvait plus avoir d’enfants en eu quand même deux de Ricardo, elle appela le premier Manuel en souvenir d’Emmanuel et la deuxième Maria. Ricardo intéressé depuis longtemps par le travail du fer avait fait installer une forge et un appareil de soudure ça qui n’était pas courant à cette époque, l’hacienda revivait alors ils firent un grand voyage et visitèrent l’exposition universelle de 1889. A cette occasion Ricardo rencontra Gustave Effeil . Ils vieillirent et les enfants partirent. Ricardo seulement intéressé par le côté matériel de la vie devint un vieillard acariâtre, tandis qu’Isabel devenait de plus en plus sereine, ils moururent un peu après le début du siècle d’une attaque pour Ricardo qui s’était mis à boire et de vieillesse pour Isabelle au cours de l’année 1914.     

Juanita vécue très vieille, a plus de quatre vingt dix ans elle entrepris le voyage jusqu’à l’hacienda du nouveau monde qu’elle avait quittée depuis plus de soixante cinq ans, c’était en 1931 en pleine récession. Elle fût accueillie par Maria, la fille d’Isabel qui avait plus de cinquante ans à cette époque. Elle resta quelques semaines et ses forces l’abandonnèrent elle n’eut plus la force de repartir. Elle savait qu’elle rencontrerait Riberio dans deux vies et qu’elle serait alors sa fille. Sa mort fût très belle des entités se pressaient pour l’accueillir, elle retrouva Emmanuel, Riberio et Isabel.  

 

 

 

 

 

par maybruce publié dans : Recits
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Dimanche 11 mai 2008

 

Nous sommes en tant qu’humanité devant un choix difficile. Le marché est Roi  mais la solidarité n’est pas Reine et le Roi est nu.

Pour les besoins de tous si nous voulons garder une terre viable il devient de plus en plus nécéssaire de ne plus fabriquer le maximum d’objets mais de fabriquer un objet. A titre d’exemple la Régie Renault  ne devra plus uniquement fabriquer des voitures mais «  vendre du déplacement » il est d’ailleurs regrettable qu’elle ne soit plus nationalisée. La régie Renault pourrait ainsi louer n’importe quel véhicule non polluant adapté à la longueur et à la nature du déplacement. Vélos, vélos électriques, petits véhicules hybrides, transports en commun (c’est déjà fait) ce sera une révolution car la fabrication passera après le service.

De plus, la majorité des objets, la majorité de la nourriture devra être produite le plus près du lieu d’usage ce qui enlèvera beaucoup de chômage. Le slogan « travailler plus pour gagner plus » est une mauvaise chose, il vaut mieux dire «  produire à proximité pour travailler tous » Ainsi un président de la république nouvellement élu s’est empressé d’aller passer des vacances de milliardaire sur  un yacht, c’est un très mauvais symbole donné à ses électeurs bien que cela ne soit pas important à l’échelle d’un pays, mais quelle dépense d’énergie, quelle dépense financière même si ce n’est pas payé sur l’argent de l’état et surtout qu’elle incitation au désir de possession de chacun . La publicité attise aussi le désir de possession.

Si chacun désire posséder c'est-à-dire dépasser ses propres besoins indispensables à la survie ou même à la vie tout court, nous courrons droit dans le mur car les ressources vont s’épuiser voir le climat se réchauffer trop vite et les famines, les maladies, les conflits vont se multiplier.

Il y a sûrement eu des catastrophes probables comme l’Atlantide mais cette fois çi si elle a lieu elle concernera la terre entière.                

par maybruce publié dans : l'adepte
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Lundi 5 mai 2008

 Retour à l’Hacienda

« Ah te voila, enfin je croyais que tu ne sortirais pas de la brume, tu viens de traverser tous tes regrets, le filet de lumière, le fil d’Ariane que tu as suivi se sont mes pensées d’amour, non je ne suis pas jalouse car nous étions sur un autre plan, sais tu que j’aurais pu être ta fille, mais une bonne âme a pris ma place pour se réincarner. Nous allons passer un moment ensemble, cela pourra durer un an en temps terrestre, ou bien cent ans puis nous allons nous quitter et nous retrouver dans deux vies pour toi, mais tu as encore beaucoup de choses à comprendre sur le nouveau monde où tu viens d’arriver, ce sera moi ton guide, tiens Riberio viens de nous rejoindre.   

« Je ne suis pas l’un des vôtre, et suis donc ici à titre provisoire, je suis le passeur mais ta mort a été si soudaine que je suis arrivé en retard, nous nous retrouverons pas au siècle suivant, mais dans deux siècles, bon à bientôt, les vivants ont besoin de moi à l’hacienda »   

Pendant ce temps là à l’hacienda la situation était grave, il ne restait presque plus rien, plus une tête de bétail, plus de vins dans la cave, plus de meuble à l’exception d’un lit dans la chambre d’Isabel. Celle-ci était en haillons, elle avait fuit depuis plusieurs semaines et avait survécu grâce au fidèle Ricardo le contremaître qui braconnait pour lui apporter à manger. Dix fois Isabel avait eu la tentation de se jeter dans le ravin. Elle avait tout perdu, son amour, son fils Bernardo qui venait de mourir écrasé par les roues d’un chariot. Il ne restait plus que son contremaître et maintenant ami Ricardo.   

« A quoi bon vivre Ricardo, je n’ai plus rien. »

« Si tu as Nora et moi, sommes nous rien?. »

«  Ce n’est pas ce que je voulais dire. »

«  Tu as la vie et les amis, le fou et son amie Juanita qui vont bien finir par revenir. Et puis tu possèdes encore de la terre, trois cent hectares ce n’est pas rien, et puis j’ai une robe pour toi, fais moi plaisir lave toi et passe là puis nous passerons une bonne soirée, j’ai réussi à sauver quelques bouteilles de vins, du 1854 »

Il lui tendit le liquide.  

« Viens nous allons nous laver, tu passeras la robe et nous passerons une bonne soirée. »

Isabel se laissa faire, elle était un peu éméchée. Ricardo la déshabillait lentement et la lavait devant l’abreuvoir.

« Dis donc Ricardo cela fait longtemps que tu n’as pas vu les filles de Monterrey, avant tu y allais plusieurs fois par semaine. »

« Mais tu est plus belle que toutes les filles de Monterrey réunies, jour et nuit je pense à toi et puis ils nous ont laissé un lit, c’est bien un signe. »

Elle n’avait plus la force de lutter, elle ne savait pas si elle avait envie, elle ferma les yeux quand il l’embrassa passionnément devant l’écran de ses yeux il y avait Emmanuel. Elle se leva heureuse le lendemain matin pour la première fois depuis des semaines, elle pensait ne plus rien ressentir et cela n’avait pas été le cas, la nuit avait été agréable sans plus, mais elle contrastait beaucoup avec les semaines d’errances. Elle était aussi un peu honteuse car Ricardo lui faisait plus penser à un père qu’à un amant, mais Emmanuel était présent dès que ses yeux se fermaient.  

«  Alors tu vas mieux?... »

« Oui je vais beaucoup mieux. »

Elle sourit.

« Isabel veux-tu devenir ma femme?... »

Elle voulut ouvrir la bouche, mais les mots ne sortaient pas , elle resta muette. A cette époque les hommes avaient trois femmes dans leur vie , premièrement la femme légitime souvent épousée pour des raisons économiques, l’accord charnel se faisait ou ne se faisait pas alors apparaissait la maîtresse qui n’était pas forcément celle que l’on aime, qui elle, était souvent mariée ailleurs. Ricardo était visiblement amoureux et de plus bon amant.

« Es-tu amoureux Ricardo?... »

« Oui je le suis depuis longtemps. »

« Alors veux-tu renoncer à l’hacienda dans mon testament, je te veux plus amant que mari. »

« Oui. »

« Bon alors c’est oui, mais mettons les choses au point, je te serais fidèle, mais saches que moi je ne suis pas amoureuse et que mon coeur est au loin. »

« Ton lit est près. »

Ricardo était un matérialiste convaincu, mais dans le sens premier du terme, il aimait la matière sans philosopher, il aimait le corps des femmes, il aimait les bons petits plats, les vins, les chevaux, les vaches et le vent de la Sierra-Leone. Pour lui nul besoin de chercher à savoir ce qui se cachait derrière la nature, il ne croyait pas en Dieu car ses employés (Les prêtres) étaient selon son expression ( Des empêcheurs de vivre et de jouir) ainsi que des frustrés, seul Emmanuel trouvait grâce à ses yeux. Ah s’ils étaient tous comme lui répétait-il, lui m’a presque fait croire. Quant à Isabel elle se sentait en sécurité avec Ricardo.

Quelques jours plus tard quand Juanita et Riberio revinrent à l’hacienda, ils trouvèrent Ricardo et Isabel un peu éméchés assis sur des caisses en bois et se réchauffant devant le feu.

« A boire, à manger, un lit avec des couvertures et une belle fille dedans je ne demande rien de mieux. »

« C’est bien si cela dure longtemps, mais comment allez vous faire cela?... » Dit Riberio en ouvrant la porte 

« Et bien nous nous débrouillerons, ce n’est pas tes tours de magie qui mettrons du beurre dans les haricots. » Répliqua Ricardo.

« C’est ce que tu crois, mais j’ai plus d’un tour dans mon sac. » Il tendit une grosse bourse remplit de pièces de 50 dollars en or à Isabel..

« Tu en auras besoin pour remettre en état l’Hacienda. »

« Mais je ne peux pas accepter. »

« Si tu le peux, c’est un ordre. » Dit Riberio qui décida de ne pas lui annoncer la mort d’Emmanuel, maintenant qu’elle commençait juste à revivre. »

Isabel donna sans hésitation la bourse à Ricardo

« Tien c’est pour toi, remet en état l’hacienda pour notre mariage, s'il en a trop c’est à toi puisque tu as renoncé à l’héritage. »

Juanita était interloquée, elle ne savait pas que Riberio possédait de telles sommes.

« Mais d’où viens tout cet argent. »

"MAIS DE MA MINE "

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Vendredi 25 avril 2008

Ceci est mon corps, ceci est le « pain de vie » le passage de l’évangile invitant le croyant à manger le « pain de vie » peut paraître surprenant et s’apparenter au cannibalisme. Il est évident que ceci n’est absolument pas à prendre au sens littéral. Pour essayer de percer le mystère, pour essayer d’y voir plus clair penchons nous sur le symbolisme du pain. De quoi est fait le pain ?

En  premier lieu de la farine qui est elle-même tirée du blé lui-même issue de la Terre, puis vient l’Eau qui va servir à pétrir et surtout vient le levain qui va faire lever la pâte comme son nom l’indique et qui met en action l’Air et qui va faire doubler le volume du pain. Le levain peut s’apparenter à l’esprit car l’Air pour la Kabbale est à l’origine des autres éléments puis vient le Feu qui va servir à faire cuire le pain.

Le corps du Christ comme tous les autres corps était constitué de ces quatre éléments, de ces quatre principes, le corps du Christ est animé par la quintessence c'est-à-dire le cinquième élément  qui donne vie au quatre autres.

Cette quintessence est la vie éternelle, c’est l’origine du « pain de vie » d’où l’importance attachée au pain.            

par maybruce publié dans : l'adepte
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Samedi 19 avril 2008
 LA DERNIERE FEMME

.« Excuse moi, je te parle trop de ma vie, mais quand nous nous rencontrons vraiment Riberio et moi c’est extraordinaire enfin toi tu n’as rien, je ne sais pas pourquoi je me plains. » 

« Pour me sortir de ma torpeur et aussi parce que tu ne sais rien garder pour toi et aussi parce que tu es une amie. »

« Oui c’est mille fois vrai, toi aussi tu es un ami et je suis triste que tu partes surtout  pour te faire moine, j’espère que tu feras des rencontres durant la traversée, mais pourquoi ne restes-tu pas au Nouveau Mexique. »

Il ne répondit pas

Le lendemain le soleil commençait à sortir de ses braises comme un oeuf d’or du feu d’un alchimiste, Riberio était recherché par l’armée pour avoir aidé quelques indiens persécutés, de plus en raison de ses dons de guérisseur les médecins commençaient sérieusement à le jalouser. Il avait coupé sa barbe et avait troqué sa veste à franges en daim pour un beau costume trois pièces, il était munis de faux papiers, Juanita avait emmenée une belle robe bleue outremer qu’elle comptait mettre dès qu’ils troqueraient  les chevaux pour la diligence. Emmanuel avait amené un haut de forme à la mode française, il se nommait Henri Lenormand voyageant avec sa femme et son frère. Pour se cacher efficacement il avait décidé de ne pas se cacher, car disait-il « Les choses évidentes sont parfois les plus invisibles. »

Riberio contemplait les affiches où il apparaissait barbu, le regard halluciné, dessin effectué par un journaliste qui l’avait vu soigner.

« Dites donc dix mille dollars, ce n’est pas si mal comme récompense. »

Ils empruntèrent la diligence, laissèrent les chevaux et prirent même une petite ligne de chemin de fer. Ils avaient changé d’état, après le Nouveau Mexique ils traversèrent l’Arkansas et le Tennessee. Les affiches avaient disparues depuis longtemps mais ils gardèrent quand même leurs fausses identités. Juanita revivait, Riberio était de nouveau aux petits soins pour elle. Il avait abandonné sa mission de thérapeute et de guide, l’adversaire restait dans l’ombre. Ils descendirent le Mississippi dans un bateau à aubes, durant cette descente Emmanuel fit la connaissance d’une jeune femme Clara Wilson dont la mère était française. Clara était une petite brune très volubile et qui riait beaucoup. Elle prenait plaisir dans la compagnie d’Emmanuel qui lui restait morose. Clara trouvait Emmanuel à son goût, et elle devenait de plus en plus pressante.   

« Voyons Emmanuel entourez moi de vos bras, il fait froid sur ce pont. »

« Mais nous sommes en plein été. »

« Aimez vous les femmes, faites vous semblant de ne pas comprendre. »

« Il faut que je vous confie un secret, ou plusieurs secrets, mais je ne sais pas si vous voudrez encore me voir après cela. »

Il s’assit prévoyant un long temps de confidences, sans plus de manière elle s’assit sur ses genoux en prétextant pour la forme que les chaises en bois étaient trop dures. »

Il raconta son aventure le plus exactement possible, mais en ne mentionnant pas certains détails, comme par exemple la sorcellerie de Riberio. »

« Mais passons au plus important, je suis prêtre et j’ai eu deux femmes j’espère que vous pourrez me regarder en face?..... »

Elle resta sur ses genoux contrairement à son attente et de plus elle souriait.

« Oh, non bien au contraire je ne suis pas choquée, un vieux dicton français affirme jamais deux sans trois, et puisque nous en sommes aux confidences, j’en ai deux à vous faire, je suis protestante par mon père et juive par ma mère, j’espère que cela ne vous dérange pas trop de fréquenter un femme qui a deux religions et de plus différente de la votre, de plus j’apprécie votre confiance, l’idée d’un prêtre fricotant avec deux femmes me réjouit plus qu’il me choque, vous voyez vous n’êtes pas trop mal tombé. » 

« Mais il y a plus grave, je suis décidé à me retirer du monde, j’aspire à devenir moine. »

« Je suis disponible pour vous, et je comprends vos hésitations, décidons si vous le voulez bien que vous m’apporterez votre réponse avant la fin de la traversée vers la France et je me sentirais dégagée de mes obligations après la moitié du voyage, voulez vous essayer de faire une nouvelle vie. »

Elle se leva l’embrassant légèrement sur les lèvres.

« Mais bien sûr, vous pouvez m’apporter votre réponse plus tôt. »

Ils arrivèrent à la Nouvelle Orléans, la ville était déjà importante, ils rencontrèrent des personnes d’origine française et se mirent en quête d’une embarcation pour la traversée, en discutant en fréquentant les bars, ils trouvèrent un petit bateau à voile un Steamer qui faisait voile vers Bordeaux quelques jours plus tard.

C'était le moment des adieux, le bateau porté par un bon vent s’éloigna du quai «  Ecrit nous Emmanuel disait Juanita de toute façon Riberio viendra vous rendre visite de la manière que tu sais. »

Emmanuel se demandait si Clara apprécierait «  la façon que tu sais. »

Le bateau rapide fila rapidement dans les flots Riberio dit.

« Vite retournons au Mexique, j’ai comme l’intuition que notre présence est très souhaitée à l’hacienda. »

« Oui mon amour en route. » Elle jeta ses chaussures à haut talons dans la mer, disant qu’elles faisaient mal aux pieds et qu’elle ne pouvait pas marcher, la robe bleue trop longue subit le même sort et elle enfila une robe à fleurs qui s’arrêtait à mi-mollet, elle sauta d’un mouvement sur l’un des chevaux qu’ils venaient d’acheter.

« Je me sens mieux. »

Elle partit au triple galop.

Le steamer voguait sur les vagues de l’océan Atlantique, le soleil brillait, le voyageur se poursuivait lentement par manque de vent. La mi-parcours approchait et la date fatidique de l’ultimatum approchait. Emmanuel était de plus en plus sombre, il répondait à peine aux bonjours enjoués de Clara, celle-ci cependant ne se découragea pas.

« Emmanuel venez me voir ce soir, vers neuf heures après le repas, j’ai commandé du champagne. »

« Il fît oui de la tête décidé à dire non aux propositions de Clara.

Le soir vers neuf heure moins le quart, il frappa à la porte. Clara sourit, il est en avance c’est généralement un présage plutôt favorable, pensa-t-elle?. Emmanuel se courba pour entrer dans la petite cabine et regarda Clara seulement vêtue d’une petite chemise de nuit brodée. 

« Oh! Excusez-moi, je ne savais pas que vous n’étiez pas prête. »

« Si je suis prête et depuis longtemps, asseyez-vous, tenez prenez une coupe de champagne. »

Elle sourit et s’assit en face de lui, elle posa délicatement ses petits pieds nus sur les genoux d’Emmanuel. Il remarqua qu’elle avait presque les mêmes jambes que Martine et il en fût tout excité.

« Emmanuel, j’ai honte de vous faire du chantage vous me donnerez votre réponse une fois que nous serons arrivés en France et quoi qu’il arrive ce soir demain est un autre jour et ne vous laissez pas influencer, j’ai seulement une envie folle de passer un moment heureux avec vous.

S'il ne regardait pas le visage, ces jambes ressemblaient beaucoup à celles de Martine, il ferma les yeux et laissa ses mains agir, il laissa ses mains dévêtir le corps de Clara, sa peau était douce, elle succomba très rapidement, elle retint de justesse un « oui, oui. » Comme si elle avait deviné qu’il tenait quelqu’un d’autre dans ses bras. Il fît l’amour longuement comme si c’était la dernière fois de cette vie et c’était la dernière fois.

Il avait constamment devant l’écran de ses yeux l’image de la petite Annamite qui semblait si heureuse. Quelques heures plus tard il se réveilla

« Non Emmanuel, ne me dit pas ta réponse maintenant prenons simplement du bon temps. »

« Je vais retourner à ma cabine, je te vois demain. »

« Mais ce n’est pas prudent, regarde les vagues. »

En effet, la cabine d’Emmanuel à plus de dix mètres de celle de Clara était située sur le pont où grondait la tempête, les flaques d’eau entraient par la porte de Clara. Des vagues d’eau s’abattaient sur le pont le Steamer était secoué comme une coquille de noix.

« Ne te fais pas de soucis j’ai le pied marin. »

 « Reste je te prie, c’est trop dangereux. »

Il aurait dû rester. A peine fut-il sorti qu’une vague énorme l’emporta et il passa par dessus le bastingage. Il se retint de justesse au dernier barreau. Clara avec une surprenante rapidité lança une corde qu’elle attacha au mât.

« Si tu veux vivre prends la corde. »

Et si tu veux vivre, il manqua la corde à cinquante centimètres de lui et il coula à pic. Il n’avait plus le goût de vivre sans Martine. Il mourut très vite en moins de trois minutes passé la panique intense de la noyade, il fût projeté dans les airs, il vit le bateau malmené par la tempête furieuse, il sut instantanément qu’il venait de faire un enfant, une fille qu’il croisa dans son chemin vers l’au-delà . Il revit les images de sa vie dans une abondance d’images extraordinaires, puis ce fût le calme et il traversa un monde très noir et très triste, mais au bout du monde auréolé d’une lumière intense il retrouva Martine. Elle n’ouvrait pas les lèvres, mais ils communiquaient par la pensée.

 

par maybruce publié dans : Recits
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